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11/09/2008:
Un nom ajouté. Un nom a été ajouté à la liste des victimes des attentats
à New York, qui s'établit désormais à 2751 morts, par rapport à l'an
dernier. La ville a en effet rétablit Mme Sneha Philip dans le bilan
officiel après une décision de justice estimant qu'elle avait probablement
péri dans les attentats. |
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03/10/2008:
Le projet Ground Zero va pouvoir avancer.
Les autorités de la ville de New-York ont annoncé que le monument en hommage
aux 3.000 morts des attentats du 11 septembre 2001, qui sera érigé à Ground
Zero, pourrait être prêt pour son 10ème anniversaire, soit en 2011. Mais le
mémorial ne sera toujours pas entier.
David Patterson, gouverneur de l’état de New York, a indiqué une
réorganisation effective au sein de la structure de décision afin
d’améliorer la coordination des 19 organismes d’Etat et de la dizaine
d’entreprises et d’architectes participant à la mise en place du site «Ground
Zero». Ainsi, cette nouvelle organisation permet de faire avancer le projet
et notamment d’envisager l’ouverture du monument consacré aux victimes du 11
septembre, d’ici à 2011. Ce qui correspondrait à son 10ème anniversaire.
Le chantier de la Tour de la Liberté d’une hauteur de 541 m a démarré depuis
le mois dernier sur l’emplacement où était implanté le World Trade Center.
Trois autres tours vont également être créées par les architectes Norman
Foster, Richard Rogers et Fumihiko Maki. A contrario, le musée souterrain ne
pourra pas être prêt à temps. Après le retard engendré par les complexités
administratives, logistiques et financières, le gouverneur se veut rassurant
: «Nous avons aujourd’hui une feuille de route pour transformer les 6,5
hectares de terrain en un complexe solide de magasins, terminaux de
transport et centres touristiques». |
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Trêve
politique pour la commémoration du 11-Septembre
Les Américains ont marqué le 7e anniversaire des attentats du 11 septembre
2001 jeudi avec des cérémonies et des minutes de silence à la mémoire des
quelque 3.000 personnes mortes à New York, Washington et en Pennsylvanie
dans la tragédie. Une commémoration qui a également donné lieu à une trêve
exceptionnelle dans la campagne présidentielle entre Barack Obama et John
McCain, qui se sont recueillis ensemble sur le site de Ground Zero, dans le
sud de Manhattan.
Les proches des victimes des attentats contre le World Trade Center ont
observé jeudi une minute de silence à l'heure exacte -8h46- où le premier
avion détourné a frappé une des deux tours jumelles. D'autres minutes de
silence ont également marqué les moments où le deuxième avion a percuté
l'autre tour et où les deux gratte-ciel se sont successivement effondrés,
soit 9h03, 9h59 et 10h29.
"Aujourd'hui marque le septième anniversaire du jour où notre monde a été
brisé", a déclaré le maire de New York Michael Bloomberg au début d'une
cérémonie sur le site des anciennes tours jumelles, où les noms des victimes
du World Trade Center ont été lus à haute voix. Le 11 septembre 2001 a été
un "jour qui a commencé comme n'importe quel autre et qui s'est terminé
comme aucun autre", a-t-il ajouté.
A Washington, le président George W. Bush a conduit une brève cérémonie sur
la pelouse de la Maison Blanche aux côtés de la First Lady Laura, du
vice-président Dick Cheney et de son épouse Lynne, et en présence de
parlementaires, membres du gouvernement, diplomates et militaires.
Non loin de là, sur l'autre rive du fleuve Potomac, un mémorial a été
inauguré au Pentagone, où un autre avion s'était écrasé il y a sept ans, et
les noms des 184 personnes morts sur le site ont été lus à haute voix.
M. Bush a participé à la cérémonie au siège de la Défense américaine. Il a
affirmé que les terroristes ne pourraient vaincre la détermination des
forces armées américaines qui mènent "le combat contre les terroristes à
l'étranger pour que nous n'ayons pas à les affronter chez nous".
"Grâce à ces hommes et ces femmes courageux et à tous ceux qui travaillent à
notre sécurité, il n'y a pas eu d'autre attaque sur notre sol depuis 2.557
jours", a-t-il ajouté. Le nouveau mémorial, d'un coût de 22 millions de
dollars, comporte 184 bancs, chacun dédié à une victime, qui brilleront la
nuit.
A Shanksville, en Pennsylvanie, où le quatrième avion détourné s'était
écrasé, des centaines de personnes se sont rassemblées pour lire les noms
des 40 victimes décédées. Les enquêteurs pensent que le crash du vol 93
s'est produit après une rébellion des passagers contre les pirates de l'air.
Un nom a été ajouté à la liste des victimes des attentats à New York, qui
s'établit désormais à 2.751 morts, par rapport à l'an dernier. La ville a en
effet rétablit Mme Sneha Philip dans le bilan officiel après une décision de
justice estimant qu'elle avait probablement péri dans les attentats.
Lors de la cérémonie à Ground Zero, des proches des victimes et des
étudiants représentant les quelque 90 pays qui ont perdu au moins un de leur
ressortissant dans les attentats du 11 septembre ont lu les noms des
victimes.
Les candidats démocrate et républicain à la présidentielle de novembre,
Barack Obama et John McCain se sont rendus jeudi à Ground Zero, qui est
désormais un vaste chantier de construction, pour un hommage silencieux aux
victimes, sans discours. Les deux rivaux dans la course à la Maison Blanche
ont convenu il y a plusieurs semaines d'observer une trêve à
l'occasion de la
commémoration du 11-Septembre en retirant leurs publicités électorales.
Les deux hommes se sont salués et ont descendu la longue rampe de béton
conduisant à Ground Zero, discutant par moments et restant silencieux à
d'autres. Ils se sont arrêtés pour parler avec un petit groupe de membres
des familles des victimes, avant de déposer des fleurs. Ils se sont
recueillis côte à côte, silencieux, puis se sont entretenus avec des
policiers et pompiers.
Les deux hommes se sont ensuite serré la main et sont repartis. "Merci, on
se revoit", a déclaré John McCain à Barack Obama qui lui donnait une tape
amicale dans le dos.
Auparavant, John McCain s'est auparavant rendu dans la journée à Shanksville,
où il a salué la mémoire des occupants du vol 93. La seule façon de les
remercier "est d'être d'aussi bons Américains qu'ils le furent", a-t-il
déclaré. "Nous risquons de ne pas y parvenir, mais c'est un honneur de s'y
efforcer", selon M. McCain.
Le 11 septembre 2001, a rappelé de son côté Barack Obama dans un communiqué,
"les Américains se sont réunis aux côtés des familles des victimes, pour
donner leur sang, apporter leur aide et dire une prière pour notre pays.
Poursuivons cela. Souvenons-nous que les terroristes responsables du 11
septembre sont toujours en fuite, et doivent être traduits en justice",
a-t-il dit. AP |
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11/09/2008:
Comment les Américains vivent avec le 11-Septembre, sept ans après.
Ce n'est plus tout à fait hier, mais ce n'est pas encore totalement entré
dans l'histoire. Sept ans après, que signifient les attentats du
11-Septembre pour les Américains d'aujourd'hui? Quel impact ce jour-là
a-t-il eu sur leur vie?
Bien sûr, il y a les deux guerres, celle d'Afghanistan et celle d'Irak, qui
continuent. Et il y a aussi ces détails auxquels tout le monde s'est
habitué: retirer ses chaussures aux contrôles de sécurité à l'aéroport,
placer ses liquides dans le sac transparent. Surtout, un nouveau débat moral
est apparu: "le mal" est devenu l'un des thèmes de la campagne
présidentielle.
Le 11 septembre est assez loin pour qu'un sénateur puisse l'utiliser dans
une blague: Joe Biden s'est ainsi moqué de l'ancien maire de New York
Rudolph Giuliani qui ne peut construire ses phrases que sur le modèle
"sujet, verbe et 11-Septembre".
Cependant, le quadruple attentat qui a changé le pays est encore si proche
que certaines images ne sont que très rarement rediffusées, notamment celles
de l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center. Et lorsqu'elles
le sont, comme dans un montage lors de la Convention républicaine, elles ont
un effet totalement hypnotique et saisissant.
Personne n'oublie. Mais à partir de quand tourner la page? Cette question
revêt une importance toute particulière pour ceux qui ont perdu un proche
dans les attentats.
Le mari de Cathy Faughnan, Christopher, est mort à 37 ans dans le World
Trade Center. A l'époque, également âgée de 37 ans, elle s'était dit qu'elle
était trop jeune pour rester veuve le reste de sa vie. Deux ans après, elle
a déménagé dans le Colorado, l'Etat dont elle était originaire. A 44 ans,
elle est aujourd'hui remariée, ayant refait sa vie avec un veuf rencontré à
New York peu après le 11 septembre.
Cathy Faughnan ne regarde jamais les émissions que diffuse la télévision à
chaque anniversaire. Elle préfère se souvenir de Christopher autrement.
Cette année, pour la première fois, elle est allée à Ground zero avec leurs
trois enfants, âgés de 14, 11 et neuf ans. Ils y ont vu les photographies
des milliers de victimes. "Je crois que c'est la première fois qu'ils ont
vraiment été frappés par le nombre de morts", confie-t-elle. "Je les ai vus
bouche bée".
D'autres proches des victimes vivent au quotidien avec la souffrance du
11-Septembre. Diane Horning a perdu son fils de 26 ans, Matthew, dans la
tour nord du World Trade Center. D'aucuns disent d'elle qu'elle est
"obsédée".
Des fragments du corps de Matthew ont été retrouvés sur le site des tours
jumelles, ainsi qu'au centre d'enfouissement des déchets où a été déposé un
million de tonnes de gravats et restes humains. Une action en justice a été
entreprise pour que la municipalité achemine ces restes vers un terrain de
sépulture distinct. Cette requête a été rejetée cet été. Diane Horning a
fait appel.
"Je ne peux pas m'arrêter", insiste-t-elle. "Je veux que mon fils soit
traité avec dignité. On le traite comme un déchet. Je n'imagine aucune mère
s'asseoir et dire: vous savez, c'est d'accord".
Sept ans, cela veut dire aussi que de nombreux jeunes écoliers n'ont aucun
souvenir direct de ces événements, qui pour eux font partie de l'histoire.
En revanche, ils prient pour les soldats déployés en Irak, et vont leur
écrire des lettres.
Kathy Agarth, institutrice à Fort Lauderdale, en Floride, doit trouver les
mots pour expliquer aux enfants ce qui s'est passé. Le 11-Septembre ne fait
pas l'objet d'une leçon, mais les élèves posent parfois des questions. Dans
ces cas-là, leur maîtresse leur répond: "Des hommes étaient en colère contre
les Etats-Unis. Ils ont écrasé leurs avions contre des bâtiments. Ce qu'ils
ont fait était mal".
Le "mal", justement, est devenu un thème de débat et de campagne
présidentielle. Le républicain John McCain a suggéré de le "mettre en
échec". Le démocrate Barack Obama a noté qu'il existait de nombreuses
expressions du mal, au Darfour ou dans les maltraitances d'enfants, et que
c'était la "tâche de Dieu" que de le faire disparaître.
Les deux candidats ont promis de mettre leur campagne entre parenthèses
jeudi pour faire une apparition commune à Ground zero.
Autre particularité des commémorations cette année: l'ouverture au public
d'un mémorial construit près du mur ouest du Pentagone, à Arlington
(Virginie). Tout près de l'endroit où le vol 77 d'American Airlines s'était
écrasé. AP |
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11/09/2008:
Le 11 septembre 2001,
quatre avions détournés provoquaient la mort de plus de 2.900 personnes,
dont plus de 2.500 dans la chute du World Trade Center. "Aujourd'hui nous
commémorons une journée où le monde s'est brisé", a déclaré le maire de New
York, en ouvrant la cérémonie de commémoration des attentats. Barack Obama
et John McCain ont observé une courte trêve dans la bataille électorale qui
s'intensifie. Les candidats à la présidentielle américaine se sont
recueillis sur le site de Ground Zero à New York pour ce 7e anniversaire.
Aujourd'hui nous commémorons une journée où le monde s'est brisé", a déclaré
le maire de New York Michael Bloomberg, en ouvrant les cérémonies du
septième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Une minute de
silence a été observée à l'heure où le premier avion a percuté l'une des
tours. Trois autres moments de silence ont ponctué la matinée, à l'heure à
laquelle un deuxième avion avait frappé la deuxième tour, puis à celles où
les deux gratte-ciel s'étaient successivement effondrés (09H59 et 10H29). Au
son d'un violoncelle, puis de violons et de flûtes, des proches des victimes
se sont succédé au micro, un ruban blanc à la boutonnière, pour évoquer
brièvement, en essuyant une larme ou étouffant un sanglot, un père, un
beau-frère, une fille ou un collègue.
Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été mises en place et tout ce
quartier du sud de Manhattan, aux abords de Wall Street, a été bouclé dès
l'aube. Après les cérémonies officielles qui devaient durer toute la
matinée, scandées par la lecture des noms des quelque 3.000 morts du
11-Septembre, l'après-midi devait être marquée par une visite historique sur
le site de Ground Zero de Barack Obama et John McCain.
Enterrant pour un jour la hache de guerre, à moins de deux mois d'un scrutin
extrêmement serré, et alors que les attaques fusent dans les deux camps, les
deux hommes ont suspendu jeudi toutes leurs publicités de campagne. Les deux
candidats à la présidentielle ont traversé en silence Ground Zero, dont la
reconstruction souffre de retards multiples et qui est encore en plein
chantier. Les deux hommes ont déposé chacun une rose dans le bassin où des
milliers d'autres roses avaient été jetées dans la matinée par des proches
des victimes. La première poutre métallique du Mémorial du 11-Septembre a
été posée il y a seulement une semaine, pour une ouverture prévue en 2011.
Le 11-Septembre a montré "qu'ici, en Amérique, nous sommes tous liés les uns
aux autres. Je suis le gardien de mon frère, je suis le gardien de ma soeur.
Et nous nous élevons, et nous tombons, comme une seule nation", a notamment
déclaré mercredi Barack Obama. Le sénateur de l'Illinois a par ailleurs
appelé a poursuivre la traque des responsables présumés des attentats :
"souvenons-nous que les terroristes responsables du 11-Septembre sont
toujours libres et doivent être traduits en justice. (...) Décidons de
vaincre les réseaux terroristes, de défendre la patrie américaine, de
soutenir les valeurs américaines que nous chérissons, et de chercher un
nouvel élan de liberté chez nous et à travers le monde".
John McCain a commémoré les attaques sur le site de la chute du vol 93 de
United Airlines dans un champ en Pennsylvannie (nord-est), saluant "le
courage et le sacrifice" de ses passagers. Ils ont compris la "gravité du
moment, les risques, et ont décidé de se battre, au prix de leur vie", a dit
le candidat républicain au sujet des passagers du quatrième avion qui s'est
écrasé le 11 septembre 2001 avec 44 personnes à son bord dont quatre
terroristes, après une lutte à bord entre pirates de l'air et passagers,
certains ayant été informés par téléphone des attentats de New York.
Le président George W. Bush a inauguré au Pentagone jeudi le premier
mémorial dédié aux victimes des attentats du 11 septembre 2001, rendant
hommage à ses "héros" et se félicitant de l'absence d'attentats depuis lors
sur le sol américain. Les visiteurs du mémorial, une simple esplanade
parsemée de bancs aux formes épurées représentant les 184 victimes de
l'attentat commis contre le Pentagone, "vont apprendre que cette génération
d'Américains a accompli son devoir", a dit George Bush au cours de la
cérémonie. |
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11/09/2008:
Les cérémonies du 7e
anniversaire du 11-Septembre ont débuté jeudi à 08H40 locales et ont duré
plus de trois heures sur le site des tours jumelles effondrées, Ground Zero.
De son côté, le président George Bush a inauguré un mémorial aux victimes de
l'avion qui s'était écrasé sur le Pentagone.
Des moments de silence et de recueillement, à l’heure où les avions ont
percuté les tours. Et puis la longue litanie, la lecture des noms des 2 751
personnes qui ont péri à New York il y a sept ans. Les familles et les amis
se sont recueillis à Ground Zero dans ce qui est encore un trou béant en
plein cœur de Manhattan.
A quelques centaines de
kilomètres de là, au Pentagone, le ministère américain de la Défense, le
président George Bush inaugurait le mémorial dédié aux 184 victimes qui ont
disparu ce matin-là, lorsqu’un troisième avion a touché le symbole de la
puissance militaire des Etats-Unis.
Lorsque nos ennemis ont attaqué le Pentagone, a dit George Bush, ils ont
touché les murs de ce bâtiment mais ils n’ont pas pu briser la détermination
des forces armées des Etats-Unis. « Depuis le 11-Septembre nous avons
mené le combat contre les terroristes à l’étranger, pour ne plus avoir à les
affronter ici chez nous. Grâce à nos soldats, il n’y a pas eu d’attaques
contre notre sol en 2 557 jours », a déclaré le président Bush. Des
cérémonies aussi à Shanksville, en Pennsylvanie, dans le champ où s’était
écrasé le quatrième avion, le vol 93. Et puis au Congrès, à la Maison
Blanche. |
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11/09/2008:
Les cérémonies du septième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001
contre le World Trade Center à New York ont commencé sur le site de Ground
Zero. « Aujourd'hui, nous commémorons une journée où le monde s'est brisé »,
a déclaré le maire Michael Bloomberg. Il a ensuite demandé aux habitants de
la ville d'observer une minute de silence à 8 h 46, l'heure à laquelle un
premier avion avait percuté l'une des tours jumelles.
Les cérémonies officielles ont duré toute la matinée, rythmées par la
lecture des noms des plus de trois mille morts du 11 Septembre. Dans
l'après-midi, les deux candidats à l'élection présidentielle américaine,
Barack Obama et John McCain, ont oublié leurs divergences le temps d'une
visite historique sur le site de Ground Zero. |
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11/09/2008:
McCain commémore le 11
septembre
Le candidat républicain à la Maison Blanche John McCain a commémoré ce jeudi
les attentats du 11 septembre 2001 sur le site de l'accident du vol 93 de
United Airlines dans un champ en Pennsylvannie, saluant "le courage et le
sacrifice" de ses passagers.
Accompagné de sa femme Cindy, le sénateur de l'Arizona a salué les familles
des victimes présentes sur les lieux. Après la lecture des noms des victimes
par les familles, entrecoupée de sons de cloche, il a déposé une gerbe à
proximité du mémorial temporaire. Un mémorial permanent doit être construit
sur le site, entouré de champs à perte de vue, dans les années à venir.
Ils ont compris la "gravité du
moment, les risques, et ont décidé de se battre, au prix de leur vie", a dit
M. McCain au sujet des passagers du quatrième avion qui s'est écrasé le 11
septembre 2001 avec 44 personnes à son bord dont 4 terroristes, après une
lutte à bord entre pirates de l'air et passagers, certains ayant été
informés par téléphone des attentats de New York.
Sur le site du crash, battu par un vent glacial, régnait un silence
exceptionnel. M. McCain a rappelé devant quelques centaines de personnes,
que l'avion, qui se rendait de New York à San Francisco, pourrait avoir visé
le Capitole à Washington.
"Des centaines, si ce n'est des milliers de (vies) de personnes qui
travaillaient dans ce bâtiment quand ce moment fatidique s'est produit,
auraient été détruites, ainsi qu'un magnifique symbole de notre liberté", a
déclaré M. McCain.
"Il est possible que moi aussi je doit la vie aux passagers qui ont
rassemblé le courage et l'amour nécessaires pour priver nos ennemis haineux
et dépravés d'un terrible triomphe", a ajouté le candidat républicain à la
présidentielle qui, en tant que sénateur, passe une grande partie de son
temps au Capitole. |
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11/09/2008:
L'image d'une Amérique unie,
c'est ce qu'ont offert les deux candidats à la Maison-Blanche Barack Obama
et John McCain en observant une trêve politique jeudi lors des
commémorations de souvenir des attentats du World Trade Center survenus le
11 septembre 2001.
À moins de deux mois de l'élection présidentielle du 4 novembre, alors que
la bataille des mots fait rage entre les camps, les deux hommes ont descendu
en se parlant et en souriant la rampe qui conduit au terre-plein où se
dressaient les tours jumelles, détruites dans les attentats. Ils ont ensuite
déposé chacun une rose dans le bassin où des milliers d'autres roses avaient
été jetées dans la matinée par des proches des quelque 3.000 victimes. Les
visiteurs se sont arrêtés à plusieurs reprises pour parler à des membres des
forces de l'ordre et à des représentants des pompiers de la ville.
Les deux hommes, arrivés peu après 16 heures (22 heures, heure française),
dans ce quartier au sud de Manhattan où un dispositif de sécurité
impressionnant avait été déployé, étaient accompagnés du maire de New York
Michael Bloomberg et de Cindy McCain, l'épouse de John McCain. Michelle
Obama, l'épouse du candidat démocrate, est restée à Chicago avec ses enfants
en cette semaine de rentrée scolaire. "Aujourd'hui, nous commémorons une
journée où le monde s'est brisé", a déclaré Michael Bloomberg, avant que des
proches des victimes ne commencent à égrener les noms des victimes.
Barack Obama : "Décidons de vaincre les réseaux terroristes"
Dans
la matinée, John McCain a commémoré les attaques sur le site du crash du vol
93 d'United Airlines dans un champ en Pennsylvanie, saluant "le courage et
le sacrifice" de ses passagers. Ils ont compris "la gravité du moment, les
risques, et ont décidé de se battre, au prix de leur vie", a souligné le
candidat républicain au sujet des passagers du quatrième avion qui s'est
écrasé avec 44 personnes à bord, dont quatre terroristes, après une lutte à
bord entre pirates de l'air et passagers, certains ayant été informés par
téléphone des attentats de New York.
Barack Obama a quant à lui rappelé dans un communiqué que "les terroristes
responsables des attaques du 11 Septembre sont toujours libres et doivent
être traduits en justice". "Décidons de vaincre les réseaux terroristes, de
défendre la patrie américaine (...) et de chercher un nouvel élan de liberté
chez nous et à travers le monde", a insisté le candidat démocrate, avant de
déjeuner avec l'ancien président Bill Clinton. |
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10/09/2008:
Un parc mémorial aux
victimes du 11 septembre 2001 au Pentagone
Le président George Bush inaugurera jeudi le premier grand mémorial
permanent aux 184 victimes de l'avion détourné par cinq kamikazes d'Al Qaïda
qui l'avaient précipité sur le Pentagone le 11 septembre 2001.
Les Américains visitant le mémorial, une simple esplanade parsemée de
bancs aux formes épurées représentant les 184 victimes de l'attentat
perpétré contre le Pentagone, "vont apprendre que cette génération
d'Américains a accompli son devoir", a dit Bush.
"Depuis le 11-Septembre, nos troupes ont combattu les terroristes à
l'étranger ce qui fait que nous n'avons pas eu à leur faire face ici chez
nous", a souligné le président américain. "Nous ne nous sommes pas lassés,
nous n'avons pas faibli, nous n'avons pas échoué", a-t-il ajouté.
Des milliers de personnes ont assisté à la cérémonie, organisée sept ans
après les attentats qui ont fait au total près de 3000 victimes. Le
président Bush était accompagné du secrétaire à la Défense Robert Gates et
de l'ancien secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfel |
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10/09/2008:
Près de
70.000 personnes aux Etats-Unis souffrent d'un syndrome de stress
post-traumatique, des suites des attaques du 11 Septembre 2001, a-t-on
appris dans une nouvelle étude publique diffusée mercredi par le "Journal of
Urban Health", le bulletin de l'Académie de médecine de l'Etat de New York.
Il s'agit de l'analyse la plus complète jamais menée. Elle a été orchestrée
par le ministère américain de la santé, ainsi que le Centre américain de
contrôle et de prévention des maladies et a concerné 71.437 personnes qui
ont accepté d'être suivies pendant 20 ans, à compter de 2001.
Parmi les participants, tous volontaires, on compte des sauveteurs, de ceux
qui ont participé aux recherches, des résidents du quartier (Lower
Manhattan), des personnes qui travaillent dans la zone et des passants. Les
estimations parlent de 400.0000 personnes fortement exposées à la
catastrophe.
Plus de la moitié des personnes interrogées se sont trouvées dans le nuage
de poussière qui a suivi l'effondrement des tours jumelles; 70% ont assisté
à une scène dramatique, comme l'avion frappant la tour ou les personnes qui
se sont jetées dans le vide; 13% ont été blessées ce jour-là.
L'étude indique qu'entre 35.000 et 70.000 personnes ont développé le
syndrome de stress post-traumatique, soit quelque 16% des participants et de
3.800 à 12.600 souffrent d'asthme depuis.
"Le consensus au sein du corps médical est que le syndrome de stress
post-traumatique peut apparaître tout au long de la première année", a
expliqué Lorna Thorpe, commissaire adjoint en épidémiologie au Service de
Santé de la ville de New York. Ici, "certaines personnes ont développé ce
symptôme des années plus tard. Et dans certains cas, il est difficile de
dire s'ils sont directement liés aux événements du World Trade Center ou
juste le résultat d'allergies ou du terrain propre au patient".
Le syndrome de stress post-traumatique est plus répandu parmi les personnes
qui ont été blessées, celles qui ont de faibles revenus et les hispaniques.
En général, les minorités et les personnes à faible revenu, tout comme les
femmes, sont plus sensibles mentalement et physiquement. |
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10/09/2008:
Ce matin-là, au ministère américain de la Défense, Patrick Smith
s'approchait d'un téléviseur pour prendre des nouvelles de ce qui se passait
au World Trade Center de New York, dont les tours jumelles venaient d'être
percutées par deux autres avions de ligne détournés par Al Qaïda.
C'est alors que
Smith a entendu un énorme grondement.
"Le mur en face de moi s'est déformé vers l'intérieur. Les carreaux du
plafond et les fils électriques ont commencé à tomber. Ce fut le noir
complet, puis une boule de feu géante a franchi le mur", se souvient-il.
De tels scènes reviendront à coup sûr en mémoire aux autres survivants qui,
comme Smith, assisteront jeudi à l'inauguration du mémorial, conçu par deux
designers new-yorkais, Julie Beckman et Keith Kaseman.
Le mémorial est un parc planté d'érables, hérissé de réverbères et parsemé
de bancs dédiés à chacune des victimes: les 59 passagers et membres de
l'équipage de l'avion et 125 membres du personnel du Pentagone.
Les deux concepteurs du parc ont fait "du beau travail", estime Smith, un
civil qui travaillait à l'époque au service du personnel de l'armée
américaine. Il est bien conscient de sa chance d'avoir survécu à l'attentat.
"Je pouvais entendre et sentir mes cheveux et les poils de mes bras
commencer à roussir en raison de l'intense chaleur du feu. Si j'avais avancé
deux mètres de plus, il y a de fortes chances que je ne serais pas là
aujourd'hui en train de vous parler."
"SILENCE DE MORT"
Smith a aperçu une de ses collègues prisonnière des flammes mais elle n'a
pas pu s'en sortir et il n'a pas été en mesure de l'aider.
Smith a plongé au sol et rampé hors de l'enfer, en aidant au passage une
autre collègue blessée à se mettre en sécurité. "Elle avait des brûlures au
second degré et commençait à peler du visage", se rappelle-t-il.
Smith confie que le souvenir de ces moments dramatiques s'atténue un peu
avec le temps mais il sait qu'ils ne s'effaceront jamais totalement de sa
mémoire.
Le sergent Jessica Walker, elle, a tout de suite pensé que le Pentagone
pouvait être lui aussi la cible de kamikazes en voyant à la télévision les
images des tours jumelles du WTC en flammes.
"Vous savez, madame, nous sommes tout aussi vulnérables", a-t-elle confié à
sa supérieure hiérarchique dans leur bureau commun.
A ce moment précis, deux colonels qui avaient dû voir par une fenêtre
l'avion détourné s'approcher du Pentagone surgissent dans la pièce, affolés,
et l'un des officiers s'écrie: "Oh, mon Dieu!, un avion va percuter le
bâtiment!"
Aussitôt après le choc, Walker et les officiers se précipitent dans un
couloir pour fuir. "Pendant tout ce temps, il y avait comme un silence
étrange, sinistre. Je sais que nous courions probablement aussi vite que
nous le pouvions, mais tout semblait se dérouler au ralenti", se souvient le
sergent Walker.
Une impression partagée par un autre survivant de l'attaque, un attaché de
presse de la marine, le capitaine Tom Van Leunen. "Il y avait un silence de
mort. C'était un jour tellement inquiétant..."
Version française Marc Delteil |
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