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11 SEPTEMBRE 2006 " 5 ans après " |
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27/10/2006:
Plus de 200 fragments humains ont été retrouvés sur le site du World
Trade Center à New York depuis la relance des recherches il y a une
semaine. Et ce après la découverte d'os par les services de nettoiement, a
annoncé jeudi un responsable administratif.
Quelque 2749 personnes ont trouvé la mort le 11 septembre 2001 dans
l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center à New York percutées
par des avions de ligne détournés. Sur ce total, 1150 victimes n'ont soit
pas été retrouvées, soit pas identifiées.
Jeudi, neuf morceaux d'os supplémentaires ont été découverts, ce qui porte
le total des découvertes de la semaine à 202 fragments, a indiqué une
porte-parole de l'administration sanitaire de New York. La taille des
morceaux va de 2,5 à 30 cm.
Le maire de New York Michael Bloomberg a dit ne pouvoir expliquer pourquoi
les os n'avaient pas été découverts plus tôt. Les bouches d'égout où les
premiers os ont été découverts jeudi dernier avaient été couvertes par une
voie temporaire aménagée après les attentats pour permettre l'entrée des
grues servant au déblaiement.
Le maire de New York a décidé de ne pas interrompre les travaux de
reconstruction pendant la poursuite des recherches, effectuées sur la
bordure ouest du site où se tiennent les cérémonies commémoratives pour les
familles des victimes à chaque anniversaire des attentats.
La découverte des restes humains est le dernier avatar dans le processus de
reconstruction sur le site du World Trade Center. La construction d'une
nouvelle Tour de la Liberté a commencé en avril avec retard en raison d'une
série de différends sur le financement, la sécurité et la conception de
l'ouvrage. |
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24/10/2006:
Ground Zero: une farce cruelle
Depuis jeudi dernier, Kurt Horning vit dans la hantise d’avoir à déterrer et
rouvrir le cercueil de son fils Matthew, décédé à l’âge de 26 ans dans
l’effondrement du World Trade Center.
Le 19 octobre, des ouvriers ont trouvé de nouveaux restes humains à Ground
Zero, tout près de la zone où deux fragments d’ossements appartenant à
Matthew Horning avaient été découverts, entre les années 2003 et 2005.
Au cours de cette période, Kurt Horning a reçu un troisième fragment, qui a
été enterré avec les autres dans un cercueil pas plus grand qu’une boîte de
chaussures. Et ce n’est peut-être pas fini. |
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20/10/2006:
De nouveaux restes humains découverts à Ground Zero,
De nouveaux restes humains, parfois aussi gros que des os de jambe, ont été
retrouvés cette semaine à Ground Zero, le site du World Trade Center de New
York détruit le 11 septembre 2001, provoquant la colère de familles de
victimes, a-t-on appris vendredi de plusieurs sources.
Les restes ont été repérés mercredi près d'un conduit électrique souterrain
par un ouvrier travaillant sur le chantier de la reconstruction, a indiqué
un porte-parole de l'Autorité portuaire de New York et du New Jersey,
propriétaire du site. Les agents de la société Continental Edison, alertés,
ont ensuite retrouvé plus de fragments encore.
Selon Continental Edison, ces conduits souterrains étaient restés longtemps
inaccessibles. La société a indiqué "partager l'émotion des familles et des
sauveteurs, nombre de (ses) employés ayant été aussi impliqués dans les
opérations de secours et réhabilitation" du site.
Depuis les attentats, des restes humains ont été mis au jour plusieurs fois
aux abords de Ground Zero, notamment ce printemps sur le toit de l'immeuble
de la Deutsche Bank, un gratte-ciel endommagé par les attentats actuellement
en cours de démantèlement.
La découverte de cette semaine a encore renforcé la colère de familles de
victimes.
L'association des "Familles du World Trade Center en faveur d'une sépulture
décente" a exprimé vendredi son "indignation devant l'attitude cavalière
(des pouvoirs publics) face à la gestion des restes humains".
L'organisation réclame "des recherches complètes pour retrouver tous les
restes", qui pourraient notamment permettre d'identifier formellement les
1.151 victimes (sur un total de 2.749) dont aucune trace physique n'a jamais
été retrouvée. Une fois découverts, les restes humains sont envoyés au
service médico-légal de la ville, qui se charge d'analyser l'ADN quand cela
est encore possible. Au total depuis le 11 septembre 2001, quelque 20.000
fragments d'os et tissus ont été retrouvés. Agence France-Presse |
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02/10/2006:
Les
poutres en acier de la Tour de la Liberté arrivent aux Etats-Unis.
Les parties engagées dans la reconstruction du World Trade Center de New
York ont annoncé vendredi que les poutres en acier géantes du site étaient
bien arrivées aux Etats-Unis après un long voyage depuis le Luxembourg.
La première livraison d'acier pour la tour de la liberté a été effectuée à
avec succès. Cinquante et une structures ont été livrées. Longues de
dizaines de mètres, elles sont destinées à la base du gratte-ciel, un
immeuble haut de 541 mètres aux fondations d'acier et de titane censées le
rendre indestructible.
Produites par Arcelor à Differdange (Luxembourg), ces poutres seront
retravaillées dans une usine de Virginie avant d'être livrées sur le site du
World Trade Center d'ici à la fin de l'année. « L'arrivée en Amérique de
l'acier de la 'Tour de la Liberté' nous rappelle clairement que la
construction avance comme prévu », a déclaré vendredi Larry Silverstein,
promoteur immobilier et détenteur du bail du World Trade Center.Au total,
50.000 tonnes d’acier seront nécessaires pour la construction de cette tour
dont la livraison est prévue pour 2011. |
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01/10/2006:
Diffusion
d'une vidéo montrant deux des terroristes.
Le quotidien Sunday Times de Londres s'est procuré la copie d'un film
montrant deux des auteurs des attentats du 11 septembre 2001 en train de
lire un document dans lequel ils expriment leur volonté de devenir des
martyrs.
Selon le quotidien, cette vidéo datée de janvier 2000 montre Mohammed Atta,
qui pilotait le premier avion à frapper le World Trade Center, en compagnie
de Ziad Jarrah, pilote du vol United 93 qui s'est écrasé dans un champ en
Pennsylvanie.
La vidéo montre également le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, s'adressant
à ses partisans à la ferme de Tarnak, près de Kandahar. Ces images précèdent
de dix jours celles d'Atta et Jarrah.
Plusieurs mois plus tard, ces deux hommes commençaient à prendre des leçons
de pilotage aux États-Unis. |
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23/09/2006:
Pertes américaines au Moyen-Orient. Le bilan dépasse
celui du 11 septembre 2001. Le nombre de soldats américains tués
dans les conflits en Afghanistan et en Irak depuis le 11 septembre 2001
dépasse à présent le nombre des victimes des attentats terroristes qui ont
frappé New York et Washington, selon un bilan dressé par l'Associated Press.
L'annonce du 2 974e décès d'un militaire américain est intervenue vendredi.
Les attentats du 11 septembre avaient fait 2 973 morts à New York et
Washington, ainsi que dans le crash d'un quatrième avion en
Pennsylvanie.Selon le bilan de l'AP mis à jour vendredi, 2 696 soldats sont
morts en Irak et 278 en Afghanistan et dans la région. |
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21/09/2006:
5 ANS
APRÈS Thérapie par l'image ?
2001 : le monde entier assiste, en direct, au premier attentat télévisé de
l’histoire. Cinq ans plus tard, alors que les télés sont toujours sur la
brèche, c’est au tour du cinéma de s’en mêler. Avec la dernière oeuvre du
réalisateur new-yorkais Oliver Stone, ‘World Trade Center’, l’Amérique
accepte le premier traitement par les studios d’Hollywood des attaques
contre les Tours jumelles.
Le silence de l’effroi
11
septembre 2001, New York perd ses deux plus hauts sommets. Les images des
carlingues s’encastrant dans les tours du World Trade Center (WTC) sont
diffusées en boucle sur tous les écrans du monde. Des heures et des heures
de pilonnage cathodique, des informations matraquées, des Twin Towers qui
brûlent et qui s’effondrent à l’infini. Les Etats-Unis viennent de subir la
première attaque sur leur territoire depuis Pearl Harbor. En plus d’être une
catastrophe humaine évidente, le 11 septembre 2001 retentit comme un choc
visuel. Impossible d’imaginer alors que cette tragédie soit un jour
exploitée sur quelques écrans que ce soit.
Lire la suite........ |
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20/09/2006:
Reconstruction du World Trade Center : l'enlisement.
Le Monde.fr
Aucun d'entre nous n'avait imaginé cela. Cinq ans après la tragédie, Ground
Zero est toujours vide. Il n'y a pas de mémorial pour les victimes et pas
d'immeuble se dressant dans le ciel. Cinq années plus tard, la blessure de
ce pays est toujours ouverte." Des propos prononcés le 11 septembre 2006 par
Keith Olbermann, chroniqueur de la chaîne de télévision MSNBC. Ils
illustrent le dépit et la colère à New York.
Les traces du drame ont été effacées. Mais il reste au sud de Manhattan un
immense chantier inactif, un trou bétonné cerné de hautes grilles
métalliques et flanqué d'une station de métro neuve. Contrairement aux
promesses, la reconstruction n'a toujours pas vraiment commencé. Elle n'a
cessé de prendre du retard et les projets de s'enliser. Le 27 février 2003,
l'unanimité semblait pourtant faite autour de l'idée de l'architecte Daniel
Libeskind. Il venait de gagner la compétition avec sa tour de la Liberté de
541 mètres - soit 1 776 pieds, qui correspondent à la date de la fondation
de la République américaine -, surmontée d'une flèche noire entourée de
plusieurs immeubles de verre à facettes géométriques. Voilà à quoi devait
ressembler le nouveau World Trade Center.
Mais le processus a rapidement déraillé, malmené par les intérêts
contradictoires des familles des victimes, des habitants du quartier, des
milieux d'affaires, des architectes, des promoteurs et des politiques. La
responsabilité du site est partagée entre les gouverneurs des Etats de New
York et du New Jersey, propriétaires du terrain par l'intermédiaire de la
Port Authority (autorité portuaire), et de son locataire, le promoteur Larry
Silverstein, qui n'a légalement aucun mot à dire sur ce qui doit ou ne doit
pas être construit. Mais son poids financier et politique est considérable.
Il paye tous les mois la location du site et les 4,6 milliards de dollars
qu'il recevra des compagnies d'assurances financeront une bonne part de la
reconstruction. M. Silverstein avait signé en juillet 2001, six semaines
avant les attaques, un bail de quatre-vingt-dix-neuf ans.
Il a imposé une transformation radicale de la tour de la Liberté, qui a
perdu au passage son sommet en forme de spire en écho à la torche de la
statue de la Liberté. "Trop chère et inutile." Etablir un compromis entre
Daniel Libeskind et Larry Silverstein n'a pas été chose facile. Les deux
hommes ne voulaient plus se parler. Sous la contrainte du gouverneur de l'Etat
de New York, George Pataki, un nouvel architecte, David Childs, a été
désigné pour apporter les changements voulus par Larry Silverstein.
Il a fallu en faire d'autres. La police de New York a découvert l'an dernier
qu'un immeuble asymétrique n'était pas suffisamment résistant à une bombe.
Les difficultés devenaient telles et les "problèmes de communication" si
nombreux, que George Pataki a nommé un "tsar" de la reconstruction ayant
tout pouvoir, son directeur de cabinet, John Cahill. Un nouveau projet, une
nouvelle fois "définitif", a vu le jour. Larry Silverstein récupère un
maximum de surface de bureaux dans un gratte-ciel plus élancé, et surtout,
selon ses concepteurs, beaucoup plus sûr. Il est présenté par le New York
Times comme une "tour forteresse".
FUTURS LOCATAIRES
Elle est maintenant éloignée de 30 mètres du périphérique ouest, une des
exigences de la police, et sa base fortement renforcée. Dernier coup de
théâtre, les politiques ont finalement repris la main en avril. Un accord a
été conclu pour confier la responsabilité du chantier de la tour de la
Liberté, évalué à 2,3 milliards de dollars, à la Port Authority. Larry
Silverstein ne voulait plus s'engager faute d'avoir reçu suffisamment
d'assurance de futurs locataires. Pour soutenir le projet et le rendre
économiquement viable, la municipalité de New York et la Port Authority ont
annoncé la semaine dernière qu'ils allaient louer 40 % des bureaux de la
tour de la Liberté, soit environ 93 000 m2. L'accueil des syndicats de
fonctionnaires n'a pas été enthousiaste.
Il reste aujourd'hui à l'Etat de New York, principal maître d'oeuvre, à
entériner le projet pour que les travaux commencent et puissent être
terminés en 2012. George Pataki affirme que tous les éléments sont en place
: la nouvelle gare de trains régionaux (le Path, métro qui relie Manhattan
au New Jersey en passant sous l'Hudson), le mémorial, les immeubles de
bureaux et la tour de la Liberté.
Les infrastructures de la tour ont commencé d'être coulées, réduisant le
trou de Ground Zero que n'occupaient jusqu'à présent que le Path et les
prémices de la grande gare confiées à l'architecte espagnol Santiago
Calatrava.
Il est douteux que la décision finale intervienne avant l'élection dans deux
mois d'un nouveau gouverneur. Le favori des sondages pour succéder au
républicain Pataki est le démocrate Eliot Spitzer. Il a qualifié il y a
quelques jours le projet "d'éléphant blanc". "Les New-Yorkais l'ont dit et
répété clairement, ils veulent quelque chose de magnifique à cet endroit,
une réponse optimiste et ambitieuse à la violence de masse aveugle et
gratuite. Mais pour l'instant, Ground Zero est une gêne, presque une honte",
souligne Bettina Damiani, directeur du projet Good Jobs New York (Bons
Emplois New York). |
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 13/09/2006:
Trois des architectes chargés
de la conception du site où se dressait le World Trade Trade Center de New
York, détruit le 11 septembre 2001, ont dévoilé leurs projets jeudi, donnant
un premier aperçu global du futur "lower Manhattan".
Les Britanniques Norman Foster et Richard Rogers et le japonais Fumihiko
Maki ont conçu chacun l'une des tours qui seront construites d'ici 2012
autour du mémorial des attentats.
  Culminant
à 411, 382 et 288 mètres elles feront partie des gratte-ciel les plus
hauts de la ville, mais aucune n'égalera la Tour de la Liberté (541 mètres),
dont l'Américain David Childs a dévoilé le projet il y a quelques mois.
L'ensemble, évalué à 11 milliards de dollars, est visible sur le site
internet
www.wtc.com.
La tour conçue par Foster, sans doute la plus remarquable, semblera
constituée de quatre éléments distincts surmontés de facettes orientées de
façon à diriger l'oeil vers le mémorial.
"Lorsque vous regarderez cette tour, elle vous dira immédiatement où se
trouve le mémorial", a déclaré l'architecte.(Reuters) |
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13/09/2006:
Le 11 septembre est aussi
un business juteux.
T-shirts décorés des deux tours jumelles, tasses, casquettes, médailles,
stylos, tapis de souris ou autres bibelots patriotiques : le 11 septembre
est devenu un business pour les marchands de souvenirs américains, en plein
regain avec le 5e anniversaire des attentats.
On peut acheter sur Internet des centaines de produits qui commémorent
l'événement, proposés par des sites de cadeaux qui depuis 2001 ont ajouté à
leur gamme une rubrique "cadeaux du 11 septembre ". Par exemple, le site
nyfirepolice.com - qui n'est pas lié aux
pompiers de New York - propose des dizaines de vêtements ou d'accessoires au
logo des pompiers et ornés de toutes sorte de dessins stylisés ou de
slogans, comme "Rappelez-vous des héros", "Partis mais pas oubliés" ,... Il
vend même une petite voiture avec des tours miniatures collées sur le toit.
Le plus gros vendeur d'objets cadeaux sur New York, le site privé
nycwebstore.com, propose depuis novembre
2001 un large catalogue de produits du 11 septembre , qui sont achetés à 95
% par des Américains. "Le 11 septembre a généré une très grosse demande
d'objets patriotiques, par exemple avec le slogan ou sur New York avec le
slogan ", a expliqué l'AFP Nathan Harkrader, son directeur des ventes.
Le site
nycwebstore vend quelques 60.000 objets
cadeaux par an, pour un million de dollars de chiffre d'affaires. "Depuis
2001, nous avons vendu des milliers d'exemplaires de notre T-shirt vedette,
avec dessin des deux tours sur fond de drapeau américain, et depuis deux
mois 3.400 T-shirts spécial 5e anniversaire', a-t-il souligné.
Il vend aussi des bibelots-horloges représentants les tours jumelles, des
casquettes, des badges ou des globes neigeux, pour l'essentiel fabriqués en
Chine. "Nous sommes très sélectifs, nous voulons répondre à la demande mais
sans blesser personne, ni proposer des produits de mauvais goût t" a-t-il
assuré.
Certains professionnels du tourisme s'adaptent aussi en intégrant la visite
du site de l'ancien World Trade Center dans leurs circuits sur New York. |
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12/09/2006:
Nicolas Sarkozy et
l'anniversaire du 11 septembre 2001
Le Ministre de l'Intérieur justifie son déplacement et témoigne de la
solidarité avec le peuple américain.
Alors que dans les principales démocraties occidentales, les plus hauts
responsables publics s'exprimaient pour témoigner leur solidarité avec le
peuple américain en ce triste anniversaire du 11 septembre 2001, Nicolas
Sarkozy a été le seul responsable public à mettre en oeuvre un témoignage à
la hauteur de l'enjeu.
Il ne faut pas oublier que la France est engagée sur le front des combats
directement liés au 11/09/2001. La présence de troupes françaises en
Afghanistan ne s'explique que par le 11/09/01. George Bush s'est joint à une
réunion entre le ministre français de l'Intérieur et Stephen Hadley,
conseiller à la Sécurité nationale de la Maison blanche, et ils se sont
entretenus pendant environ 25 minutes, a déclaré Frederick Jones,
porte-parole d'Hadley.
"Le président a remercié le ministre pour le ferme soutien de la France aux
efforts déployés pour combattre le terrorisme", a dit Jones. "Ils ont aussi
discuté de l'importance de la coopération franco-américaine pour relever des
défis mondiaux communs".
Pour les responsables français, seul Nicolas Sarkozy a manifesté des gestes
symboliques forts. Pour les autres candidats significatifs, ils ont été
absents de cette date anniversaire qui constitue pourtant un tournant dans
les relations internationales. Une situation bien surprenante face à
l'importance majeure de l'enjeu. |
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12/09/2006:
Rudolph Giuliani affirme
que sa santé pourraient avoir souffert des fumées toxiques du WTC.
L'ancien maire de New York Rudolph Giuliani, qui officiait encore au moment
des attentats du 11 septembre 2001, craint que sa santé et celle de
plusieurs de ses proches, à commencer par son épouse Judith et plusieurs de
ses conseillers, n'ait été affectée par une exposition aux fumées toxiques
s'échappant des ruines du World Trade Center.
"Pendant quatre mois, je suis venu ici (sur le site de Ground Zero, NDLR)
cinq à six fois par jour", a expliqué lundi M. Giuliani en marge des
cérémonies du cinquième anniversaire des attentats. "C'était presque comme
si j'y vivais."
"Parfois je portais un masque en approchant des décombres, parfois je n'en
portais pas, en fonction des instructions", a-t-il ajouté, affirmant ne pas
se souvenir de consignes particulières de l'Agence de protection de
l'environnement (EPA). Selon lui, la directrice de cette agence, Christine
Whitman, assurait même que "l'air ne présentait pas de danger".
Interrogé sur les récentes déclarations de Mme Whitman, estimant que c'était
à la ville de New York de fournir des masques aux personnes participant aux
opérations de déblaiement, M. Giuliani a assuré que ses services avaient
"assurément donné des instructions" dans ce sens.
"Plutôt que de pointer certains du doigt, mieux vaudrait faire bénéficier
ceux qui en ont besoin d'une allocation et d'une assistance", a poursui
l'ancien maire républicain.
M. Giuliani a noté que toute personne dont la santé aurait eu à souffrir
d'un travail sur le suite de Ground Zero "a droit au même soutien, à la même
assistance et à la même aide que les familles qui ont perdu ici un être
cher".
Il s'exprimait devant la presse après avoir remis à des organisations
caritatives dédiées aux victimes du 11-Septembre la somme de 60.000 dollars
provenant de la fondation de Jim Fassel, ex-entraîneur de l'équipe de
football américain des New York Giants. AP |
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11/09/2006:
Les Britanniques ont
commémoré le 5ème anniversaire des attentats du 11 septembre avec une
cérémonie très simple à Londres lundi.
Le gouvernement britannique n'a pas organisé de cérémonie de commémoration
de grande ampleur pour respecter le désir des familles des 67 victimes
britanniques.
L'ambassadeur des Etats-Unis au Royaume-Uni, Robert Tuttle, a dirigé une
cérémonie de souvenir silencieuse dans le jardin commémoratif du 11
septembre, à côté de l'ambassade américaine à Grosvenor Square.
Une couronne a été déposée, suivie d'une minute de silence à 13H46 heure
locale, soit l'heure exacte à laquelle le premier avion a touché la tour
nord du World Trade Centre aux Etats-Unis.
Un petit nombre seulement de familles de victimes a assisté à la cérémonie,
les autres ayant choisi de se rendre à New York ou de marquer l'anniversaire
en privé.
La secrétaire britannique à la Culture, Tessa Jowel, représentant le
gouvernement, a déposé 67 roses dans le jardin en mémoire des 67 victimes
britanniques |
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11/09/2006:
André Pelchat était à New
York.Cinq ans plus tard, il revit les tragiques événements.
C’était irréel. Les téléphones cellulaires ne fonctionnaient plus, les
avions de l’armée survolaient la ville en rase-mottes, il y avait 8 millions
de New Yorkais dans les rues… Il y avait là quelque chose d’un film de
science-fiction.»
Cinq ans après les tristes événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis,
le Drummondvillois André Pelchat ce rappelle de ce fameux mardi matin comme
si c’était hier. En fait, plusieurs se rappelleront toute leur vie ce qu’ils
faisaient ce matin-là, vers 9 h, quand un premier avion s’est abattu sur
l’une des tours du World Trade Center.
À l’époque, M. Pelchat travaillait pour une agence de voyages de
Victoriaville. Il agissait à titre de guide-accompagnateur pour un groupe de
40 baby-boomers français en visite pendant dix jours en Amérique du Nord.
Quand les terroristes ont réussi à détourner les avions, le groupe
participait à un tour de ville, jusqu’à ce que…
«On remontait l’avenue Broadway, se rappelle-t-il. On devait visiter la
statue de la Liberté en après-midi. Quand les avions ont frappé, on n’a rien
vu. Mais je me souviens d’avoir entendu un bruit sourd; j’ai fait le lien
par après, quoiqu’il y a tellement de bruit à New York…»
Arrivés près de Central Park, André Pelchat et les touristes français ont
aperçu dans le ciel un épais nuage de fumée. Ils ont d’abord cru qu’il
s’agissait d’un incendie, mais des rumeurs sont rapidement parvenues à leurs
oreilles.
«J’ai téléphoné à l’agence pour savoir ce qui se passait et on m’a dit que
des terroristes avaient frappé. Mes patrons m’ont alors dit que nous devions
quitter rapidement New York. Comme tous les ponts étaient bloqués, ça a pris
huit heures juste pour regagner l’hôtel», raconte-t-il.
Inutile de dire que les touristes français n’ont pu prendre leur avion comme
prévu le lendemain, de telle sorte qu’ils étaient toujours cloués à New York
le samedi. Ils ont finalement pu décoller le dimanche à partir de Boston.
Les adieux ont été émotifs.
«Ce n’était pas facile de les laisser partir. On avait vécu des choses
ensemble», soutient M. Pelchat
Tout au long de cette aventure, le Drummondvillois qui travaille aujourd’hui
à la Corporation de développement communautaire Drummond a toujours conservé
son sang froid. Comme il était en position d’autorité, plusieurs personnes
comptaient sur lieu pour les tirer de là.
Au fil des jours, il a été en mesure de constater toute la haine que portent
les Américains pour les Arabes, toutes nationalités confondues.
«Ils étaient vraiment en colère à la suite des attentats. Pour eux, il
fallait à tout prix bombarder les Arabes. Ce n’était vraiment pas un bon
moment pour être un étranger aux États-Unis», se souvient-il.
Dominic Villeneuve
:www.expressparole.com |
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11/09/2006 :
Cinq ans après le 11 septembre
2001.
A New York, un immense drapeau a été placé sur le pont George-Washington,
qui relie l'île de Manhattan au New Jersey. Le drapeau mesure 30 mètres par
20 mètres et pèse 450 livres.
Le maire républicain de New York, Michael Bloomberg, s'est joint dimanche
après-midi au président George Bush et à sa femme Laura pour déposer des
couronnes sur le site de Ground Zéro. |
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11/09/2006 :
Les commémorations de la
matinée.
A 8h46, heure de la première attaque contre les tours du World Trade Center
il y a cinq ans par des pirates de l'air d'Al Qaïda, la foule était dense
lundi sur Ground Zero. Le pays entier a observé une minute de silence.
Trois autres pauses ont été observées ensuite à Ground Zero: à 9h03 pour
marquer l'instant de la seconde attaque, celle de la tour sud. Puis à 9h59,
à l'heure de l'effondrement de la tour sud et enfin à 10h29, pour marquer la
disparition de la tour nord.
"Cinq années ont passé, et nous sommes encore debout ensemble. Nous revenons
ici pour marquer ce déchirant anniversaire et nous souvenir de chaque
personne qui est morte ici, les connus et les inconnus, dont l'absence est
toujours avec nous", a déclaré le maire de New York Michael Bloomberg.
Les familles et proches des disparus, ont ensuite, comme elles le font
chaque année, commencé à réciter les noms des victimes dans une atmosphère
chargée d'émotion. Cette lecture devait durer plusieurs heures.
De son côté, le président Bush et son épouse ont observé cette pause depuis
une caserne de pompiers du bas de Manhattan avant de rendre hommage aux 343
soldats du feu qui ont perdu la vie ce jour-là.
Dans tout le pays, une série d'hommages est rendue aux victimes des
attentats les plus meurtriers jamais perpétrés aux Etats-Unis.
Bush: mon devoir est de protéger les Américains
"Ma réflexion sur le monde a changé radicalement ce jour-là. Je me suis
rendu compte que ma responsabilité la plus importante, et celle de tout
notre gouvernement, est de protéger les gens", a déclaré le président
américain George W.Bush dans un entretien diffusé lundi sur NBC.
"Secundo, je me suis aussi rendu compte que nous étions engagés dans un
combat idéologique analogue à celui de la Guerre froide", a-t-il dit en
soulignant que pas un jour ne passait, sauf les dimanches, sans qu'il ne
soit informé de l'évolution de la "guerre contre le terrorisme". |
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11/09/2006 :
Cinquième
Anniversaire:Solennité et manifestants à Ground Zéro.
Alfons Luna AFP
L'unité
nationale post 11 septembre est bien loin: la venue du président américain
George W. Bush à Ground Zéro dimanche pour le 5e anniversaire des attentats,
a fait descendre dans la rue des opposants à sa politique et à la guerre en
Irak.
Les dizaines de manifestants ont cependant été écartés juste avant l'arrivée
des gros 4X4 noirs du cortège présidentiel, tous comme les nombreux
touristes, dégagés par des forces de police déployées en masse.
Mine sombre et costume noir, le chef de l'État et son épouse Laura ont
déposé des fleurs, sur un air solennel de cornemuse, à l'emplacement des
tours jumelles disparues.
Remontant quelques minutes après dans leurs limousines, ils se sont rendus
dans la vénérable chapelle Saint-Paul, toute proche, pour un service du
souvenir interconfessionnel, en présence du maire de New York Michael
Bloomberg et de son prédécesseur Rudolph Giuliani.
Dans la rue à côté, Vicky Hawn, une infirmière d'une cinquantaine d'années
venue de l'Iowa (nord), se dit «très émue». «Cela me fait réfléchir à
l'avenir, à la sécurité», dit-elle. Pour elle, la présence de M. Bush en ce
jour «est appropriée»: «Cela ne me pose pas de problème, c'est ainsi que
cela doit être».
Mais la visite du président, qui devait aussi clore lundi les commémorations
nationales du 5e anniversaire par un discours télévisé, ne fait pas que des
heureux.
«Il faut tout faire pour empêcher Bush d'utiliser le 11 Septembre comme fond
à la campagne républicaine actuelle», dit Ernie Gittell, un travailleur
social new-yorkais de 64 ans, venu rejoindre les manifestants brandissant
des pancartes «fin de l'occupation (en Irak)».
Alors que des élections parlementaires se profilent, «politiser le 11
Septembre est la seule raison de la présence (de Bush) aujourd'hui»,
estime-t-il. «Il se fiche des vies perdues ici ou ailleurs dans le monde».
Certaines pancartes accusent même le «régime de Bush d'avoir orchestré» les
attentats du 11 Septembre.
«Nous sommes ici pour protester contre la guerre en Irak et pour participer
aux commémorations du 11 septembre», explique Ann Muyskin, membre de la
«Brigade des grand-mères pour la paix», un groupe anti-guerre regroupant des
femmes âgées de 50 à 91 ans.
«Je ne suis pas d'accord avec la politique (de Bush). Avec Bush tout est
politique, il est prêt à mentir pour faire avancer son agenda politique et
accroître sa popularité», dénonce-t-elle.
Ashley Furan, une étudiante de 20 ans arborant un T-shirt avec l'inscription
en arabe et anglais «Nous ne sommes pas silencieux», explique ne pas vouloir
manquer de respect aux participants venus faire le deuil du 11 Septembre.
«C'est un moment pour appeler à la paix et, en appelant à la paix, pour dire
qu'il y a des gens qui s'opposent à notre gouvernement actuel - il s'agit de
créer un dialogue», insiste-t-elle.
Loin de Ground Zero ce dimanche, certaines familles expriment aussi leur
mécontentement face à la présence du président, comme William Doyle, qui a
perdu son fils pompier. «Il lui a fallu trois jours pour venir ici le 11
septembre (2001), pourquoi vient-il aujourd'hui?», réagit-il, interrogé par
l'AFP.
New York a commencé dimanche à rendre hommage à ses morts, avec une prière à
la cathédrale Saint-Patrick à la mémoire des 343 pompiers disparus ce
jour-là. |
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10/09/2006 :
Les miraculés du 11
septembre.
Le révérend Stuart Hoke, aumônier de la chapelle Saint-Paul, tout près du
World Trade Center, à New York, insiste : «Je veux rester là, juste là. Je
veux voir la reconstruction de Ground Zero pour me reconstruire en même
temps.»
Lire la suite........ |
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09/09/2006 :
Nicolas Sarkozy décore le
chef de la police de New York.
AFP
Le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a remis à New York
l'ordre de la Légion d'honneur au chef de la police de la ville, Raymond
Kelly, associant aussi dans cette médaille tous les New-Yorkais ayant
souffert dans les attentats du 11 septembre 2001.
"Pas un seul Français n'a oublié ce qui s'est passé il y a cinq ans. Quand
New York a été meurtri, ce sont tous les Français qui ont été blessés",
a-t-il dit lors d'une cérémonie au consulat de France en présence du maire
Michael Bloomberg.
Le numéro deux du gouvernement français, candidat favori de la droite pour
la présidentielle de 2007, est arrivé samedi pour une visite de quatre jours
à New York puis Washington, au moment où les Américains s'apprêtent à
commémorer les attentats du 11 septembre.
"Cette médaille, chaque New-Yorkais qui a perdu quelqu'un dans sa famille,
ou qui s'est comporté courageusement, chaque New-Yorkais aurait mérité cette
légion d'honneur", a-t-il dit samedi, vantant le courage des policiers le
jour du drame mais aussi "les résultats exceptionnels" de la police de New
York dans sa lutte générale contre la criminalité.
Nicolas Sarkozy ne cache pas qu'il voit l'action de la police new-yorkaise
comme un modèle. La "tolérance zéro" est la seule solution possible face à
la criminalité, a dit à la presse le ministre, qui avait emmené dans sa
délégation le chef de la police nationale.
Après avoir remercié "le peuple de France pour son formidable soutien à la
ville de New York", Ray Kelly a souligné l'importance de la coopération
internationale dans la lutte contre le terrorisme.
"Notre ville est mieux protégée que jamais, mais rien ne nous indique que ce
combat pourra s'arrêter bientôt, dans aucune grande ville. Et l'un des
éléments de la lutte est la force de nos partenariats dans le monde", a-t-il
dit. |
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09/09/2006 :
Les commémorations des
attentats du 11-Septembre 2006.
De minute de silence en discussions dans les écoles, de concerts en
veillées, les Américains vont vivre lundi au rythme des commémorations du 5e
anniversaire des attentats du 11-Septembre.
Le président George W. Bush a appelé ses concitoyens à mettre les drapeaux
en berne et à observer lundi un moment de silence à 08h46 (14h46 en Suisse),
heure de la première attaque, celle de la tour nord du World Trade Center.
Bush sur les trois sites
Il se rendra lui-même sur les trois sites des attentats, à commencer par New
York dimanche soir pour un dépôt de gerbe à Ground Zero et un office du
souvenir en la chapelle Saint-Paul toute proche.
Lundi, il prendra un petit-déjeuner avec des pompiers new-yorkais. Dans
l'après-midi, il sera à Shanksville (Pennsylvanie), où s'est écrasé l'un des
avions détournés par les pirates de l'air d'Al-Qaïda, puis il présidera une
cérémonie au Pentagone, frappé par le 4e appareil.
A New York, les yeux seront tournés vers Ground Zero, symbole de la tragédie
et coeur des commémorations. Les familles pourront déposer des bouquets au
fond du site du World Trade Center, dont la reconstruction démarre à peine.
Cloches et minutes de silence
Reprenant une tradition désormais annuelle, époux et compagnons de victimes
y réciteront les noms des disparus, entrecoupés de pauses pour marquer les
attaques des tours jumelles et leur effondrement.
Les édifices religieux sont alors appelés à faire sonner leurs cloches,
tandis que la Bourse devrait respecter cinq minutes de silence avant
l'ouverture des marchés.
La nuit tombée, deux rais de lumière censés symboliser la présence des
gratte-ciel détruits illumineront le ciel new-yorkais. Des familles, qui ont
prévu une veillée sur place, ont appelé à allumer des bougies partout dans
le monde, en mémoire de toutes les victimes du terrorisme.
Solutions non violentes
Un autre groupe de proches devait réunir à New York une trentaine de
victimes d'attentats du monde entier pour discuter de solutions
non-violentes au terrorisme. Depuis quelques jours déjà, les événements se
comptent par dizaines à New York, où les politiques ont aussi accéléré le
mouvement pour annoncer les plans de reconstruction du World Trade Center.
Jeudi, le gouverneur George Pataki a réuni trois sommités de l'architecture,
Norman Foster, Richard Rogers, Fumihiko Maki, pour dévoiler les plans des
trois gratte-ciel qui viendront compléter le site. Juste à côté, le Tribute
Center a ouvert ses portes, créé par des familles et destiné à accueillir
les nombreux visiteurs de Ground Zero.
Partout les expositions se multiplient: au Musée du Gratte-ciel, à celui des
pompiers, expo d'objets retrouvés, reconstitution d'un magasin encore
couvert de poussière. Lundi, la Juilliard School et Carnegie Hall offriront
un concert spécial.
Mais la solennité n'est pas exempte de débats, et universités et
associations organisent des conférences parfois animées sur la sécurité et
la guerre, tandis que l'hebdomadaire satyrique «The Onion» ironise en Une
sur la paralysie du chantier de Ground Zero, «le trou mémorial du
11-Septembre».
Le Pentagone ouvert au public
A Washington, le Pentagone ouvrira exceptionnellement au public samedi. Cetn
quatre-ving-quatre lumières, une par disparu, seront installées, avant une
cérémonie le 11.
Des initiatives s'annoncent des quatre coins des Etats-Unis, où l'événement
domine les programmes télévisés: veillées dans le Massachusetts, cérémonie à
l'université du Colorado, minute de silence dans des commissariats de
l'Illinois ou des villes de Floride.
Une coalition antiguerre prévoit aussi des veillées dans treize Etats «en
mémoire de ceux tués le 11-Septembre et en raison de la guerre
antiterroriste du gouvernement Bush».
L'étranger n'est pas en reste. Une statue géante commandée par le président
russe Vladimir Poutine sera dévoilée lundi en face de la baie de New York.
Le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy assistera à New
York à une cérémonie à la mémoire de victimes. |
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09/09/2006 :
Hommage aux victimes du
11-Septembre au Pentagone
Plus de 1.000 personnes ont visité samedi le Pentagone pour rendre hommage
aux 184 victimes qui avaient péri dans le crash d'un des quatre avions
détournés le 11 septembre 2001.
C'est la seconde fois seulement que le bâtiment est ouvert au public depuis
les attentats.
Werner Gutermuth est venu de Fulda, en Allemagne, pour visiter le mémorial
dédié aux victimes des attaques. "On ne fait pas de différence entre les
pays. Peu importe où cela arrive, c'est douloureux".
La visite a débuté à l'extérieur du bâtiment, où le vol 77 d'American
Airlines s'était écrasé, sur le côté. Elle s'est poursuivie dans une
chapelle et le mémorial.
Ethan et Debbie Fleischman, originaires de Cincinnati, ont fait de cette
visite leur première étape à Washington. Même si elle n'a duré qu'une
quinzaine de minutes, ils sont repartis avec des souvenirs durables du
bâtiment et des autres visiteurs. "Ils n'ont pas oublié leur pays", a
souligné Ethan Fleischman, en hochant la tête vers la foule. "Cela va
vraiment droit au coeur".
Avec la reconstruction, il est désormais impossible de déceler le point
d'impact. Sans un guide militaire pour le dévoiler, peu de visiteurs
auraient su dire où il se trouvait. Une pierre brûlée par le carburant de
l'appareil est figée dans le mur. On peut y lire la date des attentats. A
droite de la pierre, pend un drapeau américain.
Une simple chapelle et une salle dédiée aux victimes figurent à l'intérieur
du bâtiment. Les noms des personnes tuées dans cette attaque sont inscrits
sur des panneaux noirs. Les morts "Héros de l'Amérique" séparent les
panneaux. A l'extérieur du bâtiment, un parc dédié à la mémoire de 8.000m2
est en cours de construction.
Parmi les visiteurs figurait un groupe de 25 à 30 personnes protestant
contre la guerre en Irak. Geoffrey Millard, membre des "Iraq Veterans
Against the War", a regretté que l'administration Bush utilise les attentats
du 11 septembre pour justifier le conflit. "Le 11-Septembre n'a rien à voir
avec l'Irak". AP |
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09/09/2006 : Des
rescapés de l'attaque du 11 septembre 2001 sur le Pentagone américain se
sont réunis à Washington, D.C. en souvenir de cette journée tragique. Les
familles des victimes de l'attaque sur le Pentagone, le 11 septembre 2001,
se sont rassemblés sur le site pour commémorer le 5e anniversaire de
l'attentat terroriste. Un mémorial près du Pentagone devrait être terminé en
2008. Il sera ouvert au public comme place de contemplation, de souvenir, de
réflexion et de renouvellement. Le président américain George W. Bush se
rendra au Pentagone à l'occasion de cette commmémoration. Il a également
prévu de visiter "ground zero" à New York et le site où s'est écrasé le vol
United Flight 93 en Pennsylvanie. |
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08/09/2006 :
Bataille d'images avant
l'anniversaire du 11 Septembre.
Alors qu’à New York, le maire célébrait le Manhattan post 11 Septembre,
al-Jezira diffusait une vidéo d’al-Qaida montrant, selon la chaîne arabe, la
préparation des attentats du 11 Septembre qui ont frappé de plein fouet le
quartier des affaires. Al-Jezira affirme que cette vidéo montre « pour la
première fois des dirigeants d'al-Qaida en train de planifier les attaques
du 11 Septembre et de s'entraîner à leur exécution ».
Oussama ben Laden, le chef de la nébuleuse terroriste, apparaît, en
compagnie d’une dizaine d’hommes masqués. La chaîne satellitaire a également
montré des images de deux des kamikazes du 11 Septembre, les Saoudiens Hamza
el-Ramdi et Wael el-Chehri qui évoquent la situation des musulmans notamment
en Bosnie et en Tchétchénie. A côté d’eux, des images d'avions et de tours
en feu. La vidéo montre également plusieurs hommes lourdement armés en train
d'escalader des zones rocheuses ainsi que des séances de combats entre
plusieurs personnes masquées. D'autres s'entraînent au karaté et au
maniement des armes, dont le couteau. Al-Jezira affirme n’avoir diffusé que
quelques minutes d'un document qui dure au total une heure et demie. |
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08/09/2006 :
Les figures
du 11-Septembre, cinq ans après
Ils ont été sur le devant de la scène médiatique au moment des attentats du
11-Septembre. Cinq ans après que sont-ils devenus?
Lire la suite........ |
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08/09/2006 :
Les restes de
nombreuses victimes n'ont jamais été trouvés --par Sara Kugler--
Agenouillé sur le toit d'un gratte-ciel de Manhattan, près de Ground Zero,
Ralph Geidel scrute minutieusement des graviers dans l'espoir de retrouver
des restes de victimes des attentats du 11-Septembre dont aucune trace n'a
jamais été retrouvée.
Ces derniers mois, quelque 760 fragments d'os humains ont été découverts sur
ce bâtiment de 40 étages, la tour Deutsche Bank, en cours de démolition,
située aux abords du site où se dressaient jadis les tours jumelles du World
Trade Center.
Pas moins de 2.749 personnes ont péri dans les attentats contre les tours
jumelles de New York, et les restes de 1.150 d'entre elles, dont le frère de
M. Geidel, n'ont jamais été retrouvés. De nombreuses familles de victimes
ont abandonné depuis longtemps tout espoir de retrouver des restes
identifiables de leur disparu.
Après les attentats, les sauveteurs ont d'abord découvert des corps entiers:
291 victimes ont ainsi été trouvées intactes. Mais à mesure qu'ils
s'enfonçaient dans la montagne de décombres du WTC, ils ont fini par ne plus
exhumer que des fragments.
Ralph Geidel continue à rechercher inlassablement des restes de son frère
Gary et d'autres victimes dont aucun fragment identifié n'a été découvert.
Pompier aujourd'hui à la retraite, il avait participé aux opérations de
recherche à Ground Zero après les attentats.
Sur le toit de la tour Deutsche Bank, le visage à quelques centimètres du
sol, il scrute le gravier à la recherche de minuscules fragments. Soudain,
il ramasse un petit objet et chausse ses lunettes pour l'examiner
attentivement. "Ce pourrait être un morceau de vertèbre", dit-il.
"Il faut chercher des choses qui ne sont pas à leur place ici",
explique-t-il. "On développe un certain sens de l'observation pour déceler
ce genre de choses, certaines formes comme les mains. J'ai trouvé beaucoup
de mains."
Au total, plus de 20.000 fragments humains ont été récupérés dans les débris
du WTC. Beaucoup l'ont été sur le site d'une ancienne décharge à Staten
Island, où les décombres ont été transportés et à nouveau examinés.
Les recherches se sont toutefois concentrées sur le site des tours jumelles
alors que des débris et des restes humains ont aussi été projetés dans les
alentours. Des os ont ainsi été retrouvés sur des bâtiments voisins. Les
toits d'immeubles proches ont été inspectés, mais certaines structures
étaient endommagées et une recherche approfondie n'a pu y être menée.
L'an dernier, les ouvriers préparant la démolition de la tour Deutsche Bank
ont trouvé de nombreux morceaux d'os, et les autorités ont dépêché un groupe
d'experts, dont M. Geidel, pour passer le toit du bâtiment au peigne fin.
"Il y a maintenant une faible lueur d'espoir de retrouver peut-être quelque
chose", déclare Lynn Castrianno, dont le frère, Leonard, n'a pas été
retrouvé. Le fait de ne pas avoir le moindre reste humain du disparu rend le
travail de deuil plus difficile, souligne-t-elle.
Mais beaucoup de proches de victimes ne sont pas sûrs de vouloir rouvrir de
vieilles blessures. On leur a dit il y a bien longtemps que l'ADN de
nombreux restes humains étaient trop dégradés pour permettre une
identification. Beaucoup ont ainsi perdu tout espoir que des restes de leur
disparu soient identifiés.
Toutefois, les scientifiques ne désarment pas. La société Bode Technology
Group, engagée pour travailler sur les restes des victimes du 11-Septembre,
a mis au point de nouveaux procédés encourageants pour identifier des
fragments d'os, qui ne pouvaient l'être avec des techniques classiques. AP |
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07/09/2006 :
Les familles
des victimes du 11-Septembre, un lobby puissant --par Amy Westfeldt--
Leur combat les a conduits au Congrès, dans des tribunaux et à "Ground Zero".
Elles veulent que justice soit faite ou simplement récupérer les restes de
leurs proches. Au cours des cinq dernières années, les familles des victimes
des attentats du 11 septembre 2001 sont devenues de fait un lobby puissant.
Elles ont ainsi obtenu le retrait du projet de construction d'un musée sur
le site où s'élevaient les tours jumelles du World Trade Center, des
modifications importantes du mémorial, ainsi que la création de la
commission d'enquête indépendante sur les attaques. Même si elles
reconnaissent que leurs combat cache autre chose.
"Mon mari a été tué et j'ai une fille. Je voulais que le pays soit mieux
préparé à de futures attaques", explique Kristen Breitweiser, une des quatre
veuves connues sous le nom des "Jersey Girls" qui ont milité pour obtenir la
création d'une commission d'enquête. "Cela ne s'est pas produit. Lorsque
personne d'autre le fait, cela échoit aux familles". "La colère nourrit mon
travail, ma passion et mes réussites", renchérit Sally Regenhard, dont le
fils, pompier, est mort dans le WTC. "J'ai mis mon travail de deuil de
côté".
Donald Goodrich s'est impliqué pour être sûr que le 11-Septembre ne se
reproduirait jamais. Cet avocat du Vermont voulait comprendre pourquoi son
fils Peter est mort et qui aurait pu empêcher cela. Il ne peut qu'imaginer
les derniers instants de sa vie, lorsqu'un avion United Airlines s'est
écrasé dans la tour sud du World Trade Center.
"Il a tout simplement disparu", explique le fondateur de l'organisation
"Familles du 11-Septembre", qui rassemble 2.300 membres. "L'imagination
peut-être une chose terrible. Je voulais remplacer mes craintes les plus
effroyables sur ses derniers instants par quelque chose de substantiel mais
je n'ai pas pu".
Kristen Breitweiser constate que les familles se sont mobilisées quand le
gouvernement les a abandonnées. "Nous ne souhaitions rien de mieux que de
voir nos élus s'occuper de toutes ces questions mais ils ne l'ont jamais
fait", déplore-t-elle.
Mais leur engagement n'est pas du goût de tous. Certains ont ainsi affirmé
que ces activistes ne représentaient qu'une infime fraction des proches de
victimes, qu'ils désiraient attirer l'attention sur eux ou étaient trop
bouleversés pour penser de manière rationnelle. Des familles ont également
regretté cette mobilisation.
L'an dernier, les organisateurs d'une campagne destinée à obtenir le retrait
de la construction d'un musée de la liberté à "Ground zero" affirment avoir
récolté plus de 40.000 signatures pour leur pétition en ligne. Mais la
plupart n'émanaient pas de proches de victimes. Plus de 13.000 personnes ont
en outre signé un appel visant à redessiner certaines parties du mémorial.
Leurs efforts ont payé.
Des responsables politiques ont tenté d'utiliser cette popularité. Kristen
Breitweiser a ainsi fait campagne pour le candidat démocrate John Kerry
pendant la présidentielle de 2004. Et Debra Burlingame, soeur du pilote de
l'avion qui s'est écrasé sur le Pentagone, a prononcé un discours devant le
congrès du Parti républicain.
Après la mort de son frère aîné Harvey dans les tours jumelles, Anthony
Gardner a rapidement mené le combat autour du développement du site. En
début d'année, il a notamment déposé une plainte qui a retardé la
construction du mémorial. Il n'a trouvé un équilibre qu'après avoir
transformé son militantisme en emploi à plein temps, louant un petit bureau
dans le New Jersey pour diriger un groupe de défense à but non lucratif. "Je
continue à le faire pour Harvey", dit-il.
Mais cet engagement a un coût. "Je n'ai pas eu d'emploi rémunéré depuis cinq
ans. Je m'y consacre à plein temps", souligne Debra Burlingame, qui a écrit
des tribunes sur la sécurité et "Ground zero", dont une a lancé la campagne
pour obtenir l'abandon du projet de musée.
Diane Horning dirige une association cherchant à récupérer les restes non
identifiés de plus de 1.100 victimes. Elle regrette que cela soit au coeur
de sa vie. "Ce n'est pas épanouissant. C'est une chose vers laquelle vous
êtes conduit parce que vous n'avez pas d'autre choix". AP |
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07/09/2006 :
Ceux qui ont
vécu la tragédie.
Il y a des gens pour qui l’expression «le monde a changé le 11 septembre
2001» a une signification toute particulière. Parce que dans ces attentats
terroristes, ils ont perdu un être cher et, aujourd’hui, ils craignent qu’on
oublie.
Ce jour-là, près de 3000 personnes ont perdu la vie à New York, dans les
attaques sur le World Trade Center, mais il y a aussi eu 184 victimes au
Pentagone, en Virginie, à un jet de pierre de la capitale américaine.
Tous ont une histoire à raconter sur leur 11 septembre. Certains ont eu un
pressentiment, d’autres ne voulaient tout simplement pas y croire, d’autres
encore se sont précipité au travail.
Lire la suite........ |
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06/09/2006 :
De ce jour,
il reste des chiffres venus des décombres : 144 alliances, 437 montres,
119 boucles d'oreilles, 80 bracelets, 19 858 débris humains... Et d'autres
encore, 760 km/h et 950 km/h, la vitesse des avions s'encastrant dans les
tours du World Trade Center, 980 °C la température des incendies qui les
anéantirent. |
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05/09/2006 :
Les officiels ont
délibérément évité les pelles traditionnelles et les casques de protection
qui auraient rappelé les images sinistres du 11 septembre 2001. George
Pataki, le gouverneur de l’Etat de New York, son collègue du New Jersey,
James McGreevey, et le maire de New York, Michael Bloomberg, ont sobrement
contemplé de la tribune la pose de la « pierre angulaire » de la future tour
de la Liberté (Freedom Tower), pièce maîtresse du projet de reconstruction
salué comme « un nouveau commencement » sur les cendres du World Trade
Center.
C’est une cérémonie simple et émouvante, chargée de symbole, qui s’est
déroulée hier, 4 juillet, jour de la fête nationale marquant le 228e
anniversaire de l’indépendance du pays, au fond du trou laissé encore béant,
près de trois ans après la tragédie, par la destruction des tours jumelles.
Tout est dit dans le message inscrit sur le bloc de granit de vingt tonnes
extrait des montagnes Adirondack : « Pour honorer la mémoire de ceux qui ont
perdu la vie le 11 septembre 2001 et en hommage à l’esprit durable de la
Liberté le 4 juillet 2004. » Le nom des 2 749 victimes a déjà été
immortalisé sur un monument au sommet des collines Watchung, dans le New
Jersey, d’où l’on découvre la silhouette amputée de Manhattan.
Initialement prévue pour septembre, la cérémonie a été avancée à la demande
du gouverneur Pataki qui a souligné, hier, que « les terroristes qui ont
attaqué New York n’ont pas détruit la foi de l’Amérique dans la liberté ». «
La cause de la liberté ne pourra jamais être vaincue », a renchéri le maire
Bloomberg en reprenant le thème central de tous les discours, y compris des
homélies prononcées, dans un esprit oecuménique, par un prêtre puis un chef
spirituel musulman.
Le symbole était aussi dans le nom de la future tour de la Liberté et dans
sa forme élancée, avec une flèche excentrée évoquant le bras tendu vers le
ciel de la statue de Bartholdi toute proche, ainsi que dans sa hauteur
record : 1 776 pieds (soit 592 mètres) un chiffre correspondant à l’année de
l’indépendance américaine et qui fera de l’édifice le plus élevé du monde...
pour le moment. Les 70 étages de bureaux, surmontés de trois niveaux pour
les visiteurs, dont des restaurants et un observatoire seront complétés par
une hauteur inoccupée, où seront notamment logés les câbles de tension. Les
tours jumelles comportaient, elles, 110 étages.
La flèche qui coiffera l’ensemble du haut de ses 84 mètres devrait mettre la
touche finale à l’édifice fin 2008-début 2009. Mais de nombreuses
incertitudes pèsent sur le reste du projet, qui comprend notamment la
construction de quatre tours complémentaires d’ici à 2012-2015, ainsi qu’un
réaménagement urbain global de toute la partie sud-ouest de Manhattan qui
est encore loin de faire l’unanimité.
Incertitude financière d’abord. Le promoteur Larry Silverstein espérait
récupérer sept milliards de dollars de dédommagement pour la perte des tours
jumelles dont il avait la concession. Les compagnies d’assurance, qui
contestaient son droit à une double indemnisation correspondant à ce que
Silverstein estimait être deux actes terroristes différents, sont allées
devant les tribunaux, qui ont rogné deux milliards. La seule certitude à ce
stade concerne le financement de la tour de la Liberté, dont le coût est
estimé à 1,5 milliard de dollars.
L’incertitude règne aussi sur la forme définitive du projet d’ensemble. La
collaboration entre les architectes n’a pas été des plus harmonieuses. David
Libeskind, qui a dessiné la « Freedom Tower » après avoir remporté le
concours sur plus de 5 000 candidats, a dû se défendre, dans une tribune du
New York Times, d’avoir vu son rôle « rétréci » comme l’avait affirmé le
journal, devant l’influence grandissante de l’architecte engagé par Larry
Silverstein, David Childs. Les influences sont surtout politiques, le
gouverneur Pataki s’étant personnellement identifié à la reconstruction du
site lui-même, tandis que le maire Bloomberg s’en est distancié pour
privilégier la revitalisation des quartiers environnants. Le mois prochain,
la convention républicaine du mois prochain se tiendra à New York. George W.
Bush s’y posera en défenseur de la liberté incarnée par la renaissance
annoncée du World Trade Center. |
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04/09/2006 :
World trade center : le combat
des symboles et des dollars.
Les New-yorkais le disent et
le redisent : leur besoin, leur désir est de « se souvenir en avançant ». Or
depuis cinq ans, c’est un gouffre béant, urne des 2749 personnes mortes dans
l’effondrement du World Trade Center, qu’ils longent quotidiennement. Les
idées, les projets n’ont pas manqué. Mais depuis que le choix de la
reconstruction a été arrêté, que de changements, de remises en questions et
de conflits. Parmi toutes ces querelles, celle qui a opposé Silverstein et
Libeskind a sans doute été la plus intense, le magnat de l’immobilier
imposant à l’architecte d’incessantes révisions de ses plans, et les deux
déplorant de manière opposée le rôle des politiques : pour M. Libeskind, «
le pouvoir politique a été trop léger », tandis que M. Silverstein déclarait
: « Avec l’implication des pouvoirs publics, le processus est devenu bien
plus difficile, bien plus complexe, et en tout cas bien plus long. » Des
intérêts divergents, ceux des affaires, ceux de l’art, ceux des victimes ou
des politiques, ont fait le reste. Un sondage réalisé en juillet par la Pace
University indique que 48% des résidents de la pointe de Manhattan jugeaient
que la reconstruction était sur une mauvaise voie.
Pourtant, le chantier a démarré, et les nouveaux bâtiments devraient être
prêts en 2010. La reconstruction est organisée en deux programmes distincts
: le programme du mémorial pour Ground Zero, qui prévoit, à l’emplacement
des tours jumelles, cinq tours (parmi lesquelles la Tour de la liberté), le
mémorial et son jardin et les deux bâtiments du complexe culturel, et le
plan de redéveloppement pour le quartier sud de Manhattan, mis au point pour
recréer commerces, bureaux, espaces publics, et infrastructures de base.
La Tour de la liberté est présentée comme la pièce centrale des lieux,
hautement symbolique. Une base cubique de mêmes dimensions que les tours
jumelles - 61mx61mx61m - au-dessus des 69 étages, un observatoire de verre,
qui concentrera des rayons lumineux chaque 11 septembre entre 8h46 et 10h28
(heures des collisions), une antenne culminant à... 1776 pieds (541 mètres
et date de la Déclaration d’indépendance...).
Dans un contexte encore troublé par des incertitudes sur les attentats, sur
fond de fausses questions et de réponses insuffisantes une activité
fonctionne, elle, sans problème : sur la boutique du site newyorknetguide,
on trouve déjà : « Le projet du nouveau World Trade Center gravé dans un
bloc de verre... Pour avoir la future ligne d’horizon de Manhattan devant
les yeux avec 10 ans d’avance ! Dimensions : 5cm de côté par 8cm de hauteur
».www.agoravox.fr |
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04/09/2006 :
Des survivants du 11
septembre organisent des visites guidées de Ground Zero
Nahal Toosi Associated
Press
Soixante-cinq mille mètres carrés. Sept édifices. Des dizaines de milliers
de personnes. Deux tours englouties. Un code postal — le 10 048 — disparu.
Ce tour guidé de Ground Zero était déjà riche en statistiques diverses.
Puis, le moment est venu pour Marianne Barry de donner corps à tous ces
chiffres. Brandissant un portrait de son mari, elle s'est mise à raconter
que Maurice Barry était un agent de police des autorités portuaires
new-yorkaises. Sa femme et ses enfants attendaient son retour à la maison,
le 11 septembre 2001. Mais il n'est jamais rentré. Son arme de service a été
retrouvée, mais son corps, lui, n'a jamais été inhumé.
«Pour nous, il s'agit de son cimetière», a-t-elle dit, regardant le gouffre
béant derrière elle.
Il faut faire preuve d'imagination lors d'une visite à Ground Zero. Après
tout, ce qui s'y trouvait avant est disparu. Et ce qui le remplacera ne sera
pas là avant des années.
En ce 5e anniversaire des attentats terroristes, il n'y a qu'une clôture
autour d'un chantier de construction. Des panneaux installés sur place
décrivent toutefois les attentats et présentent une liste des victimes.
C'est peu, mais l'endroit attire tout de même des centaines de milliers de
visiteurs par année, selon des estimations conservatrices.
Il y a environ un an, un groupe de personnes ayant des liens importants avec
les attentats du 11 septembre a commencé à offrir des visites guidées par
l'intermédiaire d'un organisme appelé Tribute WTC Visitors Center. Parmi les
guides, des survivants aux attentats, des personnes qui ont perdu des
proches, des employés des services d'urgence et d'autres bénévoles.
«Les gens qui venaient ici voulaient avoir des informations sur ce qui s'est
passé mais ils souhaitaient aussi rendre hommage à quelqu'un, a dit Lynn
Tierney, présidente du centre. L'interaction avec les gens est très
intense.»
Chaque groupe de visiteurs est accompagné par deux guides. Les visiteurs
marchent le long des clôtures autour du site — ils ne sont pas autorisés à
aller à l'intérieur de la zone clôturée — et dans les édifices du secteur,
dont le World Financial Center, ce qui leur permet d'avoir accès à des
points de vue différents pour observer Ground Zero. Les guides ont avec eux
des photos des tours ainsi que des informations historiques au sujet de
l'endroit.
Ils passent beaucoup de temps à aider les touristes à se faire une image de
l'endroit avant les attentats, ce que la télévision et les photographies
n'arrivent pas à rendre totalement.
Paige Pantezzi, qui s'est échappée d'un des édifices en flammes, ce jour là,
raconte aux visiteurs que les tours jumelles servaient de point de repère
aux New-Yorkais.
«C'était notre compas, a dit Mme Pantezzi, âgée de 34 ans. C'était notre
soleil et notre lune.»
Mickey Kross, un lieutenant qui a récemment pris sa retraite des services
d'incendie, est resté coincé pendant quelques heures sous les décombres. À
ceux qui lui demandent comment il s'est senti, un peu mal à l'aise d'évoquer
cette question, il répond : «J'ai eu peur !».
Certains visiteurs ne posent pas de question du tout, pleurant et tombant
dans les bras des autres avec eux.
Le centre est le principal organisme offrant des visites guidées au World
Trade Center. Sa mise sur pied, sa construction et les coûts de sa
programmation ont atteint environ 6 millions de dollars américains,
jusqu'ici, dont 3 millions $ provenant des autorités portuaires de New York
et du New Jersey, ainsi que 3 millions $ du Lower Manhattan Development Corp.
Mais il reste encore du travail à faire. Ses bureaux, au 120 Liberty St.,
qui incluent une galerie témoignant du 11 septembre et de ses répercussions
internationales, ouvrent le 6 septembre. Son site Internet est embryonnaire
et peu de publicité a été faite.
Néanmoins, les visites attirent des dizaines de personnes, dont plusieurs
ignorant le lien que leurs guides entretiennent avec la catastrophe.
Selon des représentants du centre, en septembre, les guides auront
accompagné 20 000 personnes sur les lieux.
Mme Tierney croit possible qu'une fois le monument du 11 septembre inauguré,
le visites organisées par le Tribute Center seront reconnues officiellement.
Le centre compte actuellement sur 120 guides et offre deux visites par jour,
durant la semaine, et quatre visites chaque jour, la fin de semaine.
Mme Tierney a indiqué que l'objectif est d'avoir éventuellement 300 guides
et d'offrir un plus grand nombre de visites.
Les billets obtenus par réservations coûtent 10 $, mais plusieurs personnes
se présentent sur place directement et ne paient rien. |
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03/09/2006 :
Washington s'attelle à démonter les théories du complot du 11/09 par Jim
Wolf (Reuters) - Le gouvernement des Etats-Unis a entrepris de combattre
vigoureusement les théories alternatives à la version officielle sur la
destruction du World Trade Center, à New York, à l'approche de la
commémoration du cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.
Selon un sondage réalisé en juillet pour l'université de l'Ohio et l'agence
Scripps Howard, plus d'un tiers des Américains pensent que des responsables
américains ont contribué aux attentats ou n'ont en tout cas rien fait pour
les empêcher afin de justifier le déclenchement d'une guerre.
Le département d'Etat a vivement rejeté cette semaine ces théories du
complot concernant le World Trade Center, ainsi que les autres remises en
question de la version officielle de ces événements circulant sur internet.
Il établit une liste des mythes les plus en vue concernant le 11-Septembre.
La plus populaire soutient que les tours jumelles ont été détruites par des
explosifs cachés dans les bâtiments, et non par les incendies provoqués par
les avions de ligne détournés qui y ont été précipités.
"C'est la conclusion que peuvent tirer des gens mal informés sur ces
effondrements, mais des experts de la démolition mettent en avant de
nombreuses différences", rétorque à cela le site du département d'Etat
(http://usinfo.state.gov/media/misinformation.html).
Les professionnels de la démolition font toujours sauter en premier les
étages inférieurs d'une structure alors que dans le cas des tours jumelles,
l'effondrement a commencé dans les étages supérieurs, au point d'impact des
Boeing 767, souligne le département d'Etat.
Près de 3.000 personnes ont péri dans les attentats du 11 septembre 2001.
L'administration Bush a répliqué en menant une campagne militaire contre
l'Afghanistan peu de temps après puis, en 2003, contre l'Irak.
DES "INFORMATIONS CORRECTIVES"
Selon une porte-parole du département d'Etat, Joanne Moore, ce dernier se
contente de fournir des "informations correctives" face aux informations
circulant dans les médias et sur internet.
Elle précise que les informations fournies par le département d'Etat pour
contrer ces théories ne sont pas nouvelles et proviennent de sources
accessibles à tous.
Dans le même ordre d'idées, l'Institut national des normes et de la
technologie (NIST) a publié mercredi sur son site internet une fiche de
questions-réponses destinée elle aussi à démonter les théories alternatives
circulant sur l'incendie et l'effondrement des tours.
Le NIST, après trois ans d'enquête, a imputé l'écroulement des tours au fait
qu'elles aient été percutées par les avions de ligne détournés, qui étaient
pleins de kérosène.
L'incendie qui en a résulté, dont la température a pu atteindre 1.000 degrés
Celsius, a entraîné une déformation des colonnes au périmètre des bâtiments
puis leur effondrement, explique le NIST dans son enquête en 43 tomes, dont
le rapport final a été présenté en octobre dernier.
Dans les 14 questions-réponses sur le World Trade Center, le NIST, qui est
une émanation du ministère du Commerce, affirme que son enquête ne trouve
pas d'éléments soutenant la "théorie de la crêpe" selon laquelle
l'écroulement est dû à la défaillance successive des différents étages,
comme c'est le cas dans une destruction contrôlée réalisée au moyen
d'explosifs.
"Le NIST est un groupe de chercheurs du gouvernement dont les chefs sont
nommés par (le président George) Bush et il était donc peu probable que leur
rapport diffère de la version politique", estime cependant Kevin Ryan, l'un
des responsables du Journal of 9/11 studies, qui paraît sur internet.
Ryan se présente lui-même comme un ancien chef de chantier d'Underwriters
Laboratories, une organisation à but non lucratif vérifiant au moyen de
tests la sécurité des produits et leur certification. "Plus on apprend de
choses sur cette enquête, plus on s'inquiète", dit-il |
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01/09/2006 :
Des
familles de victimes du 11 septembre craignent l'oubli.
Des familles de victimes du 11-Septembre ont lancé jeudi un programme
visant à sensibiliser les lycéens aux attentats de 2001, dont le souvenir
semble se dissiper, si l'on en croit un récent sondage. Le World Trade
Center United Family Group s'est associé à des éducateurs du Taft Institute
of Government de l'université du Queens, à New York, dans le cadre d'un
projet consistant à distribuer des kits d'information sur les événements du
11 septembre 2001 dans des lycées américains.
Cinq ans après les attentats contre New York et Washington, les enseignants
ne disposent pas des supports éducatifs dont ils auraient besoin pour
évoquer le sujet, a déclaré le directeur exécutif du groupe représentant les
familles, Anthony Gardner, dont le frère a péri dans le World Trade Center.
Il a expliqué que pour les besoins de ce programme, un historien
interrogerait des témoins oculaires, des élus et des proches de victimes des
attentats. Le kit d'information sera distribué aux lycées en septembre 2007.
L'objectif est de lutter contre l'"ennui et le cynisme" dont font souvent
preuve les lycéens lors de leurs cours d'éducation civique, a déclaré pour
sa part Patricia Reilly, présidente du conseil d'administration de WTC
United, qui a perdu une soeur dans les attentats.
Elle a cité un récent sondage qui a révélé que 30% des personnes interrogées
ignoraient en quelle année ils s'étaient produits.(Reuters) |
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31/08/2006 :
Cinq ans
après le 9/11, les Américains ont toujours peur d'un nouvel attentat à
(AP) A l'approche du cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre,
la peur n'a pas abandonné les Américains. Selon un sondage AP-Ipsos, plus de
la moitié des habitants des villes frappées, New York et Washington,
craignent une nouvelle attaque.
Selon ce sondage, 35% des Américains ont peur d'être un jour victime du
terrorisme, craignent de devenir victimes du terrorisme, un pourcentage qui
a grimpé à 43% après la révélation d'un complot présumé déjoué à Londres qui
aurait visé des vols à destination des Etats-Unis.
Si 59% de la population approuve la réponse du président George W. Bush aux
attentats du 11 septembre, moins de la moitié des habitants de New York et
Washington partagent ce sentiment.
Les plus traumatisés restent les New-Yorkais: ils sont six sur dix à avoir
repensé récemment à ce jour fatidique d'il y a cinq ans, contre moins de la
moitié des Américains en général.
Ce sondage a été réalisé du 7 au 9 août et du 15 au 17 auprès d'un millier
de personnes à chaque fois, ainsi que 402 à Washington et 402 à New York,
entre le 6 et le 10 août. |
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29/08/2006 :
Veillées
et rencontre internationale pour les familles du 11-Septembre.
une association de familles de victimes du 11-Septembre appelle à allumer
des bougies partout dans le monde le soir du 11 septembre prochain, en
mémoire des personnes disparues lors d'attentats terroristes aux quatre
coins de la planète.
A la même période, une autre organisation prévoit de rassembler à New York
une trentaine de victimes d'attentats venues du monde entier, pour une
réunion visant à discuter des "solutions efficaces pour briser le cercle de
la violence".
"Voices of September 11th", une des principales organisations créées après
les attentats du World Trade Center et du Pentagone, a invité mardi dans un
communiqué "familles et communautés du monde" à allumer une bougie, "en
privé ou en public, unies dans la mémoire des victimes", le 11 septembre à
19H00, heure locale, (23H00 GMT).
L'association indique avoir fait part de son initiative à des associations
new-yorkaises de rescapés et de secouristes et à des familles installées à
Londres, Madrid, en Afghanistan, en Jordanie ou en Israël.
A New York, plusieurs familles se retrouveront à 19H00 pour une veillée aux
chandelles à Ground Zero.
Au même moment, "September 11th Families for Peaceful Tomorrows", une
association de familles de victimes créée en 2002 et notamment opposée
depuis toujours à la guerre en Irak, a annoncé mardi la tenue à New York du
8 au 14 septembre d'une conférence intitulée "Victimes civiles, solutions
civiles".
Outre des familles du 11-Septembre, cette assemblée réunira une trentaine de
victimes d'attentats ou leurs familles venues de 18 pays (Russie, Israël et
territoires palestiniens, Irlande, Algérie, etc). Parmi eux figureront le
père d'un homme décédé dans les attentats de Madrid ou une femme témoin de
la prise d'otages de l'école de Beslan.
Selon David Potorti, directeur de "Peaceful Tomorrows", le but est de créer
"un réseau international pour promouvoir les initiatives en faveur de
solutions non-violentes au terrorisme".
"Cinq ans après le 11-Septembre, nous voyons les limites de nos actions
militaires, qui ont souvent généré plus de violence, plus de victimes
civiles et accru le sentiment anti-américain", dit-il. "Cette conférence
sera l'occasion d'écouter ceux qui ont été le plus touchés par le
terrorisme, la violence et la guerre".AFP |
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28/08/2006:
DEPUIS LE
11 SEPTEMBRE: Cinq années de tourmente pour les États-Unis
Cinq ans après le traumatisme du 11 septembre, les États-Unis se retrouvent
embourbés dans une guerre sanglante en Irak et embarqués dans une croisade
antiterroriste qui menace jusqu'aux libertés censées définir leur identité.
Le 11 septembre 2001, sous un ciel limpide, 19 pirates de l'air ont provoqué
la mort de près de 3000 personnes, et mis fin à l'illusion d'invincibilité
qui berçait l'Amérique depuis la chute de l'empire soviétique.
Lire la suite........ |
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28/08/2006:
CNN
rediffusera les événements du 11 Septembre 2001.
A l'occasion des cinq ans des événements du 11 septembre 2001, le groupe CNN
propose de rediffuser une journée qui aura changé la face du monde.
Cinq ans après...
Le chaîne états-unienne CNN, filiale de Time Warner, retransmettra sur
Internet le 11 septembre prochain et dans les conditions du direct les
reportages suivant le premier puis le second crash aérien ainsi que la chute
du World Trade Center.
Les internautes pourront observer le flux sur le Web qui débutera quelques
minutes avant les premières dépêches aux alentours de 08h30 annonçant qu'un
avion s'était écrasé sur le WTC. Celui-ci sera diffusé le 11 Septembre 2006
" en temps réel ", sans coupures, tel qu'il y a cinq ans et ce pendant trois
heures et demie. Jusqu'à midi et bon appétit.
..revivez le drame.
Pour ce jour si spécial, CNN fera de son portail vidéo, CNN Pipeline, un
espace entièrement gratuit tandis qu'habituellement les visiteurs paient
2,95 dollars par mois ou 24,95 par an, soit 19,50 euros environ pour quatre
canaux de diffusion. Le 11 septembre, les utilisateurs ne visionneront ce
flux - celui-ci étant diffusé sur un canal unique - que s'ils le souhaitent,
de manière à éviter toute visualisation accidentelle.
Selon David Prayne, vice-président senior et manager général de CNN.com :
" Nos utilisateurs pourront choisir de voir le flux des événements du 11
Septembre 2001, ou de voir les commémorations du mémorial au Ground Zero, ou
ils pourront aussi cliquer sur les éléments interactifs du site. (...) Ils
ont la possibilité de déterminer le meilleur moyen de retracer cet
anniversaire. "
Un bien triste anniversaire cependant.
Accéder à CNN.com |
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28/08/2006:
Les 58e "Emmys"
sous le signe du 11-Septembre.
Les productions traitant du terrorisme, de l'espionnage et de la guerre
à l'honneur de la cérémonie des Oscars de la télévision américaine.
Les Awards sont décernés chaque année par l'Académie internationale des Arts
de la Télévision (AP)
Cinq ans après les attaques du 11-Septembre, les 58è Emmy Awards, les Oscars
du petit écran américain, auront lieu dimanche 27 août à Los Angeles sous le
signe de l'espionnage, du terrorisme et de la guerre. Avant que Hollywood ne
le fasse, la télévision s'est en effet emparée de l'histoire des attentats
du 11-Septembre pour inspirer ses productions, à l'image de "Flight 93"
("Vol 93"), nommé six fois aux Emmys, qui relate l'histoire de l'avion
détourné qui s'est écrasé en Pennsylvanie après la resistance héroïque de
ses passagers. Sur le même thème, deux documentaires sont nominés : "The
flight that fought back ("Le vol qui a riposté"), produit par Discovery
Channel, et "Inside 9/11" par la chaîne National Geographic. |
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26/08/2006:
Exposition à New York : Les vêtements poussiéreux du 11 septembre.
À quelques semaines du cinquième anniversaire des attentats terroristes du
11 septembre 2001, une exposition commémorant les événements tragiques a été
inaugurée vendredi à New York.
Intitulée «Élégie dans la poussière», l'exposition présente plusieurs
photos, mais surtout des vêtements salis et abîmés par la poussière produite
lors de l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center.
Les vêtements proviennent de la boutique Chelsea Jeans, qui était située à
proximité du World Trade Center. Ils ont été préservés tels que le
propriétaire du magasin les a trouvés au lendemain des attentats en entrant
dans son commerce.
Des milliers de personnes ont visité la boutique et sa section poussiéreuse,
gardée telle quelle en permanence jusqu'à la fermeture du commerce en
octobre 2002. Les vêtements ont par la suite été confiés à la Société
d'histoire de New York. |
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16/08/2006:
Dix appels
dévoilés mercredi sont ceux d’occupants du World Trade Center, dont les voix
ont été masquées en raison de leur charge émotionnelle. AP
Ecoutez
les extraits sur le site du New York Times
.
"C’est la confusion". Tentant d’organiser les secours à l’intérieur du World
Trade Center en flammes, le chef de bataillon Dennis Dillon avait alerté le
centre d’appel des pompiers sur les difficultés de communication dans la
tour sud, selon l’enregistrement de la conversation, qui a été diffusé
mercredi.
Lire la suite........ |
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16/08/2006 :
Le 11 septembre
se prépare au Maroc
Réalisée par David L.Cuningham, la série «Path to 9/11» revient sur les
attentats du 11 septembre. Elle a été tournée en partie à Tanger et à
Ouarzazate. Près de deux cents figurants marocains y ont interprété des
rôles d’Afghans.
Les attentats du 11 septembre 2001 continuent à faire couler beaucoup
d’encre. L’écrivain américain Cyrus Nowrasteh s’est intéressé à cette
affaire et a écrit le scénario de « Path to 9/11 » (Le chemin vers le 11
septembre.) Le réalisateur David L. Cuningham a adapté ce scénario à la
télévision et en a fait une mini-série qui sera diffusée à partir du 11
septembre sur la chaîne ABC. Le choix de cette date n’est pas fortuit : elle
coïncide avec la célébration du cinquième anniversaire des tristement
célèbres attentats contre le World Trade Center.
Lire la suite :
site de la série |
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16/08/2006 :
Les appels passés aux urgences le 11 septembre 2001
décrivent le chaos à l'intérieur du World Trade Center -- par Amy
Westfeldt --
AP
"C'est la confusion". Tentant
d'organiser les secours à l'intérieur du World Trade Center en flammes, le
chef de bataillon Dennis Dillon avait alerté le centre d'appel des pompiers
sur les difficultés de communication dans la tour sud, selon
l'enregistrement de la conversation, qui a été diffusé mercredi.
Au total, 1.613 appels des secouristes ou des personnes coincées dans les
tours jumelles ont été rendus publics, donnant une idée plus précise encore
de l'horreur et de la confusion qui ont régné dans les tours percutées le 11
septembre 2001 par deux avions détournés.
Lire la suite |
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16/08/2006 :
Un sauveteur mystérieux de 9/11 se démasque :
Canoë d'après AP : ©AP/Jason Thomas
Depuis des années, les autorités se questionnaient sur l’identité d’un
marine américain qui s’est trouvé au World Trade Center le 11 septembre,
aidant à retrouver deux officiers de police ensevelis sous les décombres
avant de disparaître.
Même les producteurs d’un nouveau film racontant le sauvetage, World Trade
Center, n’arrivaient pas à retrouver le soldat mystérieux, qui n’avait donné
comme nom que celui de Sgt Thomas.
Lire la suite |
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12/08/2006 :
Le 11 septembre
cartonne...
Le "World Trade Center" d’Oliver Stone, première adaptation hollywoodienne
de la tragédie new-yorkaise du 11 septembre 2001, a recueilli 4,4 millions
de dollars de recettes mercredi, jour de sa sortie en Amérique du nord,
selon des chiffres du studio Paramount divulgués jeudi.
Ces recettes permettent au film, dont Nicolas Cage tient le rôle principal,
de décrocher la deuxième place des entrées aux Etats-Unis et au Canada,
derrière la comédie "Talladega Nights", d'après le classement du site
Internet spécialisé boxofficemojo.
Le film, qui raconte la miraculeuse survie de deux policiers dépêchés dans
les tours jumelles de New York après les attentats, a été généralement salué
par la critique. Il faudra toutefois attendre la fin du week-end pour avoir
une meilleure idée de la carrière commerciale de ce long métrage doté d'un
budget de 65 millions de dollars. |
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 10/08/2006 :
Les attentats du 11 septembre en BD.
Sur la base d’un rapport du Congrès américain, deux auteurs de BD ont mis en
images les attentats de 2001.
Alors qu’à l’approche du 5e anniversaire des attentats du 11 septembre, le
cinéma s’est emparé de l’événement ("United 93" de Paul Greengrass et "World
Trade Center" d’Oliver Stone), le 9e Art n’est pas en reste : une bande
dessinée paraîtra le mois prochain outre-Atlantique, en se basant sur le
rapport de la Commission d’enquête du Congrès sur les attentats rendu en
décembre 2005.
A partir de ce document de 600 pages peu grand public il est vrai, Ernie
Colon et Sid Jacobson ont réalisé un ouvrage de 150 pages publié chez Farrar,
Straus and Giroux (FSG). Colon a notamment dessiné "Richie Rich" et "Casper
le fantôme" pendant 25 ans.
"The 9/11 Report : A graphic adaptation" retrace les attentats du World
Trade Center, du Pentagone et de Pennsylvanie, depuis l’entraînement des
pirates de l’air jusqu’aux mesures antiterroristes prises par le
gouvernement Bush. "C’est une façon d’écrire l’Histoire" expliquait il y a
quelques semaines à l’AFP, Jeff Seroy, vice-président du marketing de FSG.
"Le but de cette bande dessinée est d’instruire un très large public pour
que le lecteur soit un citoyen informé" ajoutait-il, soulignant la dimension
didactique du projet : l’éditeur FSG espère que son ouvrage sera utilisé
dans les écoles et lu par les étudiants pendant longtemps.
Au fil des planches - au graphisme des plus classiques-, les lecteurs
américains reconnaîtront donc des "héros" bien connus : le chef des pirates
Mohammed Atta, Oussama ben Laden, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld,
la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, Colin Powell, le ministre de la
Justice d’alors John Ashcroft (Justice), l’ancien patron de la CIA George
Tenet, et bien sûr George Bush.
Pour les auteurs, pas question de soulever les points controversés : à grand
renfort de bulles et d’onomatopées, ils se sont appliqués à respecter
scrupuleusement le rapport de la Commission. D’ailleurs "99%" des mots de la
BD viennent du rapport, a précisé Jacobson au Washington Post.
Pas d’étonnant donc que l’exemplaire envoyé aux hauts fonctionnaires de la
commission ait recueilli plus que leur approbation : l’ancien gouverneur
Thomas H. Kean du New Jersey, qui a présidé la commission, et son
vice-président Lee H. Hamilton en ont finalement carrément signé la
préface... .www.toutenbd.com |
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05/08/2006 :
11 septembre
2001. Rapport final de la commission nationale sur les attaques terroristes
contre les Etats-Unis.
11 septembre 2001. Rapport final de la commission nationale sur les attaques
terroristes contre les Etats-Unis, Alban éditions.
Le travail parlementaire américain révèle parfaitement toute une atmosphère
qui est montée des profondeurs de la population. Doutes, questions et
détermination de responsabilités dans le processus décisionnel jusqu’à son
plus haut niveau ont été ainsi exprimés et sont inscrits dans ce rapport que
les éditions Alban ont pertinemment édité dans un format souple et agréable,
aéré et pratique. Le rapport se découpe en treize chapitres qui vont de
l’analyse classique de l’évolution du phénomène terroriste jusqu’à la
recherche de la définition d’une stratégie globale en passant par le
descriptif de l’état de guerre qu’a représenté le moment de l’acte
terroriste lui-même. C’est un très bel outil de compréhension du phénomène
mais également d’étude de l’introspection américaine que les éditions Alban
nous offrent en l’occurrence. C’est pourquoi l’on peut se poser la question,
en revanche, du choix calamiteux d’une introduction par le journaliste de
TF1, Loïck Berrou. Nous infligeant une réflexion telle que « c’était une
belle matinée de septembre... » et enchaînant sur des expressions
café-du-commerce comme « “Ah, encore une commission !”, ricanerait-on, coté
français, “pour noyer le poisson” sûrement », Loïck Berrou ne lâche pas le
lecteur, déjà soudainement très fatigué, qui va avoir droit à une
démonstration des connaissances du journaliste qui se limitent à la
chronologie de la mise en place de la commission, à sa composition et à des
résumés de procès-verbaux des auditions de la commission, pour n’en rien
conclure in fine. Affligeant et consternant, ce phénomène général de
désintellectualisation des journalistes était pourtant prévisible lors du
passage à l’écrit de Loïck Berrou. |
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07/08/2006 :
Ellen
Mariani est la veuve de l’un des passagers du vol 175 d’United Airlines qui
s’est écrasé contre le World Trade Center le 11 septembre 2001. Comme 73
familles américaines, elle refuse de recevoir les indemnisations offertes
par l’administration contre l’engagement ne pas poursuivre en justice
l’administration, les compagnies aériennes et toutes les personnes pouvant
être liées aux attentats, en dehors de celles, bien entendu, qui y auraient
participé directement . Le 26 novembre 2003, Madame Mariani a décidé de
poursuivre devant les tribunaux civils le Président Bush et certains membres
de son administration, au motif qu’ils auraient eu connaissance de la
préparation des attentats ; qu’ils auraient intentionnellement refusé d’agir
afin d’empêcher les attentats, et qu’ils auraient tenté et tenteraient
toujours d’empêcher la justice américaine de faire la lumière sur ces
événements.
Monsieur Bush,
Cette lettre ouverte vient de mon cœur. Je veux que vous sachiez que je ne
suis ni Républicaine ni Démocrate, et qu’il ne s’agit pas ici pour moi d’une
occasion de critiquer violemment le gouvernement.
Vous, Monsieur Bush, vous devriez être tenu responsable et répondre de tous
les actes qui ont contribué à cacher la vérité sur les événements du 11
septembre 2001. En tant que Président, vous avez le devoir de protéger le
peuple américain. Le 11 septembre vous n’avez pas ordonné à vos services de
diffuser une alerte nationale d’urgence pour nous prévenir de l’attaque qui
avait lieu contre l’Amérique. Nous n’avons reçu la nouvelle de l’attaque que
des médias.
Lire la suite ici |
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05/08/2006 :
Oliver
Stone polémiste sage.
Oliver Stone insiste pour dire que World Trade Center, son nouveau film
consacré au drame du 11 septembre 2001, n'a aucune connotation politique.
Mais le controversé cinéaste n'en a pas perdu ses convictions pour autant...
Quand il fut annoncé qu'Oliver Stone allait réaliser un film sur le
drame du 11 septembre 2001, bien des gens ont grincé des dents. Depuis JFK,
le vétéran de la guerre du Vietnam traîne avec lui la réputation d'un
militant qui aime souscrire à certaines «théories de conspiration». Ses
détracteurs - généralement des gens de droite - ont d'ailleurs tôt fait de
dresser le portrait d'un homme facilement enclin à la paranoïa, parfois même
prêt à tordre la réalité afin de mieux servir ses idées politiques.
Lire la suite ici |
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03/08/2006 :
La construction du Mémorial
du 11 septembre à Ground Zero reprendra ce mois-ci, après un ajournement de
plusieurs semaines, en raison de la nouvelle conception pour réduire de
moitié ses coûts.
Des travaux préliminaires sur le mémorial, dit Reflecting Absence, avaient
commencé en mars dernier et se sont arrêtés en mai, après que les
entrepreneurs eurent prévu un coût d'environ un milliard de dollars pour cet
énorme mémorial qui marquera les sites des deux tours jumelles détruites.
Le mémorial et le musée souterrain du 11 septembre ont été de nouveau conçus
afin de s'adapter à un budget de 510 millions de dollars. Les deux
organisations en charge de la construction du mémorial ont attribué, jeudi,
un contrat de 17 millions de dollars à une grande compagnie de construction
au New Jersey qui lancera ce projet d'ici quelques semaines.
La construction commencera par la mise en place de 115 à 130 poteaux de
béton qui formeront la base du terrain commémoratif. Le premier poteau sera
installé à l'extérieur du site des deux tours. Un groupe de familles des
victimes du 11 septembre a poursuivi en justice le bloc de construction des
poteaux, disant qu'il profitait de ressources historiques.
La poursuite en justice a été rejetée, mais la Coalition des familles du 11
septembre a fait appel. Anthony Gardner, un membre de la coalition, a espéré
que soit fait un arrangement qui pourrait éviter le développement direct sur
la plaque du fond du site des tours.
L'Autorité du port de New York et New Jersey, le propriétaire du site du
centre commercial, a accepté, le mois dernier, de prendre en charge la
construction du mémorial et de contribuer pour 195 millions de dollars aux
coûts de construction. La Fondation du mémorial du World Trade Center, qui
gérera le mémorial, a indiqué qu'elle se concentrerait sur la collection des
fonds et la conception.
Cette fondation a besoin de collecter encore 170 M USD pour payer la
construction et 49 autres millions de dollars chaque année après son
ouverture en 2009 pour couvrir les coûts d'opération. |
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01/08/2006 :
Depuis le 11 septembre, le
souffle leur manque
Selon une toute nouvelle étude, les pompiers intervenus dans les ruines des
tours jumelles de Manhattan auraient perdu en quelques jours autant de
capacité respiratoire qu'en... 12 ans de vie. Les pompiers donc, mais aussi
tous les sauveteurs impliqués.
Le Pr Gisela Banauc, du service de pneumologie au Montefiore Medical Center
dans le Bronx, a analysé l'évolution de la capacité respiratoire de 12 079
pompiers entre 1997 à 2002. Un travail instructif...
Logiquement, les sauveteurs qui se sont rendus sur les lieux dès le matin du
11 septembre 2001 ont été les plus exposés aux poussières libérées par
l'effondrement des deux tours. Cependant, même ceux qui sont venus à Ground
Zero deux jours plus tard ont été victime d'une exposition anormale, bien
que plus modérée. Et dans tous les cas, les 12 ans de capacité respiratoire
perdus par les intéressés ne se récupèreront pas. |
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19/07/2006 :
Les Etats-Unis ont décidé de
raconter les attentats du 11 septembre 2001 à leurs citoyens d'une façon
originale. Une bande dessinée pour raconter l'Histoire, c'est le concept de
deux dessinateurs et scénaristes. Une idée lumineuse quand on connaît
l'engouement de la génération actuelle pour les bandes dessinées.
Cette bande dessinée de 150 pages sera écrite sur base du rapport de la
Commission d'enquête du Congrès sur les attentats. Un document généralement
peu accessible au grand public et qui doit permettre aux américains de les
éclairer un peu plus sur les attentats du 11 septembre...
L'ouvrage sortira lors du cinquième anniversaire de cette tragédie, soit le
11 septembre 2006. |
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19/07/2006 :
United 93 - partir en voyage et ne jamais revenir, par Christophe Hébert.
Le temps et l'espace
s'entremêlent. Le vol 93, parti de Newark, à destination de San Francisco,
survole maintenant New-York. Le Capitaine Dahl invite ses passagers à
admirer la vue sur les gratte-ciel de Manhattan. Par cette matinée
ensoleillée, les twin apparaissent derrière le hublot d'un passager. Ils
s'écraseront dans 78 minutes, dans un champs à Shanksville, un ancien site
minier en Pennsylvanie.
Le quatrième avion détourné le 11 septembre 2001, sera le seul à ne pas
avoir atteint sa cible à Washington. Ses passagers, regroupés à l'arrière
avec les hôtesses, s'organisent et se préparent à un assaut sur les quatre
terroristes, désormais maîtres des commandes du Boeing 747.
Le film de Paul Greengrass ne comporte aucune débauche d'effets spéciaux, il
n'y a pas de connivence entretenue avec le spectateur pour influencer ses
sentiments. Il filme avec la même neutralité les passagers et les "fous de
dieu", la peur, les doutes qui les assaillent lorsque les uns ou les autres
passent à l'action.
Greengrass, cinéaste britannique, rompt avec le patriotisme pesant qui
accompagne habituellement la communication de ces événements, et livre un
récit documenté, une reconstitution rigoureuse, étayée, notamment avec
l'aide et la confiance des familles, qui conversaient par téléphone avec
leur proche. Le temps du film est le même que celui de l'événement rapporté.
Pour avoir participé au concours pour le mémorial en Pennsylvanie, je me
surprends à reconnaître des passagers. Paul Greengrass a engagé des
comédiens peu connus ou des non-professionnels pour leur ressemblance. Pour
plus de vraisemblance encore, le pilote et le copilote sont interprétés par
deux de leurs collègues à la United. Parmi les actrices qui interprètent les
hôtesses de bord, certaines ont exercé ce métier, et sont familières avec
les procédure de vol. Dans la salle reconstituée du commandement militaire
de surveillance de l'espace aérien... il y a de véritables acteurs du 11
septembre. Ben Sliney, responsable des mouvements à la FAA (l'équivalent
civil), d'abord engagé comme consultant, a été invité à incarner un
personnage central : lui-même.
"L'esthétique" du voyage, cette parenthèse transitionnelle de temps où
l'instant présent est suspendu entre passé et avenir, est parfaitement
restitué dans un instrument techniquement toujours aussi fascinant, baigné
par la lumière d'une matinée ensoleillée de septembre.
Cette rigueur, cette sobriété n'empêche pas l'émotion de nous submerger bien
au contraire. L'enchaînement des événements nous fait partager l'instant de
sidération et de détresse des contrôleurs aériens qui cherchent la trace du
vol n°11 quelque part au dessus de New-York, tandis qu'on annonce qu'un
petit avion de tourisme a percuté la tour Nord du World Trade Center.
Puis vient le temps de la réflexion. On se convainc ou on se rappelle que ce
que l'on a vu s'est produit dans la réalité. Il n'y a pas de happy-end
hollywoodien, ni de super-héros, ou de super-méchants , ce qui semble faire
la valeur d'une vie n'est pas la très relative idée de survivance, mais les
actions, les choix.
United 93, un film de Paul Greengrass, également auteur de "Bloody Sunday" -
A l'affiche depuis le 12 juillet en France, il a fait un bide aux Etats-Unis.
Christophe
Hébert
archetyp@online.fr
vol93-lefilm :
united93movie :
honorflight93 :
Dossier complet ici |
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30/06/2006 :
Freedom Tower: révélation du design définitif.
La Freedom Tower ("Tour de la Liberté") est la plus haute tour du complexe
devant remplacer les tours jumelles du World Trade Center, détruites lors
des attentats de New York du 11 septembre 2001. Le cabinet d'architectes
Skidmore, Owings & Merrill vient de révéler les derniers détails des
améliorations apportées à son design, terminant ainsi la phase de conception
de l'immeuble le plus emblématique du futur WTC.
Les raffinements portent sur les plans qui avaient été dévoilés l'année
dernière et fournissent un niveau de détail beaucoup plus important pour ce
qui concerne les éléments critiques de la conception: le revêtement en verre
prismatique pour la base renforcée de la tour, l'antenne à son sommet, le
mur rideau de verre blanc et l'attribution généreuse d'espaces et
d'aménagements ouverts au public.
La Freedom Tower est conçue pour faciliter l'accès des secours avec des
moyens de communication d'urgence, ainsi qu'un escalier dédié à l'usage
exclusif des sapeurs-pompiers. Ces moyens seront utilisés en même temps que
les ascenseurs renforcés, enfermés dans un noyau central protégé, et qui
desserviront chaque étage de la construction. En outre, des "zones refuges"
sont prévues à tous les étages.
L'architecte de la Freedom Tower, David Childs, indique que "notre équipe de
conception a passé cette dernière année à affiner le design que nous avions
dévoilé en juin 2005. Le résultat est un building ouvert, accueillant, qui à
la fois rayonne et est gorgé de lumière. Nous pensons avoir atteint notre
objectif qui était de créer un grand centre urbain, une construction qui
permette aux gens d'y travailler agréablement, accueillante pour ceux qui la
visitent, et qui puisse jouer un rôle fédérateur dans la ville qui
l'entoure".
La construction des fondations et des infrastructures souterraines de la
Freedom Tower a commencé en avril 2006 ; il est prévu que les premières
poutrelles d'acier soient visibles en 2008 et que le sommet soit atteint en
2010. La construction devrait pouvoir être occupée en 2011 |
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27/06/2006 :
La pollution à Ground Zero
suite aux attentats du 11 septembre.
L'immeuble de la Deutsche Bank à Manhattan qui avait été gravement endommagé
lors des attentats du 11 septembre est toujours debout 6 ans après.
La destruction de l'immeuble présente en effet des risques importants
puisque lors de sa chute, le World Trade Center a créé un nuage de poussière
toxique contenant entre autres amiante, plomb et mercure qui a envahi
l'immeuble de la Deutsche Bank. L'immeuble est également infesté par la
moisissure.
The Lower Manhattan Development Corporation (LMDC) a acquis l'immeuble en
2004 et a depuis préparé un projet de destruction suffisamment sûr pour les
travailleurs et les riverains que l'EPA a accepté en septembre 2005. Les
plans ont été perturbés par la découverte de restes humains appartenant à
des victimes du 11 septembre.
Des recherches ont depuis été entreprises mais elles ont été interrompues à
plusieurs reprises par l'EPA pour des raisons de sureté. LMDC espère finir
les travaux de démolition au printemps 2007.
Le nuage de poussières toxiques soulevé par la chute du World Trade Center
pose d'autres problèmes. De nombreux policiers et pompiers présents sur le
site après la catastrophe souffrent aujourd'hui d'affections respiratoires
importantes : asthme, sinusite chronique, fibrose pulmonaire, ainsi que de
maux d'estomac.
Les médecins ont également décelé un nombre important de cancers mais
hésitent pour l'instant à les relier directement à la pollution de Ground
Zero. Selon le Dr Levin du World Trade Center Medical Monitoring Programs au
Mt Sinai Hospital, 60 personnes sont décédées suite à ce type d'infection.
Pour l'instant, un seul décès, par fibrose pulmonaire a été officiellement
attribué à Ground Zero après autopsie.
Extrait du BE
Etats-Unis N°40 - Ambassade de France aux Etats-Unis. |
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25/06/2006 :
La pierre inaugurale de la
tour qui remplacera le World Trade Center dégagée du site. Symbole de la
reconstruction sur le site du World Trade Center, la première pierre de la
Tour de la Liberté, qui doit être érigée en lieu et place des deux tours
détruites dans les attentats du 11 septembre 2001, a dû être déplacée
vendredi, a rapporté samedi le New York Times.
Près de deux ans après avoir été posée en grandes pompes, cette première
pierre symbolique, sur laquelle figure l'inscription "hommage au perpétuel
esprit de la liberté", n'a pas résisté aux négociations qui ont lieu depuis
deux ans à propos de la forme et de l'emplacement exact du nouvel édifice.
Les autorités ont décidé vendredi de dégager la pierre angulaire du projet,
dont la localisation était devenu obsolète après la reconfiguration du
bâtiment.
Le bloc de granit de 20 tonnes, extrait des Monts Adirondack, sera conservée
par la firme Innovative Stone, qui l'avait sculptée et gravée, pour deux ans
avant d'être ramenée sur le site. La firme prévoit de conserver la pierre
dans une cage de Plexiglas. Il devrait toujours être possible de la voir,
sur rendez-vous.
La Tour de la Liberté, qui devrait mesurer 533 mètres, a été redessinée et
déplacée d'une quarantaine de mètres l'année dernière, pour des raisons de
sécurité. Mais du fait de ces modifications dans les plans de construction,
la pierre inaugurale s'était trouvée à l'extérieur du nouveau bâtiment.
Cinq nouvelles tours devraient être construites d'ici 2012. AP |
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23/06/2006 :
Un mémorial moins ambitieux
pour Ground Zero
Les plans de construction du mémorial aux victimes des attentats du
11-Septembre à New York ont été révisés, pour réduire la facture qui avait
enflé jusqu'à atteindre près d'un milliard de dollars.
Le nouveau plan, confié à une société d'ingénierie, garde comme base le
projet conçu par le jeune architecte israélien Michael Arad, choisi sur
concours en 2004: deux bassins entourés d'arbres en lieu et place des
fondations des tours jumelles, avec un lieu de recueillement en sous-sol. Un
espace de musée est aussi prévu.
En revanche, le projet remonte la liste des 2.749 noms des victimes au
niveau du sol, plutôt que sur les côtés des bassins, ce qui aurait impliqué
la construction de coûteuses galeries souterraines pour permettre aux
visiteurs de lire les noms. Les changements proposés devraient permettre une
économie de plus de 285 millions de dollars.
Le nouveau plan pourra faire l'objet de commentaires du public durant toute
la semaine. Un projet définitif sera alors présenté fin juin.
Les travaux du mémorial - dont la première pierre avait pourtant été posée
en mars dernier - pourront alors reprendre dans la foulée, pour une
ouverture prévue le 11 septembre 2009.
Le nouveau site du World Trade Center comprendra à terme le mémorial et cinq
immeubles, dont la "tour de la liberté" haute de 541 m, dont la construction
a démarré fin avril après moult retards et rebondissements. |
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21/06/2006 :
Modification des
plans de Ground Zero
Le maire et le gouverneur de New York ont annoncé mardi avoir revu les plans
de construction du mémorial aux victimes des attentats du 11 septembre 2001
à New York. L’objectif : réduire la facture des travaux qui avait atteint
près d’un milliard de dollars.
Les plans de construction du mémorial aux victimes des attentats terroristes
de 2001 ont été modifiés, pour réduire la facture qui avait atteint près
d'un milliard de dollars. |
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30/05/2006 :
Un premier gratte-ciel
ouvre au bord de Ground Zero.
"7 World Trade Center", le premier gratte-ciel reconstruit sur le site des
attentats du 11-Septembre à New York, a été inauguré mardi par un concert de
musiciens new-yorkais, dont Lou Reed qui en a profité pour lancer quelques
piques politiques.
L'immeuble de verre, doté de 52 étages de bureaux (deux fois moins que les
tours jumelles), est planté juste à l'extérieur de Ground Zero, le trou
béant laissé par les attentats où les travaux viennent en revanche à peine
de commencer. Larry Silverstein, le détenteur du bail du site du World Trade
Center, chargé de sa réhabilitation, a évoqué "un jour de formidable fierté
et de satisfaction", en coupant le ruban de son building devant quelques
centaines de personnes.
A Ground Zero même, la construction du premier immeuble --la fameuse "tour
de la liberté" haute de 541 m-- a débuté il y a moins d'un mois, au terme
d'intenses disputes politiques et financières. L'ensemble, qui comprendra
plusieurs gratte-ciel et un mémorial, doit être achevé en 2012. "Nous avons
tous les mêmes motivations, nous voulons mener cela à bien", a assuré mardi
à la cérémonie Kenneth Ringler, directeur de l'Autorité portuaire de New
York, propriétaire du terrain. Mais le quartier fait face à une autre
inconnue: la capacité d'attraction des lieux. Immeuble-test, "7 World Trade
Center" compte encore une grosse trentaine d'étages sans locataire. M.
Silverstein a cependant assuré mardi qu'il devrait être entièrement occupé
d'ici la mi-2007.
Les discours ont ensuite laissé place à plusieurs concerts, dont ceux de
Suzanne Vega et Lou Reed. L'icône du rock new-yorkais, seul à la guitare, a
chanté ses classiques "Perfect Day" et "Sweet Jane" entrecoupés de piques
contre le lucratif business de l'immobilier dans la ville. "L'immobilier à
New York ! Oh oh ! Qui conduit la danse ?", a-t-il chantonné, avant de s'en
prendre au sénateur républicain John McCain, qui a dit la semaine dernière à
New York son soutien à la guerre en Irak, selon lui une des clés de la lutte
contre le terrorisme.
"Personne au-delà du niveau d'études école primaire ne votera jamais pour
lui", a dit le rocker, venu bousculer l'ambiance consensuelle du jour |
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29/05/2006 :
Les survivants du 11-Septembre ont toujours besoin d'une aide psychologique
--par Amy Westfeldt--
La grande majorité des rescapés et victimes indirectes des attentats du
11 septembre 2001 restent très affectés et quatre sur dix ont encore besoin
d'une aide psychologique, souligne une étude parrainée par la Croix-Rouge
américaine.
L'organisation humanitaire a fourni après les attentats une aide
psychologique à de nombreuses de personnes, des proches de victimes et des
secouristes notamment. Sur 1.500 d'entre elles, 43% disent avoir toujours
besoin d'une thérapie ou d'autres services de santé.
Selon le directeur du programme de la Croix-Rouge en faveur des victimes du
11-Septembre, Alan Goodman, l'étude montre que ceux qui ont perdu un être
cher ou ont réchappé à la mort pourraient souffrir d'un traumatisme
permanent. "Si l'on pense à certaines personnes qui ont été grièvement
blessées, brûlées ou souffrent d'un état de santé invalidant, c'est un
processus de convalescence de toute une vie."
Pour ceux qui se plaignent de troubles de stress post-traumatiques, "la
guérison pourrait prendre des années, si jamais elle se produit", poursuit
M. Goodman.
Selon l'étude, 63% des personnes qui ont reçu une aide psychologique après
le 11-Septembre estiment que le chagrin et l'angoisse perturbent leur vie
modérément ou fortement. Environ les trois quarts de ceux qui ont demandé un
soutien psychologique après les attentats disent que cela les a aidé à
surmonter le choc, tandis que 20% ne sont pas satisfaits estimant que l'aide
offerte n'a pas été suffisante.
La Croix-Rouge a dépensé 700 millions de dollars pour l'aide aux victimes du
11-Septembre entre 2002 et 2005, et a depuis versé 90 millions à des
organisations à but non lucratif, chargées de prendre le relais pour au
moins une année supplémentaire.
L'Association de la santé mentale de New York a ainsi reçu 15 millions de
dollars pour offrir une aide psychologique à destination de ce public
jusqu'à la fin 2007.
Quelque 12.000 personnes ont sollicité une aide psychologique depuis 2002,
selon Sanjan Blazekovic, de l'association. Ces six derniers mois, beaucoup
se sont inscrits, contrariés par la couverture médiatique du procès de
Zacarias Moussaoui et des informations préoccupantes sur l'état de santé des
ouvriers du chantier de Ground Zero, selon Mme Blazekovic.
L'étude a été réalisée par téléphone entre la mi-juillet et la mi-décembre
en 2005 et comporte une marge d'erreur de trois points. AP |
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 17/05/2006 :
Pentagone : les vidéos du
11-Septembre
Le ministère américain de la Défense a rendu public deux clips montrant
l'avion s'écrasant sur le Pentagone le 11 septembre 2001. La requête avait
été déposée par l'organisation Judicial Watch.
Il aura fallu attendre presque cinq ans, mais mardi soir le ministère
américain de la Défense a rendu public deux clips vidéo montrant l'avion
s'écrasant sur le Pentagone le 11 septembre 2001, à la suite d'une requête
d'une association américaine qui espère ainsi mettre fin aux théories du
complot.
Les images ont été prises par deux caméras de surveillance installées sur un
parking du Pentagone et montrent le moment où l'avion s'écrase sur l'aile
sud-ouest du bâtiment. Les vidéos ne sont guère explicites mais la deuxième
permet de voir le fuselage de l'appareil fonçant vers le Pentagone très
brièvement au niveau du sol. Avant qu'une lumière blanche et une grosse
boule de feu orange apparaissent à l'image, suivies par de la fumée noire.
Le ministère de la Défense avait admis l'an dernier qu'il possédait ces
images mais avait refusé de les rendre publiques avant la fin du procès du
Français Zacarias Moussaoui qui vient d'être condamné à la réclusion à
perpétuité pour sa complicité dans les attentats du 11-Septembre.
Judicial Watch, une association qui enquête sur la corruption au sein du
gouvernement, réclamait que ces images soient rendues publiques. Des chaînes
de télévision américaines avaient par le passé diffusé des images arrêtées
prises par les mêmes caméras de surveillance. «Nous nous sommes battus pour
obtenir ces clips vidéo parce que nous avions le sentiment qu'il était
important de parachever le dossier accessible au public sur les attentats du
11 septembre», a déclaré le président de Judicial Watch, Tom Fitton, «Nous
espérons que ces clips vidéo mettront fin aux théories du complot liées au
vol 77 d'American Airlines».
Plusieurs théories du complot ont fleuri après le 11-Septembre. Le Français
Thierry Meyssan, à la tête du Réseau Voltaire, avait ainsi affirmé qu'aucun
avion ne s'était écrasé sur le Pentagone. Dans son livre publié en 2002,
"L'Effroyable imposture", il s'appuyait principalement sur le manque
d'images pour soutenir sa thèse.
Le vol 77 d'Américan Airlines s'est écrasé à 9h37 locales le 11 septembre
2001, tuant 189 personnes à bord de l'avion et dans le bâtiment du
Pentagone. www.liberation.fr |
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05/05/2006 :
Record en vue pour le prix
du Mémorial du World Trade Center. LExpansion.com
Et une polémique de plus concernant le chantier de Ground Zero! La facture
du Mémorial aux victimes du 11 septembre dérape de plus de 50% et pourrait
atteindre 972 millions de dollars. Or les dons nécessaires à son financement
ne rentrent pas...
Enième rebondissement dans le feuilleton de la reconstruction du World Trade
Center : alors que les travaux du Mémorial aux Victimes ont débuté le 13
mars en vue d'un achèvement en 2009, une étude publiée vendredi dans la
presse en chiffre le coût à près d'un milliard de dollars. Et relance la
polémique sur le bien fondé du projet en cours, le maire Michael Bloomberg
insistant pour que la note soit réduite de moitié....
L'estimation provient d'une autorité en la matière: c'est l'entreprise de
construction qui pilote les travaux, Bovis Lend Lease, qui donne l'alarme à
propos de la dérive financière. Il y a quelques mois, les études tablaient
encore sur 672 millions de dollars, mais elles n'avaient pas prévu certaines
charges liées au coût du travail, l'augmentation du prix des matériaux de
construction et de nouveaux frais, notamment d'assurance (25 millions de
dollars). La nouvelle facture s'établit à 972 millions de dollars pour le
seul Mémorial; les 80 millions de dollars du Centre des Visiteurs sont
comptabilisés à part. Le Mémorial du World Trade Center sera donc, de loin,
le plus cher jamais érigé aux Etats-Unis. Celui de la Deuxième Guerre
Mondiale, inauguré en 2004 à Washington, n'avait, par comparaison, coûté «
que » 182 millions.
Le coût semble d'autant plus exorbitant que la Fondation privée chargée du
financement ne brille pas par son efficacité : elle n'a collecté que 130
millions de dollars. Auxquels s'ajoutent 100 millions de l'Autorité
Portuaire, propriétaire du terrain, et 200 millions de l'association lancée
par la municipalité et l'Etat de New York après le 11-Septembre pour
revitaliser le sud de Manhattan. Mises bout à bout, ces sommes ne couvrent
pas la moitié des dépenses…
Voilà donc le chantier de Ground Zero à nouveau menacé, dans sa composante
qui aurait dû, a priori, être la plus consensuelle. Contrairement aux cinq
Tours de bureaux qui doivent être érigées d'ici à 2012, le Mémorial n'a pas
de vocation commerciale. Son design, conçu par l'architecte
américano-israélien Michael Arad, avait été démocratiquement sélectionné il
y a deux ans parmi 5.200 projets de 63 pays. Par une curieuse coïncidence,
le Mémorial est mis en péril au moment où l'avenir des futures Tours se
dégage. Le 27 avril, des pelleteuses ont commencé à creuser les fondations
de la Tour de la Liberté, qui doit dominer la skyline de Manhattan du haut
de ses 541 mètres. La veille, l'Autorité Portuaire et le détenteur du bail
du site, le promoteur Larry Silverstein, s'étaient mis d'accord, après des
mois de blocage, sur le partage des responsabilités et des coûts du
chantier… |
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03/05/2006 :
Deux architectes désignés
pour la construction de tours sur le site du WTC: AFP
L'architecte britannique Richard Rogers et le japonais Fumihiko Maki ont été
choisis mercredi pour concevoir deux des cinq tours qui doivent être érigées
sur le site du World Trade Center de New York anéanti le 11 septembre 2001.
Le détenteur du bail du site, le promoteur immobilier Larry Silverstein a
annoncé que ces deux architectes avaient été sélectionnés pour concevoir
deux immeubles de bureaux et de commerces qui devraient commencer à être
construits en 2007. La construction de ces tours devrait s'achever en 2012.
Richard Rogers, 72 ans, a notamment conçu avec Renzo Piano le Centre
Georges-Pompidou à Paris, le siège de Lloyd's et le Millenium Dome à
Londres. Fumihiko Maki, 77 ans, a conçu notamment le Tokyo Metropolitan
Gymnasium et le Musée national d'art moderne de Kyoto.
En décembre, l'architecte britannique Norman Foster avait été chargé de
concevoir une autre tour de bureaux et de commerces sur le site du WTC.
M. Silverstein doit construire trois immeubles sur le site du WTC. Il
construira aussi la "tour de la Liberté", haute de 541 mètres (1.776 pieds,
en référence à l'année de l'indépendance américaine), dont les travaux
viennent de commencer. Un cinquième gratte-ciel prévu par les plans sera en
revanche construit par un autre promoteur.
L'ensemble devrait être achevé d'ici 2012. La "tour de la Liberté", avec sa
hauteur record (antenne incluse), ses 69 étages de bureaux, son observatoire
de verre et son sommet éclairé "comme la torche de la statue de la Liberté",
devrait être terminée en 2011.
Un mémorial aux victimes, avec des bassins construits sur les fondations des
deux tours disparues, est également prévu pour 2009 même si les travaux
n'ont pas encore débuté.
Le projet de reconstruction du site a pris beaucoup de retard en raison
d'intérêts économiques, politiques, artistiques divergents. Sous la houlette
de l'architecte américain d'origine polonaise Daniel Libeskind, choisi après
un concours international, le plan, qui incluait déjà la "tour de la
Liberté", avait été annoncé en avril 2003.
Silverstein, en charge de la reconstruction car bénéficiaire des assurances,
a mis Libeskind sur la touche au profit de l'architecte de son choix,
l'Américain David Childs.
La "tour de la liberté" elle-même a fait l'objet de trois plans différents,
David Childs proposant finalement en juin 2005 un gratte-ciel avec une base
d'acier et de titane capable de résister à une forte déflagration.
Ground Zero est encore un trou béant. Depuis les attentats, la station de
métro est la seule structure à y avoir été érigée |
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27/04/2006 :
"Ground Zero" :Le chantier
démarre
Après la bataille juridique concernant la reconstruction, une cérémonie a
été organisée pour les premières pelleteuses et ouvriers sur le terrain. Le
chantier de la reconstruction du World Trade Center de New York anéanti le
11 septembre 2001 a commencé jeudi 27 avril, lancé par le maire Michael
Bloomberg, le gouverneur de New York, George Pataki, et le détenteur du bail
des lieux Larry Silverstein.
Lors de la cérémonie, les ouvriers portaient des casques avec le slogan "Freedom
Tower, World Trade Center", qui ont serré les mains des officiels sur place.
L'Autorité portuaire de New York et du New Jersey a donné son feu vert
mercredi au projet de construction de la Tour de la Liberté à Ground Zero,
où s'élevaient les tours jumelles du World Trade Center détruites par les
attentats du 11 septembre 2001.
Cette autorisation a lèvé le dernier obstacle majeur qui s'opposait encore à
la mise en chantier du projet. Le chantier ne devrait pas être terminé avant
2011.
Cette tour est l'élément principal d'un projet architectural qui englobe
également trois immeubles de bureau et un immeuble d'habitation construits
autour d'un mémorial et d'un musée dédiés à la mémoire des quelque 3.000
victimes des attentats.
Batailles juridiques
Le processus de reconstruction du site s'est retrouvé dans l'impasse à
plusieurs reprises depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Des batailles juridiques se sont succédées, d'abord sur ce qu'il fallait
faire de ce site, ensuite sur les questions de sécurité, d'assurances et sur
la composition du nouvel ensemble, le maire de New York Michael Bloomberg
ayant exigé davantage d'appartements et de magasins et même un hôtel.
Ce n'est que la semaine dernière que les gouverneurs de l'Etat de New York
et du New Jersey, George Pataki et Jon Corzine, ainsi que Michael Bloomberg,
ont donné leur accord au nouveau plan présenté par Larry Silverstein, le
promoteur du World Trade Center.
NOUVELOBS.COM |
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26/04/2006 :
Le 11-Septembre sur grand
écran: avant-première douloureuse de »United 93» à New York. L'avion pique
du nez et l'écran devient noir. La salle reste plongée dans le silence,
entrecoupé seulement des sanglots des proches des victimes.
Dossier complet ici
C'est le premier long métrage inspiré des attentats du 11-Septembre. A
quelques jours de sa sortie, vendredi, dans les salles obscures
nord-américaines, «United 93» a été présenté en avant-première mondiale
mardi à New York, lors du festival du film de Tribeca. Une projection
empreinte de gravité, devant des stars hollywoodiennes, des responsables de
la municipalité mais aussi des proches des victimes des attentats.
»Cette vision nous l'avons dans notre tête chaque jour», explique Janice
Snyder, dont la fille Christine se trouvait à bord du vol 93 de la United
Airlines qui s'est écrasé en Pennsylvanie le 11 septembre 2001. «Le moment
est venu. Le public a besoin de savoir, ils ont besoin de se souvenir et de
comprendre ce que les familles ont enduré».
Pourtant, certains ne supportent pas de voir des rappels du 11-Septembre sur
grand écran. Quelques cinémas new-yorkais ont préféré retirer la
bande-annonce de «United 93», à la suite de plaintes de spectateurs.
Le réalisateur Paul Greengrass et les organisateurs de Tribeca admettent que
le film suscite des émotions très fortes mais jugent que le festival
new-yorkais était le lieu approprié pour l'avant-première. Installée dans le
quartier de Tribeca, cette manifestation cofondée par l'acteur Robert De
Niro, a été créée pour accompagner la reprise économique de Manhattan après
les attentats.
»C'est douloureux de se souvenir, c'est difficile, mais cela peut être une
source d'inspiration et de sagesse», a lancé le réalisateur avant la
projection. «C'est une histoire qui rend hommage au courage», estime pour sa
part Robert De Niro.
La projection, ponctuée des cris étouffés ou des larmes des spectateurs,
n'en a pas moins été éprouvante pour beaucoup. Certains se contorsionnaient
dans leurs fauteuils, se retournant parfois vers le balcon où avaient pris
place les familles des victimes.
»On a vu le cinéma et la vraie vie se rejoindre», expliquait Jeffrey Sachs,
un consultant de Manhattan qui assistait à la projection. «Ca comble le
mystère de ce qui s'est passé».
Le film de Paul Greengrass, réalisateur de «Bloody Sunday» et de »La Mort
dans la Peau», se déroule en temps réel sur 90 minutes. Il juxtapose
l'histoire des passagers du vol 93 et celle des contrôleurs aériens qui
assistent sans pouvoir y croire au détournement de quatre appareils par 19
pirates de l'air.
Le vol 11 d'American Airlines percutera d'abord la tour nord du World Trade
Center à New York, le vol 175 de la United Airlines la tour sud, puis le vol
77 d'United tombera sur le Pentagone à Washington.
Le vol 93, quatrième appareil détourné le matin du 11-Septembre, avait
décollé de Newark dans le New Jersey. Il s'écrasera près de Shansville en
Pennsylvanie, quelques minutes après l'effondrement de la première des tours
jumelles, après la révolte des passagers qui ont tenté de reprendre le
contrôle de l'appareil aux terroristes.
D'après les autorités, l'avion, qui transportait 40 passagers et membres
d'équipage et les quatre pirates de l'air, devait atteindre la Maison
Blanche ou le Capitole à Washington. Le film insiste sur le courage des
passagers qui a peut-être permis de sauver des vies.
Des proches des passagers du vol 93 ont collaboré avec Paul Greengrass,
scénariste et réalisateur pour apporter une touche d'authenticité aux
personnages. Il a gardé ensuite une certaine liberté pour imaginer comment
chacun avait pu réagir et quel rôle il avait pu jouer dans le soulèvement.
»Seules 40 personnes savent vraiment ce qui s'est passé ce jour-là et je
crois qu'il s'est donné beaucoup de mal pour montrer que chacune d'entre
elles a apporté sa contribution», explique Ken Nacke, dont le frère Louis
était à bord. Il s'est surpris pendant le film à espérer pour eux, attendre
«une fin différente». |
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25/04/2006 :
L'Autorité portuaire de New
York et du New Jersey a donné son feu vert au projet de construction de la
Tour de la Liberté à Ground Zero, où s'élevaient les tours jumelles du World
Trade Center détruites par les attentats du 11 septembre 2001.
Cette autorisation lève le dernier obstacle majeur qui s'opposait encore à
la mise en chantier du projet.
La construction de la Freedom Tower, haute de 540 mètres, pourrait démarrer
dans les prochains jours ou semaines. Le chantier ne devrait pas être
terminé avant 2011.
Cette tour est l'élément principal d'un projet architectural qui englobe
également trois immeubles de bureau et un immeuble d'habitation construits
autour d'un mémorial et d'un musée dédiés à la mémoire des quelque 3.000
victimes des attentats.
Le processus de reconstruction du site s'est retrouvé dans l'impasse à
plusieurs reprises depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Des batailles juridiques se sont succédées, d'abord sur ce qu'il fallait
faire de ce site, ensuite sur les questions de sécurité, d'assurances et sur
la composition du nouvel ensemble, le maire de New York Michael Bloomberg
ayant exigé davantage d'appartements et de magasins et même un hôtel.
Ce n'est que la semaine dernière que les gouverneurs de l'Etat de New York
et du New Jersey, George Pataki et Jon Corzine, ainsi que Michael Bloomberg,
ont donné leur accord au nouveau plan présenté par Larry Silverstein, le
promoteur du World Trade Center |
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18/04/2006 :
L'autopsie d'un policier
new-yorkais lie son décès à son travail sur le site dévasté du World Trade
Center
-- par Amy Westfeldt--
NEW YORK (AP) -- Le décès d'un agent de police de 34 ans qui avait contracté
une maladie respiratoire après avoir travaillé sur Ground Zero, le site des
tours du World Trade Center détruit le 11 septembre 2001, est "directement
lié" aux attentats terroristes, selon une autopsie de la police judiciaire
du New Jersey diffusée mardi.
Il s'agit de la première décision officielle reliant un décès aux travaux
sur ce site.
Selon des habitants, des étudiants et des travailleurs du sud de Manhattan
s'étant portés partie civile d'un procès en cours, ainsi que plusieurs
familles de personnes ayant travaillé sur le site, ce seraient plus de 20
décès qui sont ainsi liés à l'exposition à des substances toxiques, dont de
l'amiante, dans les ruines des tours jumelles.
La famille et le syndicat de l'agent de police James Zadroga ont diffusé
mardi les résultats de son autopsie, soutenant qu'ils constituaient la
preuve du premier décès d'un policier de New York lié aux travaux de
nettoyage sur le site de Ground Zero après les attentats terroristes.
L'autopsie indique "avec un degré raisonnable de certitude médicale que la
cause du décès dans ce cas était directement liée à l'incident du 11
septembre".
M. Zadroga, qui avait travaillé 470 heures sur le site, protégé par un
masque en papier, est mort le 6 janvier dernier d'une défaillance
respiratoire. Une inflammation aux poumons était selon l'autopsie due à "un
passé d'exposition à des émanations toxiques et à de la poussière".
Les parents et la fille de 4 ans de M. Zadroga ont organisé une conférence
de presse avec d'autres agents de police qui affirment avoir souffert de
maux tels que le cancer, des arrêts cardiaques et des maladies pulmonaires
du fait qu'ils avaient participé aux travaux sur Ground Zero.
Des médecins qui réalisent des tests de dépistages, dont un programme public
de suivi médical de 71.000 personnes à New York, affirment qu'une estimation
approfondie des effets sur la santé de l'exposition à cet environnement
pourrait prendre plusieurs dizaines d'années. |
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16/04/2006 :
Le gouvernement américain
n'a pas rendu publics les enregistrements ou les transcriptions des
communications des avions détournés le 11 septembre 2001. Pourtant, un
fichier audio proposé par AirDisaster.com et accessible sur différents sites
Web traitant des attentats du 11-Septembre permet d'entendre pendant
quelques secondes les discussions à bord du vol 93.
Rien ne permet d'authentifier ce fichier. Néanmoins, les informations du
site AirDisaster.com sont réputées fiables et sont souvent reprises par les
médias américains lorsqu'ils traitent d'accidents ou de crashs aériens.
Le fichier audio aurait été enregistré par les services du contrôle aérien.
On y suit les communications de la tour de contrôle de Cleveland (Air Route
Traffic Control Center), dans l'Ohio, qui cherche à joindre le vol 93 d'United
Airlines en provenance de Newark, dans le New Jersey, en direction de San
Francisco, avec 38 passagers et 7 membres d'équipage. A deux reprises –
sûrement à cause d'une erreur de manipulation –, le pirate de l'air du vol
93 intervient. En effet, Ziad Jarrah s'adresse manifestement aux passagers
et non à la tour de contrôle. Dans le premier message, on entend : "Ici le
capitaine, je vous demande de rester assis, nous avons une bombe à bord ",
et quelques instants plus tard : " Ici le capitaine, nous avons une bombe à
bord, je retourne à l'aéroport, ils ont accepté nos conditions."
D'autres avions dans le secteur – les vols United 797, United 1523, American
Airlines 1060 et Executive 956 – répondent aux questions de la tour de
contrôle, indiquant avoir entendu les messages parlant de bombe. Le fichier
se termine avec un message du vol American Airline 1060 disant avoir repéré
un nuage de fumée. D'autres courtes séquences audio provenant des quatre
avions détournés le 11 septembre 2001 sont disponibles sur le site de la
radio publique américaine (NPR, National Public Radio). |
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14/04/2006 :
Attentats du 11 septembre :
la tragédie continue…
Cinq après l’explosion des tours jumelles à New York, la liste des victimes
s’allonge.
Officiellement, les attentats du 11 septembre 2001 ont fait 2 985 victimes.
Un chiffre effrayant, auquel s’est récemment ajouté le nom de James Zadroga.
En effet, James Zadroga est mort « dans l’exercice de ses fonctions »…cinq
après le drame. Ce jeune policier de 34 ans a succombé à une maladie
pulmonaire due aux vapeurs et aux poussières toxiques qu’il a inhalé dans
les heures qui ont suivies la catastrophe.
Ces problèmes de santé ont débuté en 2001 et se sont accentués par la suite.
Ceux-ci l’ont même obligé à cesser de travailler en novembre 2004. Sa
maladie l’a contraint à se mouvoir dans une chaise roulante et à avoir
recours à l’assistante respiratoire 24 heures sur 24. Cet homme de loi avait
travaillé prés de 500 heures sur le site afin d’aider les victimes, ces
courageuses actions lui ont été fatales ! « Nous estimons avec une certitude
médicale raisonnable que la cause de la mort dans ce cas est directement
liée aux attentats du 11 septembre » a écrit le Dr Gerard Breton dans ses
conclusions.
L’autopsie pratiquée par le service de médecine légal du comté d’Océan, dans
le News Jersey, est sans appel. Elle est la première à oser établir un lien
direct entre la mort d’un policier et les opérations ayant suivi les
attaques terroristes. Ce rapport va permettre à sa fille, orpheline,
d’obtenir une pension plus longtemps. La pauvre fillette avait perdu sa mère
en 2004, décédée « de problèmes médicaux exacerbés par le stress imposé à la
famille ». Encore une preuve de l’efficacité du système de protection
sociale américain !
Face à la polémique soulevée, des enquêtes de long terme, dont une étude
municipale englobant des dizaines de milliers de participants, sont
actuellement en cours. Il maintenant nécessaire de déterminer les effets de
la destruction des tours jumelles sur la santé des riverains et des
travailleurs. Le sors des victimes est maintenant aux mains des enquêteurs
américains… |
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06/04/2006 :
Des terrassiers ont découverts
74 fragments d'os humains appartenant à des victimes des attentats du 11
septembre 2001 contre les tours jumelles du World Trade Center, près de "Ground
Zero", ont indiqué les autorités new-yorkaises jeudi.
Découverte
Ces restes humains se trouvaient dans des cailloutis sur le toit de
l'immeuble condamné de la Deutsche Bank près de "Ground Zero" qui avait été
gravement endommagé quand les tours jumelles s'étaient effondrées, en
entraînant la mort de 2.749 personnes. Le travail sur le toit vient juste de
commencer, et l'on fera peut-être d'autres découvertes au fur et à mesure
des travaux", a déclaré Ellen Borakove, une porte-parole des services de
médecine légale de la ville.
Espoir
Cette découverte pourrait paradoxalement offrir un rayon d'espoir aux
familles de quelque 1.151 victimes des attentats, dont on n'a jamais
retrouvé les restes. Tous les fragments trouvés vont être soumis à des tests
génétiques. S'ils ne peuvent être identifiés, ils rejoindront 9.000 autres
fragments humains qui n'ont pu non plus être identifiés. "Lors que de
nouvelles technologies deviendront disponibles pour procéder à des
identifications, tous ces restes seront réexaminés", a précisé la
porte-parole. Des restes humains avaient déjà été découverts depuis les
attentats dans l'immeuble de la Deutsche Bank, dont la démolition a pris du
retard en raison de disputes juridiques. |
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31/03/2006 :
Des enregistrements rendus publics
(D’après AP) - Près de neuf heures d'appels d'urgence, dont certains
provenaient du World Trade Center, ont été rendus public vendredi par la
ville de New York, apportant un nouvel éclairage sur la réponse des secours
lors des attentats du 11 septembre 2001.
«Vous avez vu une explosion dans les tours jumelles?», demande un opérateur
en recevant le premier appel sur des transcriptions du Fire Department. Il
était 8h47, une minute après que le premier avion ait touché le World Trade
Center.
Les propos des opérateurs, et non de leurs interlocuteurs, ont été diffusés
sur injonction judiciaire après le dépôt d'une plainte par le New York Times
et plusieurs proches de victimes. Ces derniers espèrent que ces
enregistrements pourront apporter des informations sur ce qui s'est passé
dans les tours jumelles et la réaction des services de secours.
La Commission d'enquête sur le 11 Septembre avait établi que de nombreux
opérateurs n'en savaient pas suffisamment sur les attaques, qui ont fait
2749 morts, pour informer les personnes prises au piège dans les tours. Les
transcriptions reflètent ce chaos. Ainsi, un opérateur des services de
pompiers évoquait des problèmes avec le système informatique.
Ces enregistrements sont émaillés de longs espaces blancs où les mots des
victimes auraient dû apparaître. Un appel est effectué du 103e étage d'une
des deux tours. «Il dit que les gens sont intoxiqués par la fumée, dit
l'opérateur. Il y a beaucoup de personnes. Il pense qu'ils sont coincés.»
La décision de justice précise que les familles avaient la possibilité
d'autoriser la diffusion des enregistrements sur lesquels 28 personnes ont
été identifiées. Sur l'un deux rendu public jeudi, Christopher Hanley
appelle à 8h50. «Salut. Je suis au 106e étage du World Trade Center. Nous
venons d'avoir une explosion au... probablement au 105e étage», explique cet
homme de 35 ans.
«Il y a une centaine de personnes ici. Nous ne pouvons pas prendre les
escaliers». Plus tard, M. Hanleuy raconte qu'il y a de la fumée. «Cela va
plutôt mal». «Ne bougez pas. Ne bougez pas. Nous arrivons», lui répond un
opérateur. «Ok. Je vous en prie, dépêchez-vous», ajoute Christopher Hanley.
Pour Sally Regenhard, qui a perdu son fils, un pompier, dans les attentats
et fait partie des plaignants, le public devrait être autorisé à entendre
les deux parties de la conservation. Les familles devraient selon elle
entendre toutes les voix, pour avoir une chance de reconnaître leurs
proches.
Mais Kate Ahlers O'Brien, une porte-parole des services judiciaires de New
York, cite la décision de justice selon laquelle les intérêts privés des
familles priment sur le droit de savoir du public. |
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24/03/2006 :
Voyez la bande-annonce
officielle du film United 93.
Dossier complet ici
La bande-annonce officielle du film United 93, un avion détourné lors des
événements du 11 septembre 2001, vient d'être mise en ligne.
Le film écrit et réalisé par Paul Greengrass (Bloody Sunday,The Bourne
Supremacy) prendra l'affiche le 28 avril prochain.
Il raconte l'histoire des passagers, des membres d'équipage, de leurs
familles et des contrôleurs aériens de ce quatrième vol détourné par des
terroristes lors des attentats du 11 septembre 2001.
United 93se déroulera en temps réel, du décollage, au détournement de
l'avion, à la réaction des passagers lorsqu’ils ont appris que deux avions
venaient de percuter le World Trade Center à New York.
Ce film est l'un des cinq annoncés sur les événements du 11 septembre.
Pour voir la bande-annonce,
suivez ce lien. |
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21/03/2006 :
C'est dans une atmosphère de
contestation et de controverse que les travaux du mémorial ont été lancés,
lundi, à New York. Le chantier a démarré avec 10 ouvriers seulement.
Cela n'a pas empêché des familles de victimes de tenter d'obtenir une
injonction pour arrêter les travaux.
Elles sont contre le projet du mémorial qui consiste en la construction de
deux bassins d'eau sur le terrain où s'érigeaient les deux tours jumelles.
Les familles voudraient que les lieux restent tels quels par respect pour
les corps disparus des victimes. La mère d'une des victimes considère le
lieu comme la sépulture de son fils.
Protestation
des familles de victimes du 11 septembre
Par ailleurs, le projet de la construction de la Tour de la liberté et
d'autres édifices de bureaux aux alentours est au centre d'une controverse.
Un bras de fer de plusieurs milliards de dollars oppose l'entrepreneur qui
détient le bail du World Trade Center et les ports de New York et du New
Jersey, détenteurs du terrain.
Les négociations ont été rompues à plusieurs reprises sans que les deux
parties parviennent à un accord. |
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19/03/2006 :
Ground Zero reste
Ground Zero.
Une immense cavité au sud de Manhattan. Les travaux de reconstruction, avant
même d'avoir commencé, sont menacés par un pataquès opposant l'Etat de New
York au promoteur immobilier Larry Silverstein, locataire de la zone. Les
deux parties, qui devaient s'entendre cette semaine sur le financement des
travaux, s'invectivent par voie de communiqués. Beaucoup, à commencer par le
maire, Michael Bloomberg, craignent que cet affrontement retarde l'avènement
du nouveau World Trade Center, prévu en 2009. D'autant que les familles des
victimes se mobilisent contre le projet de «mémorial» : deux fontaines
carrées en sous-sol, à l'emplacement des anciennes tours, portant les noms
des victimes.
«Freedom Tower». Pour le moment, on ne voit du projet que des montages
photographiques exposés sur une passerelle surplombant la zone : une flèche
qui se dresse vers le ciel, celle de la Freedom Tower (tour de la liberté),
entourée de cinq bâtiments de verre. Au centre, les promeneurs flânent le
long du mémorial. Mais, lorsqu'on regarde sous la passerelle, on ne voit
qu'un trou béant et déserté. «On l'appelle la baignoire», précise Linda
Gormley, qui anime une visite de la zone. Ces visites, en compagnie de
membres de familles de victimes des attentats du 11 septembre, sont
organisées chaque jour à 13 heures par le Tribute Center, une association
regroupant parents de victimes, survivants et habitants du quartier.
Linda Gormley se présente comme «une survivante». Elle se trouvait au
pied des tours lorsque le premier avion s'est encastré. Elle raconte la
pluie des débris, les corps qui s'écrasaient autour d'elle. «Je dois ma vie
aux pompiers. Etre guide pour ces visites, c'est une manière de montrer ma
reconnaissance.» A ses côtés, Theresa Mullan parle de son fils Michael, un
des pompiers morts dans les attentats. Elle remet au visiteur un livret que
ses cousins lui ont consacré. Sur la couverture, sa photo et ces dates : 6
avril 1967-11 septembre 2001. Comme de nombreux parents de victimes, Theresa
s'oppose au projet. «Je veux voir ce mémorial à la lumière du jour. Je ne
veux pas qu'il soit enterré.»
Travaux. D'autres parents protestent devant les grilles entourant la
zone. Allan Horwitz, père d'un employé de la firme Cantor Fitzgerald, «104e
étage», dénonce un projet «enterré six étages sous terre» et s'emporte
contre la manière dont cette décision a été prise, par un «comité de treize
membres ne comptant qu'un seul représentant des familles». Un groupe de
familles a lancé une procédure judiciaire pour que les travaux, entamés
lundi, soient interrompus.
Laurent MAURIAC Libération.fr |
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19/03/2006 :
Mémorial du World Trade
Center: polémique autour du lancement des travaux.
Sans cérémonial d'aucune sorte, les travaux de construction du futur
mémorial du World Trade Center devaient commencer lundi sur le site de "ground
zero" à New York, au grand dam des familles de victimes qui demandent à la
justice d'empêcher que l'on reconstruise par-dessus les fondations des tours
jumelles.
Dix ouvriers devaient inspecter le site, installer des protections en bois
au-dessus des vestiges souterrains des deux gratte-ciel et déblayer des
gravats. Après six à huit semaines de travaux préliminaires, du béton
devrait être coulé pour jeter les bases du futur mémorial, baptisé "Reflecting
Absence".
Le gouverneur de l'Etat de New York, George Pataki, a qualifié l'événement
d'"étape très importante", mais aucune cérémonie n'était prévue. Les
autorités ont fait savoir qu'elles tenaient à respecter le calendrier, qui
prévoit l'achèvement du mémorial en 2009.
Certaines familles de victimes du 11-Septembre opposées au projet ont lancé
une bataille judiciaire pour tenter d'empêcher la construction du mémorial.
La Coalition des familles du 11-Septembre a déposé une plainte la semaine
dernière, estimant que l'édification du monument endommagerait des vestiges
historiques. Une audience au tribunal ainsi qu'une manifestation étaient
prévues lundi. Des associations militant pour la préservation du site ont
présenté des arguments similaires dans des lettres adressées aux autorités.
"Reflecting Absence", de l'architecte Michael Arad, a été sélectionné il y a
deux ans parmi plus de 5.200 projets. Il honorera le souvenir des tours
effondrées avec deux bassins en pierre "reflétant l'absence", entourés d'un
rideau d'arbres. Autour de chaque bassin, d'une profondeur de 21 mètres,
seront inscrits les noms des quelque 3.000 personnes tuées dans les
attentats de 2001 et 1993 contre le World Trade Center.
Mais
les familles des victimes estiment que le mémorial déshonorerait les morts
en plaçant leur nom sous le niveau de la rue et pourrait être difficile à
évacuer rapidement.
Rosaleen Tallon, la soeur d'un pompier tué dans les attaques de 2001, a
affirmé sa volonté des poursuivre ses veillées nocturnes de protestation
devant la maison de son frère, une action lancée la semaine dernière. "Il
est toujours possible d'arrêter la construction tant que le béton n'est pas
coulé", explique-t-elle.
Stefan Pryor, président de l'agence Lower Manhattan Development, en charge
de la reconstruction, a assuré que la conception du mémorial répondrait "aux
normes de sécurité et d'esthétique les plus hautes". Mais il a affirmé que
son organisme continuerait à être attentif aux inquiétudes des familles.
Le projet n'est pas encore bouclé financièrement. La Fondation du mémorial
du World Trade Center n'a recueilli jusqu'ici que 100 millions de dollars
(84 millions d'euros) sur les 500 millions (420 millions) prévus pour la
construction du monument et d'un musée. Et elle n'a pas encore évalué le
coût de fonctionnement du site.
Le budget initial de 490 millions de dollars (411 millions d'euros) sera
réévalué par l'entreprise chargée de l'exécution du projet dans les
prochains mois.
La présidente de la fondation, Gretchen Dykstra, estime toutefois que le
lancement des travaux devrait doper la collecte de fonds et faire taire les
sceptiques qui pensent que rien ne sera réalisé sur le site. AP
(C’est le projet Reflecting
Absence conçu par l’architecte Michael Arad et le paysagiste Peter Walker,
qui a finalement été retenu pour la construction sur le site du feu World
Trade Center, d’un mémorial dédié aux victimes des attentats du 11 septembre
2001. Un lauréat choisi parmi 8 nominés et après 5 201 propositions
déposées, au terme du plus grand concours d’architecture jamais organisé à
l’échelle de la planète. Une grande place, deux bassins marquant les
empreintes des tours disparues, en somme du vide pour symboliser la perte
soudaine de 2 800 vies humaines. Trop vide pour les associations de familles
de victimes qui ont immédiatement appelé à la révision d’un projet qu’elles
jugent stérile et peu inspiré.) |
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16/03/2006 :
Aux Etats Unis, les travaux
de construction d'un mémorial à l'emplacement du World Trade Center ont
démarré lundi à New York. Ce projet, dédié aux victimes de la tragédie
du "11 Septembre", vise à aider les familles et l'opinion publique
américaines à panser leurs blessures. Mais, nombre des proches des victimes
ne pensent pas que ce mémorial servira à grand chose. YE Qiying
A Ground Zero, la construction du Mémorial du World Trade Center est en
cours. Il faudra 4 à 8 semaines pour déblayer le site et le préparer pour
les travaux. Les ouvriers conserveront certaines poutres des anciennes Tours
jumelles.
Selon des responsables de la fondation du mémorial, 81% des Américains sont
favorables à la construction du nouveau bâtiment, qui portera le nom de
"Reflet de l'Absence". Les noms des victimes seront inscrits sous une
cascade d'eau, créant un vide sombre.
Nombre d'américains pensent qu'il est temps de panser les blessures et
recommencer à vivre, tout en sachant que beaucoup d'autres s'opposent à la
construction.
Tom Johnson, membre du conseil d'administration
Fondation du Mémorial du WTC
"Ce est impossible d'accepter toutes les idées de tout le monde en
particulier. Je ne suis pas d'accord avec la nature des critiques
actuelles."
La Coalition des Familles du 11 Septembre a organisé une manifestation après
l'annonce du projet de construction. Leur objection principale est la
dissimulation des traces des 2 tours avec la construction d'un mémorial, et
les dégâts causés aux restes du World Trade Center.
Rosaline Talon, membre
Coalition des Familles du 11 Septembre
"Nous sommes ici pour montrer au monde que la Société de Construction du bas
Manhattan et les bureaux du Gouverneur Pataki, cachent au public le fait
qu'ils projettent d'enterrer la vraie expérience commémorative... les noms
de ceux qui sont sous terre... et les expurger au-dessus avec des chutes
d'eau et d'autres choses qui n'ont absolument aucun rapport avec le 11
Septembre."
La coalition a intenté un procès à la Société de Construction du bas
Manhattan, afin d'annuler le projet de construction du mémorial. Elle croit
qu'il faut préserver la vérité pour la postérité |
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16/03/2006 :
Les discussions portant sur
la reconstruction du World Trade Center de New York, détruit dans les
attentats du 11 septembre, ont été suspendues dans la nuit de mardi à
mercredi.
Selon les médias locaux, les deux parties aux discussions, l'Autorité
portuaire de New York et du New Jersey, propriétaire du terrain, et l'homme
d'affaires Larry Silverstein, détenteur du bail, n'étaient pas d'accord sur
la répartition des financement pour la reconstruction des cinq bâtiments.
Le gouverneur de l'État de New York George Pataki, qui envisageait
d'organiser dès avril la cérémonie de pose de la première pierre de la "Tour
de la liberté", élément central du nouveau site, avait fixé aux deux parties
la date limite de mardi minuit pour s'entendre.
Après l'échec des discussions, la société de M. Silverstein a accusé
l'Autorité portuaire d'être responsable de la rupture des discussions et
s'est dit "disponible et désireuse de reprendre des pourparlers intensifs".
"Ce pas en arrière temporaire peut et doit être dépassé", a estimé la
société dans un communiqué. "Nous pensons que nous pouvons finaliser un
accord qui garantira une reconstruction rapide du World Trade Center".
De son côté, l'Autorité portuaire a accusé M. Silverstein avoir mis sur la
table une proposition de dernière minute inacceptable.
Les points de désaccord portent notamment sur qui construit quel édifice,
quel montant de loyer Silverstein aura à régler, et comment répartir ce
qu'il reste des 4,6 milliards de dollars versés par les assurances après la
destruction du site. |
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14/03/2006 :
Début de la
construction d'un mémorial du 11 septembre 2001.
Les premiers travaux de
construction d'un mémorial sur l'emplacement des tours du World Trade Center
à New York ont débuté lundi en dépit des protestations d'une partie des
familles des victimes.© Reuters
La "coalition des familles du 11 septembre", qui a rassemblé plusieurs
dizaines de manifestants, juge inadéquat le projet retenu pour rendre
hommage aux 2.749 personnes tuées dans les attentats du 11 septembre 2001.
Elle a déposé un recours en justice la semaine dernière pour interrompre les
travaux.
Ces familles se battent pour garder intactes les empreintes des tours
détruites, qui "évoquent la perte, aussi bien que le drame humain qui a eu
lieu sur ce site le 11 septembre, plus qu'aucun musée ou aucun mémorial ne
le fera jamais", selon leur porte-parole Anthony Gardner.
"Reflecting Absence" de l'architecte Michael Arab a été choisi parmi 5.200
projets en provenance de 63 pays, dans l'un des plus grands concours
d'architecture jamais lancés.
Il s'articule autour de deux bassins d'eau marquant les empreintes des deux
tours disparues.
La Fondation pour le Mémorial du World Trade Center doit encore trouver 200
millions de dollars sur les 500 millions nécessaires à l'achèvement du
projet et d'un musée de 9.300 m2.
Thomas Johnson, qui a perdu son fils dans le double attentat, a estimé que
les critiques représentaient une minorité des familles touchées. "Il y a
différents moyens d'exprimer sa douleur, et l'un d'entre eux est la colère",
a-t-il dit. |
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15/01/2006 :
Les autres
morts du 11 Septembre --Par Amy Westfeldt--
Nouvel
Observateur
NEW YORK (AP) -- Après l'attentat du 11 septembre 2001 à New York, le site
du World Trade Center a baigné dans la poussière d'amiante, de fibres de
verre, de ciment et de composants chimiques. Depuis, certaines personnes
ayant travaillé sur place sont mortes, mais les autorités jugent prématuré
d'y voir un lien direct.
Et pourtant des milliers de personnes ayant travaillé ou vécu près du site
ont fait état d'affections telles que "la toux du World Trade Center" depuis
le 11-Septembre, ce qui fait dire à certains que l'on commence seulement à
voir les conséquences désastreuses du travail sur les lieux.
Il y a James Zadroga, ce policier municipal de 34 ans qui a passé un mois à
explorer les ruines en 2001. Il est mort le 5 janvier 2006. Selon sa famille
et ses collègues, il avait contracté une affection pulmonaire et présentait
un taux élevé de mercure dans le cerveau. Les résultats de son autopsie
n'ont pas encore été communiqués.
Timothy Keller avait 41 ans, il faisait partie du personnel médical
d'urgence à l'hôpital du Queens: il est mort le 23 janvier d'un problème
cardiaque accompagné de bronchite et d'emphysème, selon les autorités
sanitaires du comté de Nassau.
Le 11 Septembre, son amie Karin DeShore, capitaine des pompiers, l'a amené à
Ground Zero, et "il est revenu en toussant" deux jours plus tard. Un
collègue, Donald Faeth, se souvient que Timothy Keller lui a dit tousser et
cracher des poussières avec une telle violence qu'il pouvait à peine
respirer le jour des attentats. "J'ai très peur. Je pense que plusieurs
personnes sont mortes ce jour-là et qu'elles ne s'en sont pas rendu compte",
confie Donald Faeth.
Quant à Felix Hernandez, 31 ans, ambulancier dans le Bronx, il a succombé à
des difficultés respiratoires après avoir participé aux recherches à Ground
Zero. En 2002, "cela a commencé avec une toux dont il ne se débarrassait pas
(...) et c'était de pire en pire", se souvient sa supérieure, la lieutenante
Regina Pellegrino. En 2004, trop faible pour monter des marches, il a cessé
de travailler. Il est mort le 23 octobre 2005 en Floride, selon des
collègues en contact avec la famille.
Comme Keller, Hernandez, en poste depuis dix ans, ne fumait pas et n'avait
jamais connu de problèmes de santé auparavant, d'après Donald Faeth. Pour
les proches et collègues des trois hommes, leur décès est directement lié au
travail sur le site du WTC.
Mais les médecins chargés de différents programmes de suivi sanitaire
répondent qu'il faudra plusieurs dizaines d'années pour évaluer les effets à
long terme du travail à Ground Zero. De même le département municipal de
l'hygiène sanitaire et mentale, qui surveille l'état de santé de 71.000
personnes exposées aux poussières du 11-Septembre, juge-t-il prématuré de
lier ces décès et maladies au World Trade Center.
Toutefois, souligne Robin Herbert, chargé d'un programme de surveillance de
plus de 14.000 travailleurs de Ground Zero au Centre médical du Mont Sinaï,
"il n'est certainement pas inconcevable" que ces décès soient liés au
11-Septembre.
"Ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Beaucoup, beaucoup de gens
vont mourir d'intoxication" due au travail dans les ruines du WTC, prédit de
son côté Me David Worby. L'avocat, qui représente plus de 5.000 personnes
malades poursuivant les responsables des opérations à Ground Zero, affirme
que 21 de ses clients ont succombé à des affections liées au 11-Septembre
depuis la mi-2004. Les plaignants ont nettoyé Ground Zero, travaillé à
l'entrepôt des gravats du WTC à Staten Island et à la morgue municipale.
Le représentant Jerrold Nadler, dont la circonscription comprend le site du
WTC, impute aussi certaines maladies au manque de protection. Selon une
étude réalisée en 2004 par le réseau national de santé (CDC), seul un
cinquième des personnes travaillant à Ground Zero portait un masque
respiratoire. "Tous ceux qui ont été exposés devraient être suivis à vie
afin que nous sachions ce qui s'est passé", estime le parlementaire. AP |
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11/01/2006 :
Témoignage:
Une semaine à New York
En octobre 2004, j’ai eu la chance d’aller à New York avec mon père. C’était
la première fois que je m’y rendais alors j’ai surtout visité les endroits
que l’on pourrait qualifier de touristiques. Mon père, quant à lui, y était
déjà allé à plusieurs reprises, il m’a donc dit ce qu’il fallait voir à tout
prix. Une sélection est en effet obligatoire car une semaine est bien trop
courte pour faire tout ce que l’on souhaite à New York. Et quand je dis New
York, il ne s’agit en fait que de Manhattan.
Notre hôtel était situé sur Lexington Avenue, bien au centre. Non loin de là
se trouvait la célèbre vieille gare Grand Central Terminal. Elle est
toujours en fonction et draine des milliers de gens chaque jour. Un détour
pour ne voir ne serait-ce que son hall en vaut la peine.
Nous sommes ensuite allés admirer le fameux Guggenheim Museum. Nous y sommes
rentrés pour observer l’architecture de Frank Lloyd Wright qui est encore
plus impressionnante de l’intérieur. Tout à côté du musée se trouve Central
Park que nous avons profité de visiter par un après-midi ensoleillé. Cet
espace vert au milieu des buildings est encore plus grand que je ne l’avais
imaginé. Il regorge d’une multitude de petits endroits charmants et les
écureuils en sont les principaux habitants. Mais malgré son étendue, du haut
de l’Empire State Building, Central Park semble n’être qu’un petit rectangle
vert. Comme vous pouvez le comprendre, je suis montée au sommet du plus haut
bâtiment de l’île. De là, la vue est imprenable et le spectacle est d’autant
plus magnifique quand le ciel est dégagé et que le soleil se couche, ce à
quoi j’ai eu la chance d’assister. Avant le 11 septembre, les Twin Towers
dominaient l’Empire State Building. Aujourd’hui, il n’y a plus que le Ground
Zero. Il est touchant de s’y rendre et d’y voir des fleurs et les photos des
victimes sur le grillage qui entoure ce trou béant au milieu des autres
bâtiments.
Pour le divertissement, il est indispensable d’aller à Times Square sur
Broadway, la seule avenue qui est diagonale à toutes les autres. Un grand
nombre de comédies musicales ont lieu plusieurs fois par jour. Nous sommes
allés voir le Roi Lion. Et même si je craignais de m’ennuyer quelque peu, ce
fut loin d’être le cas. Nous avons eu affaire à un magnifique spectacle
d’une grande qualité. Un véritable plaisir.
Pour la petite touche de culture, nous avons passé un après-midi dans
l’immense Metropolitan Museum. Le musée contient des milliers d’œuvres d’art
parmi lesquels on trouve des Degas, Gauguin ou Van Gogh. Pour un peu plus de
modernité, nous voulions nous rendre au MoMA mais celui-ci était
malheureusement en travaux.
Après 8 jours mouvementés nous avons repris l’avion et retrouvé le calme
helvétique. Bien que déçue de rentrer aussi vite sans avoir vu tout ce que
je souhaitais, j’étais contente de revoir nos montagnes.
Virginie Burion |
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