Le 11 septembre 2001
restera à jamais gravé dans la mémoire de ceux et celles qui ont assisté
impuissamment à l'effondrement dramatique des tours jumelles (World Trade
Center) à New York.
" que faisiez vous le 11
septembre 2001 ? " répondre
mentalement à cette question c'est lutter contre l'oublie
réagir
ici
Les
attentats perpétrés contre les États-Unis, maintenant inscrits dans la
mémoire collective, ont fait du 11 septembre 2001 une date qui marque déjà
ce début du XXIe siècle. Les médias, notamment télévisuels, ont contribué à
façonner ce dramatique événement. Les images de destruction diffusées en
direct, montrées et remontrées, ont provoqué un choc.
Ce site reprend les principaux récits qui ont structuré après coup ce flot
d'images, les significations qu'elles ont pu prendre.
Merci pour votre visite.
webmaster
jereagis.com:
réagir ici :
Bilan définitif : 2 985 morts
Les attentats du 11 septembre 2001 ont fait 2 985 morts. Le bilan se
décompose ainsi : 265 passagers des quatre avions détournés, 125 civils et
militaires au Pentagone, 343 pompiers de New York, 23 policiers, le reste
étant principalement des employés ou des visiteurs qui se trouvaient dans
les tours.
Par décision du Congrès, le 11 septembre est désigné "jour du patriotisme" .
La désignation "Patriot Day" est inscrite sur les calendriers. Chaque année,
le président publie une proclamation qui appelle les Américains à observer
une minute de silence à 8 h 46, l'heure à laquelle le vol 11 de l'American
Airlines a percuté la tour nord du World Trade Center.
Hommage : Le chant des
patriotes
US
(
Ecouter
ici
)
"Pardonne-leur. Ils ne savent
pas ce qu'ils ont fait". Ce sont les paroles que Jean Palombo a prononcées
après la mort de son mari, Frank Palombo, l'un des 343 pompiers héroïques
qui ont perdu la vie dans l'attentat des Tours Jumelles, le 11 septembre
dernier, à New York.
Lire la suite
02/11/2009: New York a donné son nom au
nouveau bâtiment de guerre de la US Navy et il y a une raison à ça.
Le navire, construit sur un chantier naval de Louisiane et qui va
transporter 800 marines avec des hélicoptères a été partiellement fait à
partir d’acier provenant du World Trade Center. Suite aux attentats du 11
septembre, de l’acier a été récupéré à Ground Zero et on a décidé de
l’utiliser pour construire trois navires, l’USS New York, l’USS Arlington et
l’USS Somerset, soit les trois endroits touchés par les attentats du 11
septembre 2001. Le premier des trois a fait une entrée triomphale hier dans
la ville dont il porte le nom.
lire l'article ici
Actualités
26/11/2009:
Un
demi-million de messages du 11 septembre dévoilés Envoyés par les
bipeurs de policiers new-yorkais, d'agents du Pentagone ou de personnes
ordinaires, ces messages retracent seconde par seconde les tragiques
événements. Des témoignages à la fois saisissants et inquiétants.
«Quelqu'un vient de me
dire qu'il y a eu une explosion». Il est 8h46, le 11 septembre 2001. Une
minute après qu'un Boeing 767 s'est écrasé sur la première tour du World
Trade Center. Déjà, les textos fusent. «Un avion s'est écrasé dans les tours
jumelles. Horrible», envoie un témoin à 8h50. A 8h53, c'est au tour de la
police de New York de se mettre en alerte : «Explosion possible au World
Trade Center. Niveau 3 de mobilisation».
Tous ces messages ont
été publiés mercredi par le site américain Wikileaks.org, spécialisé dans la
diffusion de contenus sensibles. Au total, 573.000 textos de bipeurs - ces
petits appareils de messagerie, ancêtres du téléphone portable - envoyés sur
tout le territoire américain par des agents fédéraux, des services
d'urgence, des policiers, ou de simples quidam.
Ces mots retracent 24
heures d'une journée qui s'annonçait ordinaire à en croire les premiers
messages interceptés entre 6h et 8h30 : «Peux-tu me repasser mes chemises ?»
ou encore, «Bonjour ! Je t'aime et j'espère que tu as bien dormi. Passe une
bonne journée. PS : je retourne au lit...». A noter, ce message miraculeux
d'un certain Shawn qui prévient son chef de son retard : « Je ne serai pas
au World Trade Center avant 9h30».
«Il n'a pas de
nouvelles de son frère»
Et puis il y a le
drame. A 9h03, la deuxième tour est touchée. Le nombre de messages parlant
encore d'«explosion» et d'«incendie» - et pas encore d'attentat - augmente
rapidement. On y décèle la panique et le trouble qui prédominent suite aux
premières attaques. «S'il te plaît chérie, essaye de rester calme», écrit
Angel. «Explosion au World Trade Center. Ne t'en approche pas », conseille
Joe. «Je ne serai pas tranquille tant que tu ne rentres pas à la maison.
S'il te plaît, rentre», implore Myrna. Ou encore ce message, saisissant :
«Pete va bien mais il n'a pas de nouvelles de son frère qui travaille dans
l'immeuble juste à côté du WTC».
La lecture des textos
permet aussi de prendre conscience de la confusion qui a régné sur la
coordination des services de secours. L'évacuation des membres du
gouvernement vers le bunker de Mont Weather, en Virginie, semble notamment
avoir posé beaucoup de difficultés. Le premier message envoyé aux alentours
de 10h était pourtant clair : «Evacuez à Mont Weather. Maintenant». Mais
deux heures plus tard, l'agence fédérale pour la gestion des situations
d'urgence, chargée de garantir la continuité du gouvernement, répond : «Nous
n'avons pas d'ordre de mission pour le moment ».
Parmi les messages figurent des communications de la police de New York, des
services d'urgence, du Pentagone, de personnes ordinaires voire
d'ordinateurs rapportant des erreurs de serveurs. Si la majorité n'ont pas
de liens avec les attaques elles-mêmes, comme "As-tu bien éteint le fer à
repasser ?", certains témoignent de l'intensité du drame. A 8h50, quelques
minutes après que le premier avion a percuté une des tours du World Trade
Center, un message dit : "Un avion s'est écrasé sur les tours jumelles.
C'est horrible...". Une minute plus tard, un autre message rapporte : "Le
World Trade Center est en feu! !!! C'est pas une blague". A 8h53, un message
identifié comme venant de la police de New York signale : "Explosion
possible au World Trade Center. Niveau 3 de mobilisation".
Les messages montrent également la détresse des futures victimes et de leurs
proches. "Je sais que tu as une nouvelle relation et que tu ne t'intéresses
plus à moi. Mais au cas où quelque chose m'arrive, sache que je t'aime chéri
(e ?). Tu me manques. Au revoir".
La source reste
inconnue A leur lecture, une
question s'impose : comment ces messages confidentiels envoyés dans
l'ensemble du territoire américain ont-ils pu être interceptés puis publiés
? Wikileaks, qui a pour principe de ne jamais révéler ses sources, se borne
à préciser «qu'il est clair que les données proviennent d'une organisation
qui a archivé les télécommunications». Première possibilité : les messages
viennent d'une base de données collectée par une entreprise de télécoms.
Mais CBS News note que les textos sont issus de quatre opérateurs différents
: difficile donc de pirater et de compiler plusieurs bases. Autre solution,
plus crédible : les messages ont pu être interceptés par un scanner, un
système fréquemment utilisé par la police.
L'hypothèse d'un faux
document a déjà quasiment été écartée, plusieurs personnes ayant assuré y
avoir reconnu leurs messages. «Nous avons toutes les raisons de croire que
ces données sont valides», assure Daniel Schmitt, porte-parole de Wikileaks.
«Et la publication de ces messages est un pas important vers une vision
complète de ce qui s'est vraiment passé ce jour-là». Reste à savoir si cette
méthode est légale : un des opérateurs concernés a menacé de déposer une
plainte contre le site internet.
13/11/2009: Les accusés du
11-Septembre jugés par un tribunal civil: colère des New-Yorkais
Les New-Yorkais ont exprimé vendredi amertume et soif de vengeance en
apprenant que les cinq hommes accusés d'avoir organisé les attentats du
11-Septembre seraient jugés devant un tribunal de droit commun de la ville,
où le traumatisme est encore vif.
"Qu'on les pende", dit Joe Ricciardi, 55 ans, un ouvrier du bâtiment qui
travaille à proximité du site de "Ground Zero", théâtre de la tragédie qui
coûta la vie à quelque 3.000 personnes le 11 septembre 2001.
"Regardez à quoi ils ont réduit cet endroit", ajoute son fils, gesticulant
en direction du chantier qui a à peine avancé depuis que les tours du World
Trade Center (WTC) ont été détruites. "Mettez-les dans une cage et
suspendez-les au beau milieu de Times Square", dit un troisième homme dans
le groupe en éclatant de rire.
Le ministre américain de la Justice, Eric Holder, a annoncé vendredi que les
cinq accusés, actuellement détenus à Guantanamo, seraient jugés dans un
tribunal du sud de Manhattan, non loin de Ground Zero.
"Les règles fédérales nous autorisent à réclamer la peine de mort pour des
infractions lourdes", a dit M. Holder. "Je vais certainement demander aux
procureurs qu'ils requièrent la peine de mort contre chacun des accusés du
11-Septembre", a-t-il ajouté en précisant toutefois que la justice allait
"examiner les preuves" des actes reprochés aux accusés.
L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a salué
cette décision comme "une avancée importante pour la justice."
Mais lorsque le cerveau autoproclamé des attentats, Khaled Cheikh Mohammed
et quatre complices présumés seront amenés au tribunal, le procès qui
commencera ne ressemblera à aucun autre.
Les New-Yorkais n'ont ni oublié ni pardonné, et le chantier le leur rappelle
tous les jours.
"C'est ici que le crime a été commis", dit John Watt, 39 ans, qui prédit une
couverture médiatique frénétique, des manifestations dans les rues et la
"réouverture" des profondes blessures psychologiques que ce jour a causées.
"Je ne sais pas comment ils vont faire pour assurer la sécurité", ajoute ce
professionnel du marketing. Le tribunal fédéral situé 500 Pearl Street est
lourdement gardé, et est habitué à juger des criminels de haut vol, tels le
cerveau des attentats de 1993 contre le World Trade Center, des parrains de
la mafia ou l'escroc Bernard Madoff.
Dans un communiqué, le maire Michael Bloomberg estime qu'il est "juste" que
le procès ait lieu à New York, et assure que la police sera à la hauteur de
la tâche.
Mais Arielle Pink, 26 ans, professeur de mathématiques, se demande comment
un tribunal va réussir à trouver 12 personnes pour composer un jury
impartial. "Trouver des jurés va être difficile", dit-elle.
Certains proches des victimes se posent aussi des questions. "Nous avons le
sentiment qu'il s'agit là d'une erreur terrible", estime Ed Kowalski,
directeur de l'Association des familles du 11-septembre pour une Amérique
plus sûre.
"Donner à un terroriste et à un criminel de guerre l'opportunité de
bénéficier d'une protection constitutionnelle américaine est une erreur",
estime-t-il.
Pour Jim, un charpentier de 49 ans qui travaille sur le site, la solution
est simple. "Les pendre à une grue du chantier, et que tout le monde puisse
venir voir", dit-il.
11 SEPTEMBRE 2009 " 8 ans après
Huit ans après l'Amérique
reste inconsolable. Le temps a fait son œuvre
Après huit années, la tristesse reste vivace dans l'assistance, mais le
temps a fait son œuvre. Daniel Jackson, 45 ans, trempé sous la pluie, qui a
perdu son beau-père dans les attentats, explique qu'il était «très en colère
quand c'est arrivé. Mais huit ans ont passé et je me suis calmé». Il
regrette toutefois que les terroristes n'aient pas encore été jugés, ce qui
le rend «fou». De son côté, l'ambassadeur américain en Afghanistan a estimé
que le meilleur hommage à rendre aux victimes était d'atteindre «la paix»
dans ce pays, ancien bastion d'al-Qaïda. Mais chacun s'accorde sur un point:
la paix, comme le deuil, prendra du temps.
11
septembre 2009, 8 ans déjà.
Les populations américaines
ont tenu une fois de plus à rendre hommage ce 11 septembre aux victimes des
attentats qui se sont déroulés le 11 septembre 2001 au Pentagone et à
New-York par des membres d’Al Quaïda, un groupe terroriste dirigé par Ben
Laden qui, depuis ce jour, est pourchassé par les services secrets
américains. Cette commémoration a été une occasion pour le président Barack
Obama d’assurer que les Etats-Unis ne faibliront jamais dans leur combat
contre l'organisation terroriste, même si les travaux de reconstruction du
site historique «Ground zero» sont toujours paralysés. 11 septembre 2009,
8ème anniversaire de commémorations des 2752 victimes des attaques aériennes
menées des terroristes d’Al Quaïda sur les tours du World Trade Center (WTC)
à New York et au Pentagone.
Au cours des commémorations organisées à la mémoire des victimes des
attentats terroristes les plus graves jamais perpétrés sur le sol américain,
le président américain Barack Obama qui a observé un moment de silence à la
Maison Blanche à 8h46, heure à laquelle un premier avion a percuté l’une des
tours, a affirmé que les Etats-Unis «ne fléchirons jamais dans la défense de
notre pays, [et] ne faiblirons jamais dans la traque d'Al-Qaïda et des
extrémistes qui lui sont alliés».
«Les saisons qui passent ne peuvent pas diminuer la douleur et le manque
infligés ce jour-là; le temps qui passe, le ciel noir ne pourront jamais
atténuer la signification de cet instant», a poursuivit le président Obama,
son épouse Michelle à ses cotés, après avoir porté sa main sur le cœur au
moment où a retenti la sonnerie aux morts.
Les populations new-yorkaises ont elles aussi observé le même rituel de
commémoration organisé depuis 2002 sur le site de «Ground Zero», dont la
reconstruction est toujours paralysée.
Sur ce site où se dressaient les gratte-ciel de 107 étages, les noms des 2
752 morts sont égrenés par les proches et des bénévoles pendant la
cérémonie, entrecoupées par plusieurs minutes de silence observées d’abord à
l'heure où le premier avion s'est écrasé sur la première tour, puis lorsque
le deuxième avion a frappé la deuxième, et ensuite pour marquer
l'effondrement du premier puis du second gratte-ciel.
Au cours de cette cérémonie, le problème de la reconstruction interminable
du «Ground Zero» qui comprendra cinq gratte-ciel, un mémorial et un terminal
de chemin de fer, était au centre de toutes les polémiques.
«Il est chaque année plus évident que les New-yorkais sont de plus en plus
exaspérés par l'échec des autorités à reconstruire Ground Zero», a déclaré
Barry LePater, avocat spécialiste de construction immobilière.
Régulièrement, les autorités de la ville promettent de reconstruire «Ground
Zero» mais la presse locale avait révélé qu’en raison de la crise qui sévit
depuis 2008, les retards de reconstruction étaient plus importants que prévu
et que du projet initial de cinq tours, dont une «tour de la liberté» très
emblématique, il ne resterait que deux gratte-ciel qui seraient terminés en
2036.
Pour convaincre la populations sur les avancées certaines des travaux, une
grande poutre métallique de plus de dix mètres de haut, ayant fait partie de
la structure d'une des deux tours du WTC et destinée au musée, a été
rapportée récemment à «Ground Zero» depuis un hangar de l'aéroport J.F.
Kennedy où elle était entreposée depuis 2002.
Mais «les personnes interrogées [au cours de cette cérémonie] sont
convaincues que rien ne sera fait pour le 10e anniversaire», a affirmé
Maurice Caroll, directrice de l'institut de sondage de l'université
Quinnipiac.
Cette cérémonie de commémorations a été clôturé à la tombée de la nuit où 88
lampes torches ont été allumé en souvenir des opérations de secours.
11/09/2009: Cérémonie à Washington pour
Barack Obama
Le président américain a observé un moment de silence à la Maison Blanche
vendredi à 08h46 (14h46 à Paris), l'heure exacte à laquelle un premier avion
détourné avait percuté l'une des tours du World Trade Center à New York.
Après qu'un Marine en tenue d'apparat eut fait tinter un carillon à trois
reprises, M.Obama et son épouse Michelle ont incliné leur tête et observé ce
moment de silence entourés d'environ 150 membres de l'administration. Puis
M.Obama a redressé le chef et porté sa main sur le coeur quand a retenti la
sonnerie aux morts.
"Nous ne fléchirons jamais dans la défense de notre pays, nous ne faiblirons
jamais dans la traque d'Al-Qaïda et des extrémistes qui lui sont alliés", a
déclaré M.Obama à cette occasion. "Renouvelons ici notre détermination à
combattre ceux qui ont perpétré cet acte barbare et qui continuent à nous
vouloir du mal", a-t-il ajouté.
Accompagné de son ministre de la Défense Robert Gates, le président devait
aussi déposer une gerbe et rencontrer des proches des victimes.
11/09/2009:
La reconstruction traîne, exaspérant les New-yorkais
Le problème de la reconstruction interminable des gratte-ciel est au centre
des polémiques, et la crise qui sévit depuis 2008 n'a pas aidé à accélérer
le rythme. "Il est chaque année plus évident que les New-Yorkais sont de
plus en plus exaspérés par l'échec des autorités à reconstruire Ground Zero",
a déclaré à l'AFP Barry LePater, avocat spécialiste de construction
immobilière.
Régulièrement, les autorités de la ville promettent de reconstruire "Ground
Zero" selon un projet dont la version la plus ambitieuse comprenait cinq
gratte-ciel, un mémorial et un terminal de chemin de fer.
Selon une enquête de l'Université Quinnipiac révélée la semaine dernière,
deux habitants sur trois pensent que même le mémorial ne sera pas prêt pour
le dixième anniversaire en 2001.
Selon lui, les New-Yorkais ne croient pas un mot des déclarations de
l'Autorité du port de New York, propriétaire du terrain, mais qui est en
conflit avec Larry Silverstein, le promoteur immobilier qui avait loué le
WTC six semaines avant les attentats et qui a touché 4 milliards de dollars
d'assurance.
Selon l'enquête de Quinnipiac, 25% des personnes interrogées se disent
indignées par la lenteur de la reconstruction et affirment qu'ils ont même
"honte" d'être New-Yorkais.
Le mois dernier, la presse locale avait révélé que les retards étaient plus
importants que prévu et que du projet initial de cinq tours, dont une "tour
de la liberté" très emblématique, il ne resterait que deux gratte-ciel qui
seraient terminés en 2036.
11/09/2009:Le président Barack Obama s'est employé à rallier les Américains derrière
la guerre en Afghanistan à l'occasion du huitième anniversaire des attentats
du 11 septembre 2001 à New York et Washington.
Au cours d'une cérémonie à Washington, Barack Obama a déposé une gerbe
devant le monument aux victimes de l'attaque contre le Pentagone, l'une des
cibles des attentats qui ont fait près de 3.000 morts le 11 septembre 2001.
Dans son discours, le président américain s'est employé à rallier les
Américains derrière la guerre en Afghanistan. (Reuters/Larry Downing)
"Réaffirmons notre détermination face à ceux qui ont perpétré ces actes et
ce complot barbares contre nous", a-t-il dit au cours d'une cérémonie en
présence de 500 personnes, au Pentagone, l'un des lieux touchés par les
avions de ligne détournés voici huit ans.
"Pour ce qui est de pourchasser Al Qaïda et ses alliés extrémistes, nous ne
baisserons jamais la garde", a-t-il dit, avant de déposer une gerbe au
monument aux victimes de l'attentat contre le Pentagone.
Ce jour-là, le vol 77 d'American Airlines, qui avait décollé de l'aéroport
Dulles de Washington, avait été détourné et l'avion s'était écrasé contre le
bâtiment du département de la Défense, tuant 125 personnes au sol ainsi que
les 59 passagers et membres d'équipage et les cinq pirates de l'air.
Au total, les pirates de l'air d'Al Qaïda avaient pris le contrôle de quatre
avions de ligne au matin du 11 septembre 2001. Ils en avaient projeté deux
contre les tours jumelles du World Trade Center à New York et un troisième
contre le Pentagone. Un quatrième, le vol 93 d'United Airlines, s'était
écrasé dans un champ de Pennsylvanie, les passagers et l'équipage ayant
tenté de reprendre le contrôle de l'appareil. En tout, près de 3.000
personnes ont péri dans ces attentats.
NOMBRE RECORD DE VICTIMES
A New York, les proches de victimes des attentats contre le WTC ont lu les
noms des morts, tandis que flûtistes et violonistes jouaient une musique
solennelle.
La lecture des noms a eu lieu dans un petit parc non loin du site du World
Trade Center, aujourd'hui un énorme chantier d'où doivent s'élever quatre
gratte-ciel, ainsi qu'un musée et un mémorial.
Cette année, la situation demeure particulièrement préoccupante en
Afghanistan, que les Américains avaient envahi à la suite des attentats du
11-Septembre afin de faire tomber le régime des taliban et détruire les
camps d'entraînement d'Al Qaïda.
L'opinion américaine soutient de moins en moins ce conflit que le président
d'alors, George W. Bush, avait lancé dans le cadre d'une "guerre contre le
terrorisme" plus large.
Barack Obama, qui a ordonné l'envoi de 21.000 soldats américains en renfort
en Afghanistan, cherche à relancer le soutien pour une guerre de plus en
plus difficile pour les troupes des Etats-Unis et de leurs alliés de l'Otan.
Le numéro un d'Al Qaïda, Oussama Ben Laden, n'a jamais été retrouvé, et les
autorités américaines pensent qu'il se cache dans les régions tribales du
Pakistan, limitrophes de l'Afghanistan.
Les combats sont en recrudescence en Afghanistan face à la vive résistance
des taliban, et 44 soldats américains, un nombre record pour un mois, ont
péri en juillet dans ce pays.
11/09/2009:Rassemblement des familles à "Ground Zero" pour le huitième anniversaire
du 11-Septembre. Les familles des victimes des attentats du 11-Septembre se
sont rassemblées près du site de "Ground Zero", à l'occasion du
huitième anniversaire des attaques.
Des milliers de personnes sont attendues pour des cérémonies désormais
familières à New York, au Pentagone, et sur les lieux du crash du vol 93 de
United Airlines en Pennsylvanie.
A New York, une foule moins importante que les années précédentes se
rassemblait sous la pluie et le vent. "Peu importe le temps qu'il fait, je
devais être là", a commenté Elaine Dejesus du New Jersey, tenant la photo de
sa soeur et meilleure amie, Nereida.
Essuyant ses larmes, elle a confié que sa peine ne faiblissait pas avec les
années. "Pour moi, c'est comme le premier jour. Il y a des jours où je ne
fais que pleurer. Mais je me souviens aussi des bons moments et de ce
qu'elle voudrait que nous fassions".
La première minute de silence a été respectée vers 8h46 (12h46GMT), à
l'heure où le premier avion avait frappé la tour nord du World Trade Center.
Trois autres minutes de silence devaient coïncider avec la frappe du
deuxième avion et avec l'effondrement de chaque tour jumelle. Près de 3.000
personnes avaient été tuées dans les attentats.
Le vice-président Joseph Biden, qui assistait à la cérémonie de New York, a
déposé une gerbe de fleurs à "Ground Zero".
11/09/2009:De "Ground Zero" à la Maison Blanche, l'Amérique se recueille.
Les New-Yorkais ont commémoré au son des cornemuses le huitième anniversaire
des attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait près de 3.000 morts, tandis
qu'à Washington Barack Obama rendait hommage aux victimes pour la première
fois en tant que président.
Le président américain a entamé ses premières commémorations du 11-Septembre
en observant une minute de silence sur la pelouse de la Maison Blanche, à
08H46, l'heure exacte à laquelle un premier avion détourné avait percuté
l'une des deux tours du World Trade Center (WTC) à New York.
Barack Obama, son épouse Michelle à ses côtés, a porté sa main sur le coeur
au moment où a retenti la sonnerie aux morts rendant hommage aux victimes.
Au même moment, à New York, de nombreux Américains plongés dans le
recueillement et la tristesse se réunissaient sur le site de "Ground Zero",
où résonnait le son lugubre de cornemuses.
New-Yorkais, pompiers, policiers, ainsi que le vice-président américain Joe
Biden étaient présents sur les lieux de l'attentat, au sud de l'île de
Manhattan, où la pluie et le ciel gris rajoutaient à l'ambiance mélancolique
de cette journée consacrée au souvenir.
Près de 3.000 personnes sont mortes, dont 2.752 à New York, le 11 septembre
2001 dans les attentats menés par Al-Qaïda, qui avaient amené l'ancien
président George W. Bush à envahir l'Irak et l'Afghanistan dans le cadre de
sa "guerre contre le terrorisme".
"Les actes d'abnégation" des volontaires qui sont intervenus et des 343
pompiers morts dans la chute des tours "sont gravés dans l'histoire de notre
ville", a déclaré le maire de New York, Michael Bloomberg
Alors qu'à New York, des familles de victimes égrenaient les noms de leurs
proches tués dans les attentats, à Washington, le président américain se
rendait au Pentagone où un Boeing d'American Airlines s'était écrasé sur le
bâtiment qui abrite le ministère de la Défense, tuant 184 personnes.
Barack Obama a assuré devant des familles de victimes, sur le lieu de
recueillement inauguré l'an dernier par George W. Bush, que les Etats-Unis
ne "faiblir(aient) jamais dans la traque d'Al-Qaïda".
M. Obama qui a déposé une gerbe en mémoire des victimes a aussi exprimé
l'immensité de la peine causée par les attentats: "Les saisons qui passent
ne peuvent pas diminuer la douleur (...); le temps qui passe, le ciel noir
ne pourront jamais atténuer la signification de cet instant".
Daniel Jackson, 45 ans, trempé sous la pluie, qui a perdu son beau-père dans
les attentats, a expliqué à l'AFP qu'il était "très en colère quand c'est
arrivé: Mais huit ans ont passé et je me suis calmé". Il regrette toutefois
que les terroristes n'aient pas encore été jugés, ce qui le rend "fou".
Signe des tensions, toujours vives, qui traversent la société américaine à
l'évocation du 11-Septembre, la chaîne CNN a annoncé un peu vite que des
coups de feux avaient été tirés par la police non loin du Pentagone au
moment où le président s'y trouvait. Quelques minutes plus tard, la chaîne
précisait qu'il s'agissait seulement d'un exercice des garde-côtes.
A Moscou, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a exprimé ses
condoléances, estimant que le 11-Septembre était "une bonne façon de ne pas
oublier que nous devons mettre nos différences de côté" quand il s'agit de
"lutter contre la menace" terroriste.
L'ambassadeur américain en Afghanistan a estimé, quant à lui, que le
meilleur hommage à rendre aux victimes était d'atteindre "la paix" en
Afghanistan.
11/09/2009:
Pour la huitième
fois, les Etats-Unis ont commémoré dans le recueillement l'anniversaire des
attentats qui ont fait près de 3.000 morts le 11 septembre 2001. Sous un
ciel gris et pluvieux, des cérémonies désormais familières ont été
organisées à New York, Washington et en Pennsylvanie, tandis que Barack
Obama a affirmé que les Américains "ne fléchiraient jamais" dans la défense
de leur pays.
"Renouvelons notre détermination face à ceux qui ont perpétré cet acte
barbare et ceux qui continuent à ourdir des plans contre nous", a déclaré le
président américain lors d'une cérémonie organisée sous la pluie au
Pentagone, où 184 personnes ont péri le 11 septembre 2001. "Dans la défense
de notre pays, nous ne fléchirons jamais".
"Souvenons-nous de la manière dont nous nous sommes rassemblés en tant que
pays, en tant que peuple, en tant qu'Américains, unis pas seulement dans
notre chagrin, mais dans notre détermination à être ensemble, à défendre le
pays que nous aimons", a ajouté Barack Obama, qui participait à sa première
commémoration en tant que président.
Peu avant cette cérémonie, accompagné de son épouse Michelle et du
secrétaire à la Défense Robert Gates, le chef de la Maison Blanche avait
observé une minute de silence à 8h46 (12h46GMT), heure où le premier avion
avait frappé la tour nord du World Trade Center.
Le temps était également gris à New York, où plusieurs centaines de proches
de victimes se sont rassemblés sous les parapluies sur une place proche de
Ground Zero pour une cérémonie en présence du vice-président Joe Biden.
Entre les moments de silence respectés aux heures des impacts des deux
avions et de l'effondrement des tours du World Trade Center, les noms des
victimes ont été lus, et leurs proches ont pu déposer une gerbe de fleurs
sur le site, dans le sud-ouest de Manhattan. "Il y a une fraternité spéciale
entre ceux d'entre nous qui ont perdu leurs époux et enfants", a déclaré Joe
Biden, dont la fille et la première femme sont mortes dans un accident de
voiture en 1972.
Pour la première fois, le 11 septembre était également vendredi une journée
nationale de bénévolat à la mémoire des victimes des attentats. Partout aux
Etats-Unis, des associations et de simples citoyens ont lu le nom des
victimes des attentats ou effectué des tâches pour les soldats en mission ou
les gens dans le besoin.
"A partir d'aujourd'hui, nous chérirons la mémoire de ceux qui ont péri en
ranimant l'esprit d'entraide qui a illuminé d'espoir notre ville et nous a
permis de rester forts", a déclaré le maire de New York Michael Bloomberg.
Par ailleurs, à Shanksville, en Pennsylvanie, les cloches ont également
sonné à la mémoire des 40 victimes du vol 93 de la United Airlines qui
s'était écrasé dans un champ le 11 septembre 2001. AP
11/09/2009: En Afghanistan, cette date
n'évoque pas grand chose...
La rue principale de Kaboul est calme. En ce mois de ramadan, tous les
restaurants sont fermés. Un peu plus loin, une demi-douzaine de garçons
préparent des beignets de pommes de terre en prévision de la rupture du
jeûne. Alors que l'Amérique commémore aujourd'hui les attentats du 11
septembre 2001, qui déclenchèrent l'invasion américaine en Afghanistan pour
retrouver Ben Laden, la population afghane est partagée entre ignorance,
indifférence et hostilité.
«Le 11-Septembre? Non ça ne me dit rien, dit Mirwais, le cuistot. Une
attaque à New York ? Aucune idée.» Les questions l'ennuient. Le jeune Afghan
n'a pas la moindre idée de ce dont on lui parle. Un autre intervient: «Si,
les avions sont arrivés de deux directions différentes, et les tours ont
explosé. J'ai vu des photos. Mais pour nous, la vraie tragédie c'était deux
jours plus tôt, le 9 septembre 2001, quand ils ont tué Massoud », le
commandant de l'Alliance du Nord, dans un attentat-suicide. Une attaque
orchestrée par Al-Qaida et probablement coordonnée avec les événements de
New York deux jours plus tard.
«On ne va pas les plaindre»
«Les Américains, on s'en fout, intervient un jeune homme au visage poupin.
Ça me rend heureux que certains d'entre eux aient été tués ce jour-là.»
Wahidullah n'a pas 20 ans. Il poursuit: «Les Américains sont dans notre pays
et tuent des gens tous les jours. On ne va pas les plaindre, qu'ils rentrent
chez eux.»
Dans la principale librairie de Kaboul, restée ouverte sous le régime des
talibans, le propriétaire avait réussi à dissimuler des milliers d'ouvrages
au sous-sol. Il est toujours là aujourd'hui, guettant l'arrivée des rares
clients (70 % de la population est illettrée) depuis son comptoir. Quand on
lui parle du 11-Septembre, Shah Mohammad sourit tristement: «Dans les
grandes villes, les gens ont vu des images des attaques de New York. Mais la
grande majorité des Afghans n'était pas au courant, et ne l'est toujours
pas. Surtout, pour nous, le 11-Septembre 2001 n'était pas un commencement,
mais simplement la suite de la tragédie qui frappe notre pays depuis plus de
trente ans. »
Le vieux libraire montre les cartes postales jaunies qu'il vend aux quelques
Occidentaux passant dans son magasin: «J'ai toujours rêvé de faire une carte
postale avec les deux tours du World Trade Center d'un côté et les deux
bouddhas géants de Bamiyan de l'autre.» Ces derniers, vestiges
archéologiques du Ve siècle, ont été dynamités par le mollah Omar, le chef
des talibans, six mois jour pour jour avant les attaques à New York, au nom
de la « destruction de toutes les idoles». «Le 11 Septembre est beaucoup
moins important pour nous que la destruction des deux statues, reprend le
libraire. Ce jour-là, ils ont brisé l'âme de l'Afghanistan, ils ont détruit
notre culture. » Kaboul, Nicolas Bertrand 20minutes.fr
11/09/2009:
New York rend hommage aux
victimes des attentats du 11 septembre 2001. Le même rituel de commémoration
se déroule chaque année depuis 2002, sur le site de "Ground Zero" où la
reconstruction est toujours paralysée… Huit ans après les attaques
terroristes qui ont notamment visé les tours jumelles de New York, les noms
des 2.752 morts du World Trade Center (WTC) vont de nouveau être égrenés
lors de la cérémonie organisée, depuis huit ans, à l’endroit même où se
dressaient les gratte-ciels de 107 étages.
Mais plus que le rituel presque invariable des cérémonies, c’est le problème
de la reconstruction interminable de ces tours qui est au centre de toutes
les polémiques. Et la crise qui sévit depuis plus d’un an n’a pas aidé à
accélérer le rythme des chantiers. D’année en année, les New Yorkais
semblent de plus en plus exaspérés par l’incapacité des autorités à
reconstruire Ground Zero.
Deux gratte-ciels, en… 2036
Régulièrement, la municipalité réitère sa promesse de reconstruire, selon un
projet dont la version la plus ambitieuse comprend cinq gratte-ciels dont
une tour emblématique dite "de la Liberté", un mémorial et un terminal de
chemin de fer. Mais pour l’instant, on ne voit pas grand-chose. Deux
habitants sur trois pensent même que le mémorial ne sera pas achevé pour le
dixième anniversaire des attentats, en 2011, selon un sondage réalisé la
semaine dernière.
Selon la presse locale, les retards sont bien plus importants qu’on ne le
soupçonne et, du projet initial, ne resteraient que deux tours qui seraient
terminées… en 2036 !
Si l’on en croit certaines informations, ces retards importants
s’expliqueraient en partie par le conflit qui oppose l’Autorité du port de
New York, propriétaire du terrain, et le promoteur immobilier qui avait loué
le WTC six semaines avant les attentats. Et qui a touché quatre milliards de
dollars de la part des assurances.
11/09/2009: World Trade Center Marqués
à jamais.
Marie-Joëlle Parent Sun Média
Ils ont pensé quitter New York, mais tous ont décidé de rester. Les émotions
sont encore à fleur de peau chez les Canadiens qui habitaient à quelques
coins de rue du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Ils ont vécu
l'horreur et vu la mort de près. Huit ans plus tard, le spectre du
terrorisme s'est dissipé, mais leur ville tarde à se reconstruire et ne sera
plus jamais la même.
«La ville et ses gens ont perdu leur innocence.« C'est le constat d'Andrew
Bouda, médecin de Toronto exilé à New York depuis 10 ans. C'est aussi celui
de plusieurs New-Yorkais d'origine canadienne qui étaient aux premières
loges en ce mardi matin fatidique.
Andrew a tout vu depuis le toit de son immeuble, situé à quelques coins de
rue. Les corps qui se jetaient par les fenêtres, les tours s'effondrer sous
ses yeux. «Je ne vais jamais oublier. J'ai pensé que la ville au complet
allait partir en fumée, que j'allais mourir.»
«Aujourd'hui, les New-Yorkais ont regagné leurs quartiers, mais
l'enthousiasme et ce qui faisait vibrer la ville avant le 11 septembre ont
disparu. Les New-Yorkais sont plus sur leurs gardes, plus prudents et plus
sérieux en ce qui a trait à leur ville.» C'est la première fois qu'il
revient sur les lieux. La mine est basse, les émotions refont surface.
Comme plusieurs New-Yorkais, Andrew Buda évite Ground Zero. Trop douloureux,
même huit ans plus tard. La reconstruction tarde, ce qui en exaspère plus
d'un. «Tout le monde veut tourner la page», dit-il.
«Ne pas oublier»
Adam Bergman, lui, revient à Ground Zero, même si les images de ce jour
hantent encore ses rêves. Ce Montréalais de 34 ans en était à sa première
semaine de travail dans un cabinet d'avocats.
Il a décidé de déménager près de Ground Zero. «J'ai toujours le même
sentiment huit ans après. Un immense sentiment de tragédie, mais c'est
important de revenir, il ne faut pas oublier», dit-il, tout en regardant les
grues s'animer dans le ciel au-dessus de l'immense trou.
Joanne Corno, peintre québécoise qui habite New York depuis 19 ans, a
beaucoup appris des New-Yorkais depuis. «Tout le monde a songé à partir à
cause de l'horreur et de l'impact sur l'économie, mais j'ai soudainement
compris pourquoi les Américains réussissaient: ils ne s'apitoient pas sur
leur sort, tout le monde s'est retroussé les manches. J'ai aimé cette
attitude.»
Traces
Même si la plupart disent se sentir en sécurité à New York, les attaques ont
tout de même laissé des traces. «L'adrénaline monte plus facilement, tu as
les yeux plus ouverts, tu recherches des signes. Quand tu entends des
sirènes, tu ne peux t'empêcher de penser au pire; je me demande tout de
suite où est ma fille», révèle Daniel Laporte, architecte québécois, à New
York depuis 11 ans. Le premier avion a raflé le toit de son immeuble. Il
devait amener sa mère manger au sommet du World Trade Center ce jour-là.
La tragédie a consolidé leur attachement pour la ville et changé leur
relation avec les États-Unis.
«Je suis tombé encore plus amoureux de New York. Tout le monde s'est tenu
les coudes, les gens sont courageux. Je savais que ça deviendrait la place
la plus sécuritaire aux États-Unis», dit Daniel Laporte.
11/09/2009: Huit ans ont passé, et le
ciel est toujours béant.
Les touristes longent les barrières recouvertes d'un voile bleu, tentent
d'apercevoir le gigantesque chantier qui grondent au-delà. La perspective
actuelle n'est guère encourageante. Le plan global de Daniel Libeskind,
révisé à la baisse en 2005, prévoit un musée souterrain, un mémorial
comprenant deux fontaines à la place des anciennes tours jumelles, et six
nouveaux gratte-ciels, dont la Freedom Tower, culminant à 533 mètres pour
devenir le plus haut de la ville. Seul une tour a été construite, mais le
mémorial est attendu pour le dixième anniversaire des attentats, en 2011 si
tout va bien. Une dispute financière entre les deux principaux acteurs du
site dure en effet depuis des mois. Silverstein Properties, qui paie un
loyer pour construire trois tours, accuse l'Autorité Portuaire de New York
et du New Jersey, propriétaire du site et responsable des projets publics
(monument, gare, Freedom Tower), de retarder toute la reconstruction. Le
constructeur exige, surtout, que dans le contexte économique actuel
l'Autorité finance lesdites trois tours, et non une seule comme le propose
le gouverneur de l'Etat, David Paterson. « Si les investisseurs privés ne
sont pas prêts à soutenir M. Silverstein, pourquoi y mettre de l'argent
public? », s'interroge un éditorialiste du New York Times.
11/09/2009: Le Congrès américain rend
hommage aux passagers du vol 93
Les membres du Congrès américain ont rendu hommage le 9 septembre aux
passagers du vol 93 de la compagnie United Airlines qui ont "sauvé
d'innombrables vies" et "peut-être sauvé le Capitole de la destruction" lors
des attentats du 11-Septembre. "À la mémoire des passagers et de l'équipage
du vol United Airlines 93 dont le sacrifice courageux le 11 septembre 2001
n'a pas seulement sauvé d'innombrables vies mais a peut-être sauvé le
Capitole de la destruction", lit-on sur la plaque de bronze dévoilée le 9
septembre par les membres du Congrès en présence des familles des victimes.
Colin Powell, secrétaire
d’Etat en 2001, a présidé la cérémonie près de Shanksville, en Pennsylvanie,
où les 40 passagers et membres d’équipage du quatrième avion détourné par
les pirates de l’air avaient trouvé la mort lorsque l’appareil s’était
écrasé dans un champ.
L’ancien
vidéaste de la FEMA
Kurt Sonnenfeld a rendu public un nouveau lot de
photographies du site Ground Zero juste après les attentats du 11 Septembre.
CNN a créé un Mémorial en
ligne où l'on peut consulter la liste des victimes et des "portés disparus".
Pour chaque nom, apparaît une photo ou, à défaut, l'image symbolique d'une
bougie. On peut aussi lire les messages laissés par des proches, collègues,
famille ou amis...
Pourquoi les Twins Towers se sont-elles effondrées ?
Impact de l'avion sur la tour Nord du Word Trade Center à 8h56, heure de
New-York.
Chacun garde en
mémoire les images télévisées qui montrent les tours jumelles du World Trade
Center à New-York s'effondrant sur elles-mêmes plus d'une heure après avoir
été percutées par deux avions de ligne.
Pourquoi se sont-elles effondrées à la verticale
plutôt que de se renverser et surtout pourquoi sont-elles tombées alors
qu'elles ont été percutées au niveau des derniers étages supérieurs ?
11/09/2009:
La génération du
11-Septembre est partie en guerre.
Comme la plupart des soldats de l'ISAF, ils n'étaient que des gamins, il
y a huit ans. Ces petits Américains ont vu tomber les tours jumelles du
World Trade Center, transformées en tombeau pour près de 3.000 victimes.
Les Etats-Unis plongeaient alors dans une «guerre contre la terreur» qui
perdure aujourd'hui. Chacun se souvient très bien de cet instant qui
allait déterminer leur avenir. Le journal The Independant
dresse
un portrait croisé de dix d'entre eux,
aujourd'hui stationnés dans la région d'Helmand en Afghanistan.
Le caporal Kody Toro, 19
ans vient de Pittsburgh en Pennsylvanie. A onze ans, il a vu son
directeur d'école interrompre une leçon pour annoncer que Manhattan
était à feux et à sang. Sur le coup, il n'a pas bien perçu la portée de
l'événement, s'est inquiété de voir les autres parents venir prendre
leur enfants à l'école. Il est rentré voir les informations. Face aux
images, il se jure alors de venger son pays. A 17 ans, il franchit le
pas. «J'y repense à chaque patrouille. Je me sens bien avec la
conviction de combattre les alliés de ceux qui ont pensé l'attaque»,
confie t-il à The Independant.
Le soldat-interprète
Rabmal Sada, 23 ans est né à Kaboul et à grandit en Californie. Il y a
huit ans il a eu peur: «un Indien, même pas musulman, a été abattu près
de chez moi. A l'école on m'a frappé et ma mère m'a gardé à la maison».
Il sait mieux que quiconque la cruauté des talibans et se sent
naturellement proche des Afghans.
Autre expérience,
autres cicatrices. Le caporal Ted Hubbard, New-yorkais de 25 ans, était
collégien en pensionnat. Il a passé le mardi du 11-Septembre à chercher
sa famille, frustré de ne pas pouvoir aider. Il estime que son travail
actuel est surtout de faire en sorte de ne plus jamais avoir à revivre
ça.
Le souvenir de
l'événement est encore intact dans l'esprit de chaque soldat, mais c'est
surtout pour les copains tombés au front qu'ils combattent aujourd'hui,
raconte le première classe Janos Lutz à The Independant. Il
avait 13 ans à l'époque.«Je me souviens des images des Afghans
qui célébraient les attentats. L'armée s'est imposée à moi ce jour
là. J'espérais prendre part à un grand combat.». Son camarade, le
caporal Andrew Bryant, conclut: «Maintenant ce qui m'importe c'est de
revenir à la maison avec tous mes gars».[Lire
l'article original sur The Independant]
Le
Cap des 4 300 morts américains a été franchi.
"Fils et Filles de l'Amérique"
et pas de paix à l'horizon.
Monsieur le
président ???
Du 20 mars 2003 au 11 Septembre 2009, les États-unis ont perdu 4 326
militaires en Irak . Ce chiffre résulte des données détaillées publiées par
le
Washington Post voir ici.
5
"Vous êtes tous dans mes pensées je pense à vous chaque jour avec un coeur
lourd. J'espère que vous rentrerez à la maison bientôt.".. Shania Twain
Shania
Twain,née Eileen Régina Edwards,est un véritable phénomène
de la musique
country.
Peu d'interprètes peuvent se comparer à cette femme courageuse qui a su
devenir la chanteuse à succès que l'on connaît malgré une enfance difficile
et quelques douloureux hasards de la vie. D'une sensibilité à fleur de
peau et généreuse au point de sacrifier sa carrière et même sa vie pour
s'occuper de ses frères, cette artiste est restée humble, voire secrète, en
dépit du succès mondial qui couronne sa carrière.
Entrée sur le site shaniatwainfrance.com