Le 11 septembre
2001
restera à jamais gravé dans la mémoire de ceux et celles qui ont assisté
impuissamment à l'effondrement dramatique des tours jumelles
(World Trade
Center) à New York.
" que faisiez vous le 11
septembre 2001 ? " répondre
mentalement à cette question c'est lutter contre l'oublie
réagir
ici
Les
attentats perpétrés contre les États-Unis, maintenant inscrits dans la
mémoire collective, ont fait du 11 septembre 2001 une date qui marque déjà
ce début du XXIe siècle.
Les médias, notamment télévisuels, ont contribué à
façonner ce dramatique événement. Les images de destruction diffusées en
direct, montrées et remontrées, ont provoqué un choc.
Ce site reprend les principaux récits qui ont structuré après coup ce flot
d'images, les significations qu'elles ont pu prendre.
Merci pour votre visite.
webmaster
jereagis.com
:
je réagir ici :
Bilan définitif : 2 985 morts
Les attentats du 11 septembre 2001 ont fait 2 985 morts. Le bilan se
décompose ainsi : 265 passagers des quatre avions détournés, 125 civils et
militaires au Pentagone, 343 pompiers de New York, 23 policiers, le reste
étant principalement des employés ou des visiteurs qui se trouvaient dans
les tours.
Par décision du Congrès, le 11 septembre est désigné "jour du patriotisme" .
La désignation "Patriot Day" est inscrite sur les calendriers. Chaque année,
le président publie une proclamation qui appelle les Américains à observer
une minute de silence à 8 h 46, l'heure à laquelle le vol 11 de l'American
Airlines a percuté la tour nord du World Trade Center.
Hommage : Le chant des
patriotes
US
(
Ecouter
ici
)
2011 "10 ans
après, l'Amérique se souvient"
11/09/2011 : Les Etats-Unis ont
marqué dimanche, sous haute sécurité, le dixième anniversaire des attentats
du 11 septembre 2001 qui firent près de 3.000 morts à New York, à Washington
et à Shanksville (Pennsylvanie), les pires attaques terroristes perpétrées
sur le sol américain.
Temps fort des commémorations du week-end, le président Barack Obama et son
prédécesseur George W. Bush, chef de la Maison Blanche en 2001, se sont
recueillis au Mémorial des attentats du 11-Septembre, inauguré ce dimanche
sur le site de Ground Zero à New York. C'est là que se tenaient les tours
jumelles du World Trade Center, percutées par deux avions de lignes
détournés par un commando d'Al-Qaïda avant de s'effondrer moins de deux
heures plus tard.
Le site de Ground Zero est encore largement en chantier. On y construit
notamment la Freedom Tower qui doit devenir la plus haute tour des
Etats-Unis (541m). A l'emplacement exact des tours du WTC, deux vastes
bassins avec cascades ont été creusés, comportant gravés sur leurs rebords
les noms des 2.983 victimes des attentats à New York, au Pentagone à
Washington et à Shanksville (est).
Sous un ciel dégagé, tandis qu'un grand drapeau américain était déployé, une
chorale de jeunes gens a interprété l'hymne américain, avant un bref
discours du maire de New York Michael Bloomberg en présence de son
prédécesseur Rudy Giuliani.
Puis une première minute de silence a été observée à 8h46 (12h46 GMT),
l'heure exacte à laquelle le premier des avions détournés a percuté la tour
nord du World Trade Center. Plusieurs instants de recueillement silencieux
ont ponctué la cérémonie, à l'instant précis où un deuxième avion a frappé
la tour sud, puis de l'effondrement des deux édifices de 110 étages.
Le président Obama, debout derrière un pupitre protégé par une vitre
pare-balles, a lu un passage de la Bible, le Psaume 46, qui évoque le
réconfort de Dieu, "un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais
dans la détresse. Aussi sommes-nous sans crainte quand la terre est secouée,
quand les montagnes s'effondrent, basculant au fond des mers".
Par groupes de deux, les membres des familles et proches ont entamé la
longue lecture des noms des victimes, la voix souvent cassée par l'émotion.
"Maman, je suis fière d'être ta fille, tu seras toujours mon héroïne et la
fierté de New York", a déclaré Patricia Smith, 12 ans, à propos de la
policière Moira Smith.
Nicholas Gorki a évoqué le souvenir de son père Sebastian. "Je ne l'ai pas
connu parce que j'étais dans le ventre de ma mère. Papa, je t'aime. Tu m'as
donné la vie, et j'aimerais que tu sois là pour en profiter avec moi". Peter
Negron avait 12 ans en 2001 quand son père est mort dans une des tours.
"J'ai arrêté de pleurer, mais papa n'a jamais cessé de me manquer".
D'autres proches des victimes découvraient le Mémorial du 11-Septembre. Ils
ont déposé sur les bords des bassins des photographies et des fleurs, ou
prenaient l'empreinte de noms avec une feuille de papier et un crayon.
Elijah Portillo, 17 ans, dont le père a été tué dans les attentats, n'avait
jamais marqué un anniversaire du 11 septembre, de peur d'être submergé par
la colère. "Il est temps de grandir, de ne pas laisser les choses vous
retenir. Le temps de voir le monde et comment les choses se passent".
Après la cérémonie de New York, le président Obama s'est rendu à Shanksville,
où l'on saluait la mémoire des 40 passagers et membres d'équipage du vol 93
de United Airlines, un des quatre avions détournés. Certains des passagers
et membres d'équipage s'étaient jetés sur les pirates, les empêchant de
précipiter l'avion sur Washington. Mais le Boeing 757 s'est écrasé dans un
champ de Shanksville, tuant tous ses occupants.
"Merci pour ton courage, Todd M. Beemer" a déclaré Eileen Baynes, soeur
d'une des victimes du vol 93, Christopher Lunder. Todd Beemer était un des
hommes qui se sont précipités dans le poste de pilotage pour tenter de
neutraliser les pirates.
Quelque 3.000 personnes ont assisté à la cérémonie. "USA! USA!", "Merci
d'avoir eu Ben Laden!", pouvait-on entendre dans la foule. A Washington, le
ministre de la Défense Leon Panetta a présidé au Pentagone une cérémonie en
hommage aux victimes de l'attentat, à "la génération de combattants du
11-Septembre" ainsi qu'aux 6.200 militaires américains tués dans les guerres
en Irak et en Afghanistan.
Un très important dispositif policier, en particulier à New York et
Washington, entourait ces commémorations. Les autorités américaines ont fait
état d'informations "spécifiques, crédibles, mais non confirmées", sur une
possible attaque terroriste à New York et Washington liée à Al-Qaïda. La
surveillance, depuis plusieurs jours, a été renforcée dans les transports
publics, aéroports, gares et bâtiments officiels dans tout le pays.
11/09/2011 : La cérémonie marquant
les 10 ans du 11-Septembre s’est terminée dimanche en début d’après-midi à
New-York, après la lecture du nom des quelque 3 000 personnes disparues dans
la tragédie.
La cérémonie, à laquelle ont assisté en partie les présidents Barack Obama
et George W. Bush, dans un rare geste d’unité, a duré 4 heures et 44 minutes
sur le site du World Trade Center en reconstruction.
Les noms gravés
Elle était réservée aux familles, mais un grand écran avait été installé à
proximité permettant aux passants de s’associer au recueillement. De
nombreuses familles sont allées ensuite se recueillir sur le site du
mémorial du 11-Septembre, ouvert dimanche après cinq ans de travaux.
Dans cet espace paysager de trois hectares planté de chênes, deux immenses
bassins de granit, creusés à l’endroit même où s’élevaient les tours,
portent sur leur margelle le nom gravé en bronze des victimes du
11-Septembre mais aussi celui des six victimes du premier attentat contre le
WTC en 1993 : au total, 2 983 noms.
Roses et drapeaux
De nombreuses familles y caressaient dimanche les noms gravés, en prenaient
précieusement l’empreinte, avant d’y laisser roses et petits drapeaux
américains.
2 753 personnes avaient été tuées à New York le 11 septembre 2001. Pour plus
de 1 000 d’entre elles, aucune trace, aucun ADN n’a jamais été retrouvé,
rendant la symbolique de ces noms gravés d’autant plus forte pour les
familles.
11/09/2011 : Côte à côte, Barack
Obama et George W. Bush ont rendu hommage hier aux victimes, à New York,
épicentre des attentats du 11septembre 2001, et inauguré le mémorial qui
leur est dédié.
Le ciel était bleu, hier matin, à New York. Aussi bleu qu'il l'était il y a
exactement dix ans, le 11septembre 2001. À 8h46, heure locale (14h46 en
France), pas de bruit de moteur d'avion fendant l'air, pas de débris, pas de
fumée. Juste un glas. Puis le silence. Pour se souvenir. C'est à cette heure
que le premier appareil s'est encastré dans la tour numéro un du World Trade
Center. Le recueillement et l'émotion, palpable, ont étreint Ground Zero,
comme tout le reste des États-Unis. Le président américain Barack Obama est
arrivé une heure avant le début officiel des cérémonies. Saluant d'abord des
proches de victimes et les officiels de la ville de New York, on l'a ensuite
vu la main sur le coeur, l'air grave, les yeux fermés au moment de
l'interprétation de l'hymne américain par une chorale de jeunes gens. Un
drapeau américain, endommagé lors des attentats, était déployé par des
policiers new-yorkais. Sous le regard de sa femme, Michele, mais aussi du
couple GeorgeW.et Laura Bush, Barack Obama a ensuite lu un psaume: «Le
seigneur est notre refuge», a-t-il déclamé, protégé par une vitre
pare-balles. Puis ce sont des proches de victimes qui, tour à tour, sont
montés sur l'estrade. Lentement, ils ont égrené plus de 3.000 noms, toutes
victimes des attaques du 11septembre 2001. Certains ont ajouté quelques
mots, évoqué des souvenirs. Laura Bush a versé quelques larmes.
«Tournons la page»
C'était aussi, pour les familles, l'occasion de découvrir le mémorial dédié
à leurs disparus. Dominées par la Freedom tower, deux immenses vasques de
marbre sombre épousent l'empreinte exacte des fondations des tours jumelles.
Ce sont désormais des fontaines, gigantesques, où l'eau chute de plusieurs
mètres. Sur le parapet du bassin sont gravés les noms des victimes. Autour,
sur l'esplanade, des chênes plantés rappellent cette volonté d'entretenir un
souvenir éternel. Le monument doit ouvrir aujourd'hui au grand public. Dans
les rues autour de Ground Zero, la foule est compacte. Les yeux sont rouges,
les larmes coulent. Certains sont au garde-à-vous. D'autres portent des
pancartes, tantôt islamophobes, tantôt conspirationnistes, rappelant que les
commémorations du 11-Septembre sont aussi l'occasion de revendiquer et de
protester. Loin du recueillement. À une cinquantaine de mètres de Ground
Zero se dresse la chapelle Saint-Paul. Il y a dix ans, c'est là que les
secouristes étaient venus se reposer. Ce week-end, les passants y accrochent
des rubans blancs, porteurs de messages d'espoirs. «Tournons la page», dit
l'un d'eux.
11/09/2011 :
Cette journée va débuter à New York à 14h40 heure française, au moment où,
il y a dix ans, les pirates de l'air ont lancé un Boeing dans la tour nord
du World Trade Center. Barack Obama sera sur tous les sites touchés.
Ce dimanche marque le
dixième anniversaire des attentats du 11-Septembre et, malgré la crainte
d'un nouvel attentat, les Etats-Unis, Barack Obama en tête, vont honorer la
mémoire des quelque 3.000 personnes qui ont péri à New York, Washington et
Shanksville, en Pennsylvanie.
Cette journée va débuter à New York à 8h40 locales (14h40 heure française),
au moment où, il y a dix ans, les pirates de l'air ont lancé un Boeing 767
d'American Airlines dans la tour nord du World Trade Center. Barack Obama,
mais aussi George W. Bush, président à l'époque des attentats, doivent
participer à un hommage rendu aux victimes à Ground Zero, le site sur lequel
s'élevaient les tours jumelles. Comme à chaque anniversaire, quatre minutes
de silence marqueront au total dimanche - à 8h46, 9h03, 9h59 et 10h28 - les
moments où les deux avions de ligne ont frappé les tours du WTC, et l'heure
à laquelle elles se sont effondrées. Comme chaque année, seront lus les noms
des quelque 3.000 morts.
Les familles assisteront ensuite à l'inauguration du mémorial du
11-Septembre, enfin achevé après cinq ans de travaux. Cet espace paysagé de
trois hectares, planté de plus de 200 chênes, abrite deux vastes bassins
avec cascades, creusés à l'endroit exact où se dressaient les tours
jumelles. Le nom de chaque mort y est inscrit sur les margelles.
Obama sera partout
Vers midi, le président américain doit arriver à Shanksville, sur le site où
le vol 93 d'American Airlines s'est écrasé en plein champ, tuant ses 40
passagers et membres d'équipage ainsi que les quatre pirates de l'air.
Barack Obama et son épouse doivent déposer une gerbe devant le tout nouveau
mémorial à la mémoire des victimes. Enfin, Barack Obama compte aller au
Pentagone, dans la banlieue de Washington, pour, là aussi, déposer une gerbe
en mémoire des victimes du crash du vol 77.
Dans la soirée, il assistera à un "Concert pour l'espoir" à Washington où il
prononcera un discours. Mais cette journée est aussi marquée par la crainte
de voir les cérémonies ternies par un nouvel attentat, dont l'éventualité a
été révélée jeudi soir. D'après la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, cette
menace émanerait d'Al-Qaïda. Samedi, le président américain a appelé à "une
vigilance accrue". Signe de cette "vigilance accrue", l'aéroport Dulles de
Washington a été partiellement évacué samedi pendant quatre heures après la
découverte d'un "objet suspect" dans l'enceinte aéroportuaire, a déclaré à
l'AFP un porte-parole de l'aéroport. L'alerte a été levée après des
vérifications des démineurs de la police.
Le Trocadéro édifie ses Tours jumelles
A Paris, aura aussi lieu une commémoration solennelle du 11 septembre 2001,
avec l'édification d'une réplique de 25 m des tours jumelles, à l'initiative
de l'association d'amitié franco-américaine "The French will never forget" -
Esplanade de la place du Trocadéro, en face du Palais de Chaillot
02/09/2011 :
Un mémorial pour les 10 ans du 11 septembre Les
Etats-Unis vont commémorer les 10 ans des attentats du World Trade Center.
À cette occasion, un mémorial sera inauguré en présence du président Barack
Obama, de Georges W. Bush et de Michael Bloomberg, maire de New York. A
l'issue d'un concours, les autorités américaines ont choisi l'architecte
designer Michael Arad.
Son projet, « le Reflet de l'Absence », est composé de deux fontaines de 4
000 m2 et 10 m de profondeur situées à l'emplacement exact des deux tours
jumelles. Sur les parois, les noms des victimes sont gravés dans le bronze.
Les familles ont eu la possibilité de choisir avec qui elles souhaitaient
que le nom de leurs proches soit associé (collègues, étage, etc.).
Arad, avec la collaboration du paysagiste Peter Walker, aménage aussi des
parcs au niveau du sol symbolisant la vie et la renaissance, ainsi qu'un
espace pour les reliques du 11 septembre.
À côté se trouve un autre chantier : celui de la Freedom Tower, qui devrait
être inaugurée en 2013. OEuvre de l'agence d'architectes Skidmore, Owings
and Merrill (SOM), la tour est un nouveau complexe du World Trade Center,
qui vise à combler l'immense espace laissé par les tours disparues. Elle
s'élèvera à 417 m, soit 1 776 pieds, nombre qui correspond à l'année de la
Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis.
01/09/2011 :
Les problèmes de santé hérités du 11-Septembre Les événements du 11 septembre 2001 ont eu des
conséquences lourdes pour la santé, selon un dossier publié par The Lancet:
cancers chez les pompiers, problèmes respiratoires ou dépressions chez les
secouristes, alors que dans des pays, comme l'Irak ou l'Afghanistan, la
guerre a détruit les infrastructures de santé.
À l'occasion du dixième anniversaire des attentats, la revue scientifique
britannique publie tout un dossier sur le sujet : plusieurs études, trois
éditoriaux, et des études annexes (www.thelancet.com/themed-911).
La première étude, conduite par le Dr David Prezant, responsable médical du
département des pompiers de New York, concerne 9853 pompiers qui ont
travaillé lors des attentats du World Trade Center, certains en première
ligne, d'autres pas.
Parmi les pompiers exposés, il y a eu 263 cas de cancer, contre 238 attendus
dans une population générale similaire. Chez les pompiers non exposés, 135
cas ont été notés, pour un nombre de 161 attendus dans la population
générale. Un plus faible taux de cancer par rapport à la population qui
s'explique par leur bon état de santé et leur moindre tabagisme.
La différence de risque, entre pompiers directement exposés et les autres,
est de 19%.
Selon les auteurs de l'étude, l'association entre l'exposition et le cancer
est «biologiquement plausible, car certains contaminants dans la poussière
du World Trade Center sont des carcinogènes connus». Par ailleurs,
l'exposition peut entraîner des désordres inflammatoires favorisant le
cancer.
D'autres chercheurs, menés par le Dr Juan Wisnivesky, de l'École de médecine
Mount Sinaï de New York, se sont intéressés à quelque 27 000 personnes, sur
les 50 000 qui ont prêté secours et aide tels que policiers, pompiers,
ouvriers du bâtiment, employés municipaux. Ils ont constaté qu'ils
continuaient à souffrir de problèmes importants de santé physique et
mentale.
Avenir trouble
28% souffraient d'asthme, 42% de sinusite, 39% de reflux gastro-oesophagien.
Près de la moitié d'entre eux avaient des capacités respiratoires
amoindries. 28% souffraient de dépression, 32% de stress post-traumatiques,
21% de désordre panique...
Les chiffres étaient beaucoup plus bas chez les policiers, plus habitués à
des situations de fort stress.
Imaginant les données qui seront publiées lors du 20e anniversaire, le Dr
Matthew Mauer, du département de la santé de l'État de New York, a estimé
que «l'avenir est trouble, comme les panaches de fumée âcre qui se sont
élevés à New York il y a dix ans».
Une des études complémentaires fait le point sur les conséquences
dommageables pour la santé des réactions du gouvernement américain aux
attaques, à savoir les guerres en Irak et en Afghanistan.
Elle recense 1568 soldats américains tués en Afghanistan, 4408 en Irak, des
décès auxquels s'ajoutent ceux des troupes des Nations unies. Il y a eu,
selon elle, 8832 civils afghans tués entre 2007 et 2010, des dizaines de
milliers de morts en Irak. Et aussi des dizaines de milliers de soldats
blessés dans ces deux pays, sans compter les problèmes psychiques au retour
chez soi.
L'accès aux besoins vitaux a été rendu plus difficile: en Afghanistan, 80%
de la population rurale boit de l'eau contaminée, en Irak, 25% des habitants
n'ont pas accès à l'eau propre. Des enfants souffrent de malnutrition. Les
infrastructures de santé ont été détruites ou endommagées, des travailleurs
de santé ont été tués ou se sont enfuis.
30/08/2011 :
La peine est toujours vive pour les enfants des victimes
Pour Julie Griffin et Allie Stahlman, le 10e anniversaire des attentats du
11 septembre 2001 ne marque pas seulement un des jours les plus sombres de
l'histoire des États-Unis, mais aussi le plus triste de leurs jeunes vies.
Julie Griffin avait neuf ans et Allie Stahlman presque sept quand leurs
pères ont été tués dans l'attentat contre la tour nord du World Trade Center
à New York.
Dix ans après, le chagrin est le même.
«C'est dur de penser que je vis sans mon père depuis dix ans, mais est-ce
que cela ira mieux quand j'en aurai 20, 30 ou 40?», demande Julie à l'AFP, à
l'occasion d'une colonie de vacances d'une semaine qui regroupe des jeunes
ayant perdu un proche dans un attentat.
«Chaque anniversaire est difficile, quel que soit son numéro, parce que cela
nous rappelle qu'ils sont partis», dit-elle. «Et on n'oublie pas le
11-Septembre pendant un an en attendant le prochain anniversaire, on vit
avec tous les jours».
Pour Allie Stahlman, le chagrin remonte à la surface à chaque événement lui
rappelant que son père n'est plus là.
«Quinze jours après la mort de mon père, il y avait un bal dans ma ville où
les pères devaient danser avec leur fille. Et moi, je ne pouvais pas y
aller», se souvient-elle. «Je n'ai pu fêter mes 16 ans avec lui, et je sais
que plus tard, il ne me conduira pas à l'église le jour de mon mariage».
«Ce ne sont pas les anniversaires, ce ne sont pas les jours où il fait un
beau ciel bleu, comme le 11 septembre 2001, qui sont les plus durs. Ce sont
les jours où je voudrais être avec lui, et que je ne peux pas», dit-elle.
Mis en place en 2008, le camp d'été Project Common Bond (Lien commun)
rassemblait cette année des enfants venus d'Argentine, Israël, Liberia,
Irlande du Nord, Russie, Espagne, Sri Lanka, Etats-Unis et des territoires
palestiniens, qui ont tous perdu un proche dans un attentat.
Tous, même ceux qui n'ont pas vraiment connu le père, la mère ou le membre
de la famille tué, disent que le temps ne cicatrise pas leur blessure. Et le
chagrin se réveille à chaque anniversaire.
Joanne Murphy, 19 ans, n'a jamais connu sa grand-mère tuée il y a 40 ans
lors des «troubles» en Irlande du Nord.
«Chaque anniversaire est pénible à supporter, même si les événements
remontent à longtemps», dit-elle.
«Pour moi, c'est dur de penser que ma mère n'a jamais eu ce que j'ai eu: une
mère pour m'accompagner le jour de la rentrée, le fait de savoir qu'elle est
là quand je rentre à la maison».
Pour Mijal Tenenbaum, 17 ans, dont le père a été tué dans un attentat
antisémite à Buenos Aires en 1994, les jeunes de la colonie de vacances «ont
un lien commun que nous n'avons avec personne d'autre». «Entre nous, on peut
parler. Nous avons vécu la même histoire», dit-elle.
29/08/2011: Le dernier sorti du World Trade Center raconte son calvaire. Di Francesco a vécu le 11 septembre au plus près. Il est le dernier a
être sorti de la tour Sud du World Trade Center.
DiFrancesco se souvient. Il se rappelle le jour où il a été le dernier à
sortir de la tour Sud du World Trade Center lorsque un avion a frappé le
bâtiment. Comme si le 11 septembre 2001 venait d'arriver, il se rappelle :
"C'était l'enfer sur Terre. Je ne savais pas que j'allais sortir". Selon
certains rapports, des quatre personnes se trouvant au-delà du 81e étage, il
est le seul à s'être échappé.
Dix années ont passé depuis, et le poids de la culpabilité d'avoir survécu
pèse encore lourd sur sa conscience :"Je me demanderai jusque dans ma tombe
si j'aurais pu emmener quelqu'un avec moi. Je culpabilise encore beaucoup.
Le temps soulage un peu la douleur, mais il ne vous fait pas oublier. Et je
crois que pour notre génération, il s'agit d'un tournant dans notre
histoire. Le monde a changé depuis ce jour", poursuit-il.
Son bureau était situé au 84e étage
L'homme refuse de détailler son expérience horrible sous peine de revivre de
plein fouet ce jour noir. Ces dix dernières années, il n'a donné que peu
d'interviews, dont une pour le livre de John Geiger intitulé "The Third Man
Factor", et une pour l'Ottawa Citizen. Sur la base de ces deux récits, voici
ce qui s'est passé : le premier avion venait juste de s'encastrer dans la
tour Nord des Twin Towers. De son bureau situé au 84e étage de la tour Sud,
DiFrancesco, le Canadien de 37 ans employé comme courtier sur les marchés
financiers pour Euro Brokers, pouvait voir la fumée géante de l'impact.
Quelques instants après avoir quitté son bureau, le second avion s'écrasait
entre 77e et 85e étage de la tour jumelle Sud.
La force du choc a projeté DiFrancesco contre un mur, avant que l'homme ne
se précipite vers le premier escalier pour sortir. Sur son chemin, il a
rencontré un groupe de personnes tentant de s'échapper, qui lui a conseillé
de rester dans les plus hauts étages parce que la chaleur du feu était trop
intense plus bas. Pendant qu'ils débattaient pour savoir de quel côté
sortir, un appel au secours s'est fait entendre. DiFrancesco et le
vice-président d'Euro Brokets Brian Clark se sont dirigés vers l'homme
appelant à l'aide, mais la fumée trop épaisse les a empêché d'avancer plus
loin.
Sorti quelques secondes avant l'écroulement de la tour
Afin de retrouver une atmosphère respirable, DiFrancesco s'est dirigé vers
les étages supérieurs, mais les portes de chaque niveau étaient fermées par
un mécanisme automatique empêchant les fumées de se propager dans les étages
inférieurs. L'oxygène se faisant de plus en plus rare, il est redescendu
vers le palier de la zone d'impact, rejoindre d'autres personnes allongées
sur le sol pour pouvoir respirer.
Mais une voix lui a dit de se lever et de continuer à descendre, ce qu'il a
fait, en courant et se protégeant le visage des flammes avec ses bras. Il a
enfin rejoint le rez-de-chaussée, où un garde de sécurité l'a dirigé vers
une des sorties de secours. Au moment où il sortait, un énorme grondement a
signalé l'effondrement de la tour. Derrière lui, il a vu une boule de feu
sur ses pas. Des jours plus tard, il se réveillait sur un lit d'hôpital,
avec la peau lacérée au niveau de la tête, des brûlures sur tout le corps,
et un os brisé dans le dos.
"Ma montre s'est arrêtée à l'heure exacte de l'effondrement de la tour"
A 47 ans en 2011, DiFrancesco qui vit désormais à Toronto au Canada avec sa
femme et ses enfants, dit que les souvenirs du 11 septembre 2001 imprègnent
chaque jour de sa vie : "Les cicatrices sur ma tête et mes bras me
rappellent chaque jour à quel point je suis chanceux. Il y a des mémos
partout dans la maison. Dans notre salon, nous avons quelques photos de New
York, et une photo du World Trade Center. Nous avons un double album de
cartes envoyées par des gens, et des livres souvenirs que nous regardons
aussi. On a donné à ma femme, la montre qui était à mon poignet le 11
septembre 2001. Elle était cassée, mais elle s'est arrêtée à l'heure exacte
de l'effondrement de la tour", relate t-il.
Les effets de cette tragédie se reflètent sur sa perception de la vie en
général. "Pour moi, avoir été aussi proche de la mort, a fait que je n'ai
pas peur de mourir ou d'aller de l'avant. Lorsque j'étais presque en bas et
presque dehors, j'ai vu la lumière, j'étais prêt à partir, mais je suis
là... Si je devais mourir demain, je détesterais laisser ma femme et mes
enfants, mais je n'ai plus peur de mourir maintenant", ajoute-il.
Dans sa vie quotidienne, DiFrancesco reste constamment en alerte malgré
l'absence de danger déclaré : "Je suis très conscient de mon environnement,
de ce qui se passe et de ce que font les autres. A chaque fois que j'entre
dans un bâtiment ou une pièce, j'ai besoin de savoir où se trouve la sortie
de secours, parce que ce jour-là, je n'étais pas en contrôle et j'ai failli
ne pas m'en sortir. C'est un peu une obsession je crois, mais ça a changé ma
façon de penser et d'agir".
"Quand je vois des tours très hautes et des avions, les souvenirs remontent"
Chaque évènement banal peut déclencher des flash-backs terrifiants : "Quand
je vois des tours très hautes et des avions, les souvenirs remontent. Les
bruits intenses et le chaos me dérangent beaucoup. Je suis un peu
claustrophobe, donc quand je suis au milieu de la foule, ça m'atteint
beaucoup. Et je trouve aussi que les hurlements et les cris me rendent très
nerveux".
Au-delà de la douleur et de la compassion, le caractère assez religieux de
la famille de DiFrancesco a été renforcé par les événements du 11 septembre.
Impliqués dans le service communautaire, elle a mis au cœur de leur vie
post-11 septembre 2001 une vie religieuse emplie de solidarité. "Quand
j'étais à l'hôpital, les gens apportaient de la nourriture à la famille et
ça a continué pendant des mois", se rappelle t-il. La communauté a aidé la
famille du rescapé à retrouver pied. "Ma voiture était à la gare, et mon
épouse ne savait pas où elle se trouvait. Un voisin est venu, a trouvé ma
voiture, et nous l'a ramenée. Et la seule clé que je possédais avait fondu
dans le World Trade Center. Il est allé refaire des clés neuves pour ma
voiture", explique t-il.
"Pourquoi ai-je survécu quand mes 61 collègues de travail sont morts?"
Durant les années, DiFrancesco et son épouse ont collecté des récits d'amis
et de familles affectées par les attentats, pour éventuellement les
rassembler dans un livre. "Nous trouvons tous les deux fascinants de savoir
ce que vous faisiez ce jour là...Des gens rentraient chez eux, récupéraient
leurs enfants à l'école, les serraient dans leurs bras, et les gardaient
près d'eux", ajoute Di Francesco. "Juste entendre leurs récits...C'est
intéressant de découvrir ce qu'ils faisaient à ce moment là".
La culpabilité toujours présente en DiFrancesco est assaillie de questions
qui n'auront jamais de réponse. "Je ne comprends pas tout", avoue t-il,
"Pourquoi ai-je survécu quand mes 61 collègues de travail sont morts?". Un
message reste limpide cependant : "Quand votre numéro est appelé, Il vous
appellera. Être aussi proche de la mort, je crois que vous ne pouvez rien
contre votre destin", conclut-il. "Soyez heureux avec chaque jour qu'il vous
est donné ici".
CNN a créé un Mémorial en
ligne où l'on peut consulter la liste des victimes et des "portés disparus".
Pour chaque nom, apparaît une photo ou, à défaut, l'image symbolique d'une
bougie. On peut aussi lire les messages laissés par des proches, collègues,
famille ou amis...
Pourquoi les Twins Towers se sont-elles effondrées ?
Impact de l'avion sur la tour Nord du Word Trade Center à 8h56, heure de
New-York.
Chacun garde en
mémoire les images télévisées qui montrent les tours jumelles du World Trade
Center à New-York s'effondrant sur elles-mêmes plus d'une heure après avoir
été percutées par deux avions de ligne.
Pourquoi se sont-elles effondrées à la verticale
plutôt que de se renverser et surtout pourquoi sont-elles tombées alors
qu'elles ont été percutées au niveau des derniers étages supérieurs ?
11/09/2009:
La génération du
11-Septembre est partie en guerre.
Comme la plupart des soldats de l'ISAF, ils n'étaient que des gamins, il
y a huit ans. Ces petits Américains ont vu tomber les tours jumelles du
World Trade Center, transformées en tombeau pour près de 3.000 victimes.
Les Etats-Unis plongeaient alors dans une «guerre contre la terreur» qui
perdure aujourd'hui. Chacun se souvient très bien de cet instant qui
allait déterminer leur avenir. Le journal The Independant
dresse
un portrait croisé de dix d'entre eux,
aujourd'hui stationnés dans la région d'Helmand en Afghanistan.
Le caporal Kody Toro, 19
ans vient de Pittsburgh en Pennsylvanie. A onze ans, il a vu son
directeur d'école interrompre une leçon pour annoncer que Manhattan
était à feux et à sang. Sur le coup, il n'a pas bien perçu la portée de
l'événement, s'est inquiété de voir les autres parents venir prendre
leur enfants à l'école. Il est rentré voir les informations. Face aux
images, il se jure alors de venger son pays. A 17 ans, il franchit le
pas. «J'y repense à chaque patrouille. Je me sens bien avec la
conviction de combattre les alliés de ceux qui ont pensé l'attaque»,
confie t-il à The Independant.
Le soldat-interprète
Rabmal Sada, 23 ans est né à Kaboul et à grandit en Californie. Il y a
huit ans il a eu peur: «un Indien, même pas musulman, a été abattu près
de chez moi. A l'école on m'a frappé et ma mère m'a gardé à la maison».
Il sait mieux que quiconque la cruauté des talibans et se sent
naturellement proche des Afghans.
Autre expérience,
autres cicatrices. Le caporal Ted Hubbard, New-yorkais de 25 ans, était
collégien en pensionnat. Il a passé le mardi du 11-Septembre à chercher
sa famille, frustré de ne pas pouvoir aider. Il estime que son travail
actuel est surtout de faire en sorte de ne plus jamais avoir à revivre
ça.
Le souvenir de
l'événement est encore intact dans l'esprit de chaque soldat, mais c'est
surtout pour les copains tombés au front qu'ils combattent aujourd'hui,
raconte le première classe Janos Lutz à The Independant. Il
avait 13 ans à l'époque.«Je me souviens des images des Afghans
qui célébraient les attentats. L'armée s'est imposée à moi ce jour
là. J'espérais prendre part à un grand combat.». Son camarade, le
caporal Andrew Bryant, conclut: «Maintenant ce qui m'importe c'est de
revenir à la maison avec tous mes gars».[Lire
l'article original sur The Independant]
Le
Cap des 6 000 morts américains a été franchi.
"Fils et Filles de l'Amérique"
et pas de paix à l'horizon.
Monsieur le
président ???
Du 20 mars 2003 au 22 Août 2011, les États-unis ont perdu 6 026 militaires. Ce chiffre résulte des données détaillées publiées par
le
Washington Post voir ici.
"Vous êtes tous dans mes pensées je pense à vous chaque jour avec un coeur
lourd. J'espère que vous rentrerez à la maison bientôt.".. Shania Twain
Shania
Twain,née Eileen Régina Edwards,est un véritable phénomène
de la musique
country.
Peu d'interprètes peuvent se comparer à cette femme courageuse qui a su
devenir la chanteuse à succès que l'on connaît malgré une enfance difficile
et quelques douloureux hasards de la vie. D'une sensibilité à fleur de
peau et généreuse au point de sacrifier sa carrière et même sa vie pour
s'occuper de ses frères, cette artiste est restée humble, voire secrète, en
dépit du succès mondial qui couronne sa carrière.
Entrée sur le site shaniatwainfrance.com