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Reconstruire le sud de Manhattan

 
  11/09/2009: La reconstruction traîne, exaspérant les New-yorkais
Le problème de la reconstruction interminable des gratte-ciel est au centre des polémiques, et la crise qui sévit depuis 2008 n'a pas aidé à accélérer le rythme. "Il est chaque année plus évident que les New-Yorkais sont de plus en plus exaspérés par l'échec des autorités à reconstruire Ground Zero", a déclaré à l'AFP Barry LePater, avocat spécialiste de construction immobilière.

Régulièrement, les autorités de la ville promettent de reconstruire "Ground Zero" selon un projet dont la version la plus ambitieuse comprenait cinq gratte-ciel, un mémorial et un terminal de chemin de fer.

Selon une enquête de l'Université Quinnipiac révélée la semaine dernière, deux habitants sur trois pensent que même le mémorial ne sera pas prêt pour le dixième anniversaire en 2001.

Selon lui, les New-Yorkais ne croient pas un mot des déclarations de l'Autorité du port de New York, propriétaire du terrain, mais qui est en conflit avec Larry Silverstein, le promoteur immobilier qui avait loué le WTC six semaines avant les attentats et qui a touché 4 milliards de dollars d'assurance.

Selon l'enquête de Quinnipiac, 25% des personnes interrogées se disent indignées par la lenteur de la reconstruction et affirment qu'ils ont même "honte" d'être New-Yorkais.

Le mois dernier, la presse locale avait révélé que les retards étaient plus importants que prévu et que du projet initial de cinq tours, dont une "tour de la liberté" très emblématique, il ne resterait que deux gratte-ciel qui seraient terminés en 2036.
 
25/08/2009: Huit ans ont passé, et le ciel est toujours béant.
Les touristes longent les barrières recouvertes d'un voile bleu, tentent d'apercevoir le gigantesque chantier qui grondent au-delà. La perspective actuelle n'est guère encourageante. Le plan global de Daniel Libeskind, révisé à la baisse en 2005, prévoit un musée souterrain, un mémorial comprenant deux fontaines à la place des anciennes tours jumelles, et six nouveaux gratte-ciels, dont la Freedom Tower, culminant à 533 mètres pour devenir le plus haut de la ville. Seul une tour a été construite, mais le mémorial est attendu pour le dixième anniversaire des attentats, en 2011 si tout va bien. Une dispute financière entre les deux principaux acteurs du site dure en effet depuis des mois. Silverstein Properties, qui paie un loyer pour construire trois tours, accuse l'Autorité Portuaire de New York et du New Jersey, propriétaire du site et responsable des projets publics (monument, gare, Freedom Tower), de retarder toute la reconstruction. Le constructeur exige, surtout, que dans le contexte économique actuel l'Autorité finance lesdites trois tours, et non une seule comme le propose le gouverneur de l'Etat, David Paterson. « Si les investisseurs privés ne sont pas prêts à soutenir M. Silverstein, pourquoi y mettre de l'argent public? », s'interroge un éditorialiste du New York Times.
 

vivez la reconstruction de GROUND ZERO en direct .Cette webcam est en fonctionnement 24h/24

     
 
Chronologie de la reconstruction du site de Ground Zero.
Chronologie des faits marquants concernant la reconstruction du site du World Trade Center, à New York, après les attentats du 11 septembre 2001.


2001

- 11 septembre: deux avions de ligne piratés percutent les tours jumelles du World Trade Center, qui s'effondrent, comme le complexe immobilier voisin, Seven World Trade Center
- 30 novembre: le gouverneur de l'Etat de New York, George Pataki et le maire Rudolph Giuliani mettent en place une société chargée de superviser la reconstruction du site de Ground Zero, Lower Manhattan Development Corp (LMDC)

2002

- 9 avril: publication du projet préliminaire de reconstruction
- 28 mai: fin officielle des opérations de dégagement du site
- 16 juillet: LMDC et l'Autorité portuaire de New York dévoilent six propositions pour la reconstruction du site
- 26 septembre: LMDC sélectionne six équipes d'architectes pour une nouvelle étude de design lancée quelques semaines auparavant
- 18 décembre: les projets de neuf finalistes sont dévoilés

2003

- 26 février: annonce du choix du projet de l'architecte Daniel Libeskind, prévoyant notamment la construction d'une tour en flèche de 1.776 pieds (541,32m, la plus haute du monde), chiffre symbolique correspondant à l'année de l'indépendance des Etats-Unis.
- 8 avril: début de la compétition pour la conception du mémorial des attentats
- 16 juillet: Daniel Libeskind et des représentants de l'entrepreneur Larry Silverstein acceptent de collaborer à la conception du projet Tour de la Liberté ("Freedom Tower"), futur plus haut gratte-ciel du monde, avec pour principal architecte David Childs
- 7 août: l'équipe de l'architecte espagnol Santiago Calavatra est choisie pour la conception du nouveau centre de transports.
- 30 octobre: George Pataki donne à Daniel Libeskind et David Childs jusqu'au 15 décembre 2003 pour parvenir à un compromis sur le projet Freedom Tower.
- 19 novembre: huit finalistes sont sélectionnés pour l'appel d'offres pour la construction du mémorial
- 23 novembre: ouverture d'une gare ferroviaire temporaire sur le site du World Trade Center
- 15 décembre: les architectes parviennent à un compromis sur la conception de la Tour de la Liberté, présentée quatre jours plus tard

2004

- 6 janvier: annonce du choix du projet de Michael Arad, "Reflet de l'Absence" pour le mémorial. Un projet modifié, avec ajout d'arbres et de végétation, est présenté huit jours plus tard
- 10 juin: la LMDC annonce que le Joyce International Dance Center, le Signature Theatre, le Drawing Center et le nouveau musée du Centre international de la Liberté ont été retenus pour le futur espace artistique et culturel sur le site.
- 4 juillet: début des travaux de la "Freedom Tower"

2005

- 5 janvier: réunion de la fondation à but non lucratif qui supervise le mémorial et les sites culturels.
- 5 mai: George Pataki annonce une révision des plans de la "Freedom Tower", pour répondre aux objections soulevées par la police concernant la sécurité du bâtiment
- 29 juin: présentation des nouveaux plans
- 6 juillet: les dirigeants du Centre international de la liberté assurent que leurs expositions ne "déshonoreront pas l'Amérique". Des groupes de familles se sont insurgés à l'idée que le site comprenne un musée sur autre chose que le drame du 11 septembre.
- 11 août: la LMDC annonce que le Drawing Center cherchera un autre endroit pour s'installer, tandis que la situation du Centre international pour la liberté sera réexaminée pour tenir compte de l'objection des familles
- 6 septembre: cérémonie pour la construction du centre de transports qui va remplacer la gare temporaire installée en 2003.
Les travaux doivent débuter le 12 septembre. AP
 
 

Le nouveau visage du World Trade Center

 
 

 
 
One World Trade Center
Appelée auparavant “Freedom Tower”, cette immense tour de 108 étages et 541 mètres de haut (1776 pieds – petit clin d’œil à la date de l’indépendance américaine) a été conçue par David Childs. Sa flèche, haute de 86 mètres, rappellera le flambeau de la Statue de la liberté. La tour sera située juste à côté du mémorial, surplombera donc toute la ville, et sera la plus haute tour de New York, et de tout le pays.
 
 

         

 
  Two World Trade Center
La Tour 2, conçue par l’architecte britannique Norman Foster, sera constituée de quatre bâtiments et comptera 78 étages. Bien que les travaux aient commencé il y a 2 ans, il faudra attendre encore 4 ans avant que la tour ne soit achevée.
 
 

 
  Three World Trade Center
La Tour 3 a été conçue par Richard Rogers, l’architecte britannique qui est aussi derrière le Centre Georges Pompidou à Paris. Ici il y aura 2 millions de m² de bureaux.
 
 

 
  La Tour 4 de Fumihiko Maki sera la plus petite du WTC, avec “seulement” 288 mètres de haut et 61 étages.  
 

 
  La Tour 7 a été conçue par David Childs et James Carpenter. Le verre utilisé est extrêmement clair et permet de réfléchir parfaitement la lumière.Elle a ouvert ses portes en 2006 et est régulièrement utilisée pour des conférences de presse et autres manifestations.  
 

 
  La gare de Calatrava
Tout près du mémorial se situera cette nouvelle gare au design très futuriste qui reliera 13 lignes de métro et facilitera le transit dans Manhattan, mais aussi vers Brooklyn et l’aéroport JFK.
 
 

 
  Le centre culturel
Celui-ci se situera au pied de la One World Trade Center, tout près du mémorial. Il abritera de nombreuses institutions artistiques américaines: un centre artistique, un centre culturel et le centre international de la liberté.
 
 

 
  Le mémorial “Reflecting Absence”
Vous pourrez y voir les fondations apparentes de tours jumelles à l’extérieur, ainsi que sous les bassins. Les noms des 2749 victimes des attentats seront inscrits dans le musée.
 
 

 
 

 Archives

  11/09/2007: La vie bat son plein autour de l'ancien World Trade Center, où la nouvelle « tour de la Liberté » et trois autres gratte-ciel s'apprêtent à sortir de terre.

« GROUND ZERO » n'est plus seulement un trou de 6,5 hectares mais un vaste chantier, où s'affairent quotidiennement six cents ouvriers casqués. Après des années de déblaiement sur le terrain et de tiraillements dans les bureaux ou les tribunaux, la reconstruction du World Trade Center est enfin sur les rails. Le dernier obstacle a été levé en mai, avec l'accord arraché aux compagnies d'assurances. Elles débourseront la somme record de 4,55 milliards de dollars de dédommagement pour les tours jumelles détruites le 11 septembre 2001.

C'est en gros la moitié du coût estimé des quatre nouvelles tours qui borderont un futur rectangle de verdure : 400 arbres seront plantés autour du mémorial et deux fontaines en forme de quadrilatères marquant l'empreinte des tours jumelles disparues.
Autre symbole à la mémoire des 2 980 victimes (celles du 11 Septembre et de l'attentat de 1993) : deux tridents récupérés de l'ancienne carcasse métallique, d'une hauteur de neuf étages, baliseront l'entrée du mémorial, dont l'ouverture est prévue fin 2009. Celle de son musée sous-terrain interviendra un an plus tard.

Aujourd'hui, c'est encore la chapelle Saint-Paul, miraculeusement épargnée par l'effondrement des tours, qui sert de « mémorial de facto », comme l'écrit un journaliste du New York Sun. Mais les visiteurs, toujours nombreux, voient au fond du trou de « Ground Zero » une esquisse de l'avenir autant qu'un reflet du passé : à une extrémité, une rame de métro en circulation annonce le futur grand terminal ferroviaire de deux milliards de dollars, dessiné par l'architecte espagnol Santiago Calatrava.

Le reste du chantier est principalement consacré à l'achèvement des « baignoires », dont les parois d'une trentaine de mètres de haut retiennent les eaux souterraines de l'Hudson pour l'étanchéité des fondations des nouvelles tours.

Dix mille nouveaux habitants dans le quartier

Seules sont pour l'instant visibles celles de la « Freedom Tower » (tour de la Liberté), qui culminera au nombre de pieds symbolique de 1776 - date de l'indépendance américaine. Les poutres d'acier formant le squelette du gratte-ciel qui, avec ses 541 mètres, ambitionne d'être le plus haut du monde, ont atteint le niveau de la rue. Mais il faudra attendre la fin de l'aménagement des « baignoires », au début de l'an prochain, pour le premier coup de pioche des trois autres édifices, de taille decrescendo, qui compléteront l'ensemble côté Est (Wall Street).

Une équipe de cent vingt architectes a travaillé sur les détails du projet des nouveaux bâtiments, gérés par le promoteur Larry Silverstein, le titulaire du bail des anciennes tours jumelles. En présentant les trois nouvelles tours à la presse la semaine dernière, les représentants des cabinets d'architectes (le japonais Maki and Associates, les anglais Rogers Stirk Habour et Foster and Partners) ont insisté sur l'exigence d'interaction des bâtiments avec, d'un côté, le mémorial et, de l'autre, la rue à la vie de laquelle contribueront 45 000 mètres carrés de galeries marchandes.

En attendant les magasins, les bureaux et même un futur complexe de spectacles, c'est tout le « bas Manhattan » qui revit : six mille appartements y ont été construits au cours des quatre dernières années pour loger dix mille nouveaux habitants depuis 2001. Cinq mille autres logements sont en prévision.

Seule ombre au tableau de la reconstruction : l'immeuble de la Deutsche Bank, contaminé et dont la lente démolition vient d'être endeuillée par la mort de deux pompiers dans un incendie. Mais le réaménagement de son site ne devrait pas retarder la fin totale des travaux, prévue pour 2012.
  08/09/2007: Présentation de la maquette du nouveau site du World Trace Center. A quelques jours du sixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, la maquette du "centre urbain du XXIe siècle", qui s'élèvera à la place des tours anéanties du World Trade Center (WTC), a été présentée jeudi à la presse à New York.
Dans une salle située au 10e étage du seul édifice reconstruit à "Ground Zero", un bataillon de 120 architectes et ingénieurs travaillent d'arrache-pied à ce projet, a expliqué Larry Silverstein.
M. Silverstein est le promoteur immobilier qui avait loué le WTC deux mois avant les attentats de 2001. Il a reçu avec l'Autorité du Port de New York, propriétaire des tours, plus de 4 milliards de dollars des compagnies d'assurance et dirige à présent les travaux de reconstruction.
La partie centrale du projet, la "Tour de la Liberté", sera le premier des gratte-ciels à surgir à "Ground Zero" en 2011. Les énormes piliers d'acier qui soutiendront l'édifice ont déjà été enfouis dans le sol.
L'édifice, d'une hauteur de 541 m (1776 pieds, en référence à l'année de l'indépendance américaine), comptera 82 étages et sera réalisé par l'architecte David Childs.
Autour du bâtiment se dresseront d'autres tours moins hautes, un monument à la mémoire des 2.750 victimes des attentats du 11 septembre et un musée.
Selon les architectes du bureau d'études Foster and Partners, une deuxième tour comptera 79 étages qui seront coiffés par un toit oblique en pointe de diamants.
La Tour 3, de 71 étages, a été dessinée par le bureau d'études de Rogers Stirk Harbour. Les angles sans colonne permettront d'avoir une vue panoramique.
Oeuvre de l'architecte japonais Fumihiko Maki, la Tour 4, située près du monument aux victimes, sera construite dans un style minimaliste.
M. Silverstein a assuré que la construction des tours serait terminée en 2013.(AFP)
  29/05/2007: La reconstruction de Ground Zero est désormais possible.
La voie est enfin libre pour la reconstruction de l'ensemble du site de Ground Zero, lieu où les deux tours du World Trade Center se sont effondrées le 11 septembre 2001, le dernier litige avec les assureurs ayant été résolu.

Le promoteur détenteur du bail Larry Silverstein vient de conclure un accord avec les sept compagnies d'assurance du site qui s'engagent à payer 2 milliards de dollars, en plus de quelque 2 milliards précédemment versés. "Le train est désormais engagé sur ses rails", s'est félicité M. Silverstein qui avait signé le bail du site juste deux mois avant les attentats de 2001. Ce litige avait provoqué des interruptions de chantiers et provoqué de multiples délais très coûteux.

Le clou du futur complexe, supervisé par l'architecte Daniel Libeskind, est la "Freedom Tower" prévue pour début 2011 dont le chantier a commencé l'an dernier après de très nombreux retards. Cette tour symbole de 415 mètres dessinée par David Childs atteindra la hauteur des deux tours détruites et sera surmontée d'une flèche puissamment éclairée, censée évoquer la flamme de la statue de la liberté et qui portera la hauteur totale de l'édifice à 541 mètres.

Un mémorial dédié aux victimes des attentats appelé "Reflecting Absence", qui présentera deux carrés vides entourés de cascades d'eau figurant les emplacements des tours jumelles détruites, doit également voir le jour sur le site en 2009. Le seul gratte-ciel achevé à ce jour sur le site est le "World Trade Center 7", une tour de bureaux de 52 étages. Le prochain chantier qui devrait être terminé en 2009 est la plate-forme de transports conçu par l'architecte espagnol Santiago Calatrava. Trois autres immeubles de bureaux doivent également voir le jour dans le cadre de ce complexe, deux en 2011 et la troisième l'année suivante. Enfin, une cinquième tour devrait également se dresser mais pour l'instant ses plans ne sont pas finalisés.

Le maire de New York, Michael Bloomberg, s'est félicité de la fin de la procédure avec les assureurs, estimant qu'il s'agissait d'un pas pour reconstruire le sud de l'île de Manhattan. Mais d'autres dossiers liés au 11 septembre 2001 restent en suspens, notamment celui sur l'état de santé des secouristes et des ouvriers qui ont travaillé sur le site. Pour la première fois la semaine dernière, des experts médicaux ont officiellement lié la mort d'un ouvrier à la poussière toxique respirée après l'effondrement des tours.

Des centaines de secouristes dépêchés sur les lieux après les attentats et d'ouvriers qui ont déblayé et nettoyé le site souffrent de problèmes respiratoires qui seraient dus à l'exposition à la poussière et à des émanations de produits toxiques. Les conclusions de l'expertise médicale devraient augmenter la pression sur les autorités municipales pour qu'elles réexaminent les cas de dizaines de personnes mortes depuis 2001, dont les décès pourraient être liés à leur présence sur le site.
James HOSSACK (AFP)
 
24/02/2007: Freedom Tower à New York : un budget d'un milliard de dollars approuvé .
L'agence propriétaire du site du World Trade Center a approuvé jeudi la somme de un milliard de dollars pour financer la construction de la Freedom Tower, ont rapporté vendredi les médias locaux.
Les Autorités du port a donné son feu vert alors que le gouverneur de New York, Eliot Spitzer, a soutenu le projet il y a deux jours malgré des préoccupations qui avaient été soulevées.
Lors d'une réunion convoquée pour discuter du redéveloppement du World Trade Center, les membres du Conseil ont accepté de verser un milliard de dollars pour financer la construction du site. L'agence a expliqué qu'elle allait verser 500.000 dollars maintenant pour des contrats de construction et le reste au milieu de l'ordinateur.
Les responsables de l'agence ont indiqué que le budget pour la tour haute de plus de 500 mètres était estimé à 2,9 milliards de dollars, dont 500 millions de dollars pour des coûts de commercialisation et pour la sécurité de la construction.
La construction du bâtiment, un des cinq à être reconstruits pour remplacer les bureaux détruits lors des attentats, a commencé en avril dernier. La tour devrait ouvrir en 2012.
  02/10/2006: Les poutres en acier de la Tour de la Liberté arrivent aux Etats-Unis.
Les parties engagées dans la reconstruction du World Trade Center de New York ont annoncé vendredi que les poutres en acier géantes du site étaient bien arrivées aux Etats-Unis après un long voyage depuis le Luxembourg.
La première livraison d'acier pour la tour de la liberté a été effectuée à avec succès. Cinquante et une structures ont été livrées. Longues de dizaines de mètres, elles sont destinées à la base du gratte-ciel, un immeuble haut de 541 mètres aux fondations d'acier et de titane censées le rendre indestructible.
Produites par Arcelor à Differdange (Luxembourg), ces poutres seront retravaillées dans une usine de Virginie avant d'être livrées sur le site du World Trade Center d'ici à la fin de l'année. « L'arrivée en Amérique de l'acier de la 'Tour de la Liberté' nous rappelle clairement que la construction avance comme prévu », a déclaré vendredi Larry Silverstein, promoteur immobilier et détenteur du bail du World Trade Center.Au total, 50.000 tonnes d’acier seront nécessaires pour la construction de cette tour dont la livraison est prévue pour 2011.
  Freedom Tower :13/09/2006: Trois des architectes chargés de la conception du site où se dressait le World Trade Trade Center de New York, détruit le 11 septembre 2001, ont dévoilé leurs projets jeudi, donnant un premier aperçu global du futur "lower Manhattan".
Les Britanniques Norman Foster et Richard Rogers et le japonais Fumihiko Maki ont conçu chacun l'une des tours qui seront construites d'ici 2012 autour du mémorial des attentats.
Culminant à 411, 382 et 288 mètres elles feront partie des gratte-ciel les plus hauts de la
Tour 2 (Norman Foster) :Tour 3 (Richard Rogers) Tour 4 (Fumihiko Maki)ville, mais aucune n'égalera la Tour de la Liberté (541 mètres), dont l'Américain David Childs a dévoilé le projet il y a quelques mois.
L'ensemble, évalué à 11 milliards de dollars, est visible sur le site internet www.wtc.com.
La tour conçue par Foster, sans doute la plus remarquable, semblera constituée de quatre éléments distincts surmontés de facettes orientées de façon à diriger l'oeil vers le mémorial.
"Lorsque vous regarderez cette tour, elle vous dira immédiatement où se trouve le mémorial", a déclaré l'architecte.(Reuters)
  05/09/2006 : Les officiels ont délibérément évité les pelles traditionnelles et les casques de protection qui auraient rappelé les images sinistres du 11 septembre 2001. George Pataki, le gouverneur de l’Etat de New York, son collègue du New Jersey, James McGreevey, et le maire de New York, Michael Bloomberg, ont sobrement contemplé de la tribune la pose de la « pierre angulaire » de la future tour de la Liberté (Freedom Tower), pièce maîtresse du projet de reconstruction salué comme « un nouveau commencement » sur les cendres du World Trade Center.
C’est une cérémonie simple et émouvante, chargée de symbole, qui s’est déroulée hier, 4 juillet, jour de la fête nationale marquant le 228e anniversaire de l’indépendance du pays, au fond du trou laissé encore béant, près de trois ans après la tragédie, par la destruction des tours jumelles. Tout est dit dans le message inscrit sur le bloc de granit de vingt tonnes extrait des montagnes Adirondack : « Pour honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie le 11 septembre 2001 et en hommage à l’esprit durable de la Liberté le 4 juillet 2004. » Le nom des 2 749 victimes a déjà été immortalisé sur un monument au sommet des collines Watchung, dans le New Jersey, d’où l’on découvre la silhouette amputée de Manhattan.
Initialement prévue pour septembre, la cérémonie a été avancée à la demande du gouverneur Pataki qui a souligné, hier, que « les terroristes qui ont attaqué New York n’ont pas détruit la foi de l’Amérique dans la liberté ». « La cause de la liberté ne pourra jamais être vaincue », a renchéri le maire Bloomberg en reprenant le thème central de tous les discours, y compris des homélies prononcées, dans un esprit oecuménique, par un prêtre puis un chef spirituel musulman.
Le symbole était aussi dans le nom de la future tour de la Liberté et dans sa forme élancée, avec une flèche excentrée évoquant le bras tendu vers le ciel de la statue de Bartholdi toute proche, ainsi que dans sa hauteur record : 1 776 pieds (soit 592 mètres) un chiffre correspondant à l’année de l’indépendance américaine et qui fera de l’édifice le plus élevé du monde... pour le moment. Les 70 étages de bureaux, surmontés de trois niveaux pour les visiteurs, dont des restaurants et un observatoire seront complétés par une hauteur inoccupée, où seront notamment logés les câbles de tension. Les tours jumelles comportaient, elles, 110 étages.
La flèche qui coiffera l’ensemble du haut de ses 84 mètres devrait mettre la touche finale à l’édifice fin 2008-début 2009. Mais de nombreuses incertitudes pèsent sur le reste du projet, qui comprend notamment la construction de quatre tours complémentaires d’ici à 2012-2015, ainsi qu’un réaménagement urbain global de toute la partie sud-ouest de Manhattan qui est encore loin de faire l’unanimité.
Incertitude financière d’abord. Le promoteur Larry Silverstein espérait récupérer sept milliards de dollars de dédommagement pour la perte des tours jumelles dont il avait la concession. Les compagnies d’assurance, qui contestaient son droit à une double indemnisation correspondant à ce que Silverstein estimait être deux actes terroristes différents, sont allées devant les tribunaux, qui ont rogné deux milliards. La seule certitude à ce stade concerne le financement de la tour de la Liberté, dont le coût est estimé à 1,5 milliard de dollars.
L’incertitude règne aussi sur la forme définitive du projet d’ensemble. La collaboration entre les architectes n’a pas été des plus harmonieuses. David Libeskind, qui a dessiné la « Freedom Tower » après avoir remporté le concours sur plus de 5 000 candidats, a dû se défendre, dans une tribune du New York Times, d’avoir vu son rôle « rétréci » comme l’avait affirmé le journal, devant l’influence grandissante de l’architecte engagé par Larry Silverstein, David Childs. Les influences sont surtout politiques, le gouverneur Pataki s’étant personnellement identifié à la reconstruction du site lui-même, tandis que le maire Bloomberg s’en est distancié pour privilégier la revitalisation des quartiers environnants. Le mois prochain, la convention républicaine du mois prochain se tiendra à New York. George W. Bush s’y posera en défenseur de la liberté incarnée par la renaissance annoncée du World Trade Center.
 
04/09/2006 : World trade center : le combat des symboles et des dollars. Les New-yorkais le disent et le redisent : leur besoin, leur désir est de « se souvenir en avançant ». Or depuis cinq ans, c’est un gouffre béant, urne des 2749 personnes mortes dans l’effondrement du World Trade Center, qu’ils longent quotidiennement. Les idées, les projets n’ont pas manqué. Mais depuis que le choix de la reconstruction a été arrêté, que de changements, de remises en questions et de conflits. Parmi toutes ces querelles, celle qui a opposé Silverstein et Libeskind a sans doute été la plus intense, le magnat de l’immobilier imposant à l’architecte d’incessantes révisions de ses plans, et les deux déplorant de manière opposée le rôle des politiques : pour M. Libeskind, « le pouvoir politique a été trop léger », tandis que M. Silverstein déclarait : « Avec l’implication des pouvoirs publics, le processus est devenu bien plus difficile, bien plus complexe, et en tout cas bien plus long. » Des intérêts divergents, ceux des affaires, ceux de l’art, ceux des victimes ou des politiques, ont fait le reste. Un sondage réalisé en juillet par la Pace University indique que 48% des résidents de la pointe de Manhattan jugeaient que la reconstruction était sur une mauvaise voie.
Pourtant, le chantier a démarré, et les nouveaux bâtiments devraient être prêts en 2010. La reconstruction est organisée en deux programmes distincts : le programme du mémorial pour Ground Zero, qui prévoit, à l’emplacement des tours jumelles, cinq tours (parmi lesquelles la Tour de la liberté), le mémorial et son jardin et les deux bâtiments du complexe culturel, et le plan de redéveloppement pour le quartier sud de Manhattan, mis au point pour recréer commerces, bureaux, espaces publics, et infrastructures de base.
La Tour de la liberté est présentée comme la pièce centrale des lieux, hautement symbolique. Une base cubique de mêmes dimensions que les tours jumelles - 61mx61mx61m - au-dessus des 69 étages, un observatoire de verre, qui concentrera des rayons lumineux chaque 11 septembre entre 8h46 et 10h28 (heures des collisions), une antenne culminant à... 1776 pieds (541 mètres et date de la Déclaration d’indépendance...).
Dans un contexte encore troublé par des incertitudes sur les attentats, sur fond de fausses questions et de réponses insuffisantes une activité fonctionne, elle, sans problème : sur la boutique du site newyorknetguide, on trouve déjà : « Le projet du nouveau World Trade Center gravé dans un bloc de verre... Pour avoir la future ligne d’horizon de Manhattan devant les yeux avec 10 ans d’avance ! Dimensions : 5cm de côté par 8cm de hauteur ».www.agoravox.fr
  03/08/2006 :  La construction du Mémorial du 11 septembre à Ground Zero reprendra ce mois-ci, après un ajournement de plusieurs semaines, en raison de la nouvelle conception pour réduire de moitié ses coûts.
Des travaux préliminaires sur le mémorial, dit Reflecting Absence, avaient commencé en mars dernier et se sont arrêtés en mai, après que les entrepreneurs eurent prévu un coût d'environ un milliard de dollars pour cet énorme mémorial qui marquera les sites des deux tours jumelles détruites.
Le mémorial et le musée souterrain du 11 septembre ont été de nouveau conçus afin de s'adapter à un budget de 510 millions de dollars. Les deux organisations en charge de la construction du mémorial ont attribué, jeudi, un contrat de 17 millions de dollars à une grande compagnie de construction au New Jersey qui lancera ce projet d'ici quelques semaines.
La construction commencera par la mise en place de 115 à 130 poteaux de béton qui formeront la base du terrain commémoratif. Le premier poteau sera installé à l'extérieur du site des deux tours. Un groupe de familles des victimes du 11 septembre a poursuivi en justice le bloc de construction des poteaux, disant qu'il profitait de ressources historiques.
La poursuite en justice a été rejetée, mais la Coalition des familles du 11 septembre a fait appel. Anthony Gardner, un membre de la coalition, a espéré que soit fait un arrangement qui pourrait éviter le développement direct sur la plaque du fond du site des tours.
L'Autorité du port de New York et New Jersey, le propriétaire du site du centre commercial, a accepté, le mois dernier, de prendre en charge la construction du mémorial et de contribuer pour 195 millions de dollars aux coûts de construction. La Fondation du mémorial du World Trade Center, qui gérera le mémorial, a indiqué qu'elle se concentrerait sur la collection des fonds et la conception.
Cette fondation a besoin de collecter encore 170 M USD pour payer la construction et 49 autres millions de dollars chaque année après son ouverture en 2009 pour couvrir les coûts d'opération.
 
30/06/2006 : Freedom Tower: révélation du design définitif.
La Freedom Tower ("Tour de la Liberté") est la plus haute tour du complexe devant remplacer les tours jumelles du World Trade Center, détruites lors des attentats de New York du 11 septembre 2001. Le cabinet d'architectes Skidmore, Owings & Merrill vient de révéler les derniers détails des améliorations apportées à son design, terminant ainsi la phase de conception de l'immeuble le plus emblématique du futur WTC.
Les raffinements portent sur les plans qui avaient été dévoilés l'année dernière et fournissent un niveau de détail beaucoup plus important pour ce qui concerne les éléments critiques de la conception: le revêtement en verre prismatique pour la base renforcée de la tour, l'antenne à son sommet, le mur rideau de verre blanc et l'attribution généreuse d'espaces et d'aménagements ouverts au public.
La Freedom Tower est conçue pour faciliter l'accès des secours avec des moyens de communication d'urgence, ainsi qu'un escalier dédié à l'usage exclusif des sapeurs-pompiers. Ces moyens seront utilisés en même temps que les ascenseurs renforcés, enfermés dans un noyau central protégé, et qui desserviront chaque étage de la construction. En outre, des "zones refuges" sont prévues à tous les étages.
L'architecte de la Freedom Tower, David Childs, indique que "notre équipe de conception a passé cette dernière année à affiner le design que nous avions dévoilé en juin 2005. Le résultat est un building ouvert, accueillant, qui à la fois rayonne et est gorgé de lumière. Nous pensons avoir atteint notre objectif qui était de créer un grand centre urbain, une construction qui permette aux gens d'y travailler agréablement, accueillante pour ceux qui la visitent, et qui puisse jouer un rôle fédérateur dans la ville qui l'entoure".
La construction des fondations et des infrastructures souterraines de la Freedom Tower a commencé en avril 2006 ; il est prévu que les premières poutrelles d'acier soient visibles en 2008 et que le sommet soit atteint en 2010. La construction devrait pouvoir être occupée en 2011
  25/06/2006 : La pierre inaugurale de la tour qui remplacera le World Trade Center dégagée du site. Symbole de la reconstruction sur le site du World Trade Center, la première pierre de la Tour de la Liberté, qui doit être érigée en lieu et place des deux tours détruites dans les attentats du 11 septembre 2001, a dû être déplacée vendredi, a rapporté samedi le New York Times.
Près de deux ans après avoir été posée en grandes pompes, cette première pierre symbolique, sur laquelle figure l'inscription "hommage au perpétuel esprit de la liberté", n'a pas résisté aux négociations qui ont lieu depuis deux ans à propos de la forme et de l'emplacement exact du nouvel édifice.
Les autorités ont décidé vendredi de dégager la pierre angulaire du projet, dont la localisation était devenu obsolète après la reconfiguration du bâtiment.
Le bloc de granit de 20 tonnes, extrait des Monts Adirondack, sera conservée par la firme Innovative Stone, qui l'avait sculptée et gravée, pour deux ans avant d'être ramenée sur le site. La firme prévoit de conserver la pierre dans une cage de Plexiglas. Il devrait toujours être possible de la voir, sur rendez-vous.
La Tour de la Liberté, qui devrait mesurer 533 mètres, a été redessinée et déplacée d'une quarantaine de mètres l'année dernière, pour des raisons de sécurité. Mais du fait de ces modifications dans les plans de construction, la pierre inaugurale s'était trouvée à l'extérieur du nouveau bâtiment.
Cinq nouvelles tours devraient être construites d'ici 2012. AP
  23/06/2006 : Un mémorial moins ambitieux pour Ground Zero
Les plans de construction du mémorial aux victimes des attentats du 11-Septembre à New York ont été révisés, pour réduire la facture qui avait enflé jusqu'à atteindre près d'un milliard de dollars.
Le nouveau plan, confié à une société d'ingénierie, garde comme base le projet conçu par le jeune architecte israélien Michael Arad, choisi sur concours en 2004: deux bassins entourés d'arbres en lieu et place des fondations des tours jumelles, avec un lieu de recueillement en sous-sol. Un espace de musée est aussi prévu.
En revanche, le projet remonte la liste des 2.749 noms des victimes au niveau du sol, plutôt que sur les côtés des bassins, ce qui aurait impliqué la construction de coûteuses galeries souterraines pour permettre aux visiteurs de lire les noms. Les changements proposés devraient permettre une économie de plus de 285 millions de dollars.
Le nouveau plan pourra faire l'objet de commentaires du public durant toute la semaine. Un projet définitif sera alors présenté fin juin.
Les travaux du mémorial - dont la première pierre avait pourtant été posée en mars dernier - pourront alors reprendre dans la foulée, pour une ouverture prévue le 11 septembre 2009.
Le nouveau site du World Trade Center comprendra à terme le mémorial et cinq immeubles, dont la "tour de la liberté" haute de 541 m, dont la construction a démarré fin avril après moult retards et rebondissements.
  21/06/2006 : Modification des plans de Ground Zero
Le maire et le gouverneur de New York ont annoncé mardi avoir revu les plans de construction du mémorial aux victimes des attentats du 11 septembre 2001 à New York. L’objectif : réduire la facture des travaux qui avait atteint près d’un milliard de dollars.
Les plans de construction du mémorial aux victimes des attentats terroristes de 2001 ont été modifiés, pour réduire la facture qui avait atteint près d'un milliard de dollars.
  30/05/2006 : Un premier gratte-ciel ouvre au bord de Ground Zero.
"7 World Trade Center", le premier gratte-ciel reconstruit sur le site des attentats du 11-Septembre à New York, a été inauguré mardi par un concert de musiciens new-yorkais, dont Lou Reed qui en a profité pour lancer quelques piques politiques.
L'immeuble de verre, doté de 52 étages de bureaux (deux fois moins que les tours jumelles), est planté juste à l'extérieur de Ground Zero, le trou béant laissé par les attentats où les travaux viennent en revanche à peine de commencer. Larry Silverstein, le détenteur du bail du site du World Trade Center, chargé de sa réhabilitation, a évoqué "un jour de formidable fierté et de satisfaction", en coupant le ruban de son building devant quelques centaines de personnes.

A Ground Zero même, la construction du premier immeuble --la fameuse "tour de la liberté" haute de 541 m-- a débuté il y a moins d'un mois, au terme d'intenses disputes politiques et financières. L'ensemble, qui comprendra plusieurs gratte-ciel et un mémorial, doit être achevé en 2012. "Nous avons tous les mêmes motivations, nous voulons mener cela à bien", a assuré mardi à la cérémonie Kenneth Ringler, directeur de l'Autorité portuaire de New York, propriétaire du terrain. Mais le quartier fait face à une autre inconnue: la capacité d'attraction des lieux. Immeuble-test, "7 World Trade Center" compte encore une grosse trentaine d'étages sans locataire. M. Silverstein a cependant assuré mardi qu'il devrait être entièrement occupé d'ici la mi-2007.

Les discours ont ensuite laissé place à plusieurs concerts, dont ceux de Suzanne Vega et Lou Reed. L'icône du rock new-yorkais, seul à la guitare, a chanté ses classiques "Perfect Day" et "Sweet Jane" entrecoupés de piques contre le lucratif business de l'immobilier dans la ville. "L'immobilier à New York ! Oh oh ! Qui conduit la danse ?", a-t-il chantonné, avant de s'en prendre au sénateur républicain John McCain, qui a dit la semaine dernière à New York son soutien à la guerre en Irak, selon lui une des clés de la lutte contre le terrorisme.

"Personne au-delà du niveau d'études école primaire ne votera jamais pour lui", a dit le rocker, venu bousculer l'ambiance consensuelle du jour
 
05/05/2006 : Record en vue pour le prix du Mémorial du World Trade Center. LExpansion.com
Et une polémique de plus concernant le chantier de Ground Zero! La facture du Mémorial aux victimes du 11 septembre dérape de plus de 50% et pourrait atteindre 972 millions de dollars. Or les dons nécessaires à son financement ne rentrent pas...
Enième rebondissement dans le feuilleton de la reconstruction du World Trade Center : alors que les travaux du Mémorial aux Victimes ont débuté le 13 mars en vue d'un achèvement en 2009, une étude publiée vendredi dans la presse en chiffre le coût à près d'un milliard de dollars. Et relance la polémique sur le bien fondé du projet en cours, le maire Michael Bloomberg insistant pour que la note soit réduite de moitié....
L'estimation provient d'une autorité en la matière: c'est l'entreprise de construction qui pilote les travaux, Bovis Lend Lease, qui donne l'alarme à propos de la dérive financière. Il y a quelques mois, les études tablaient encore sur 672 millions de dollars, mais elles n'avaient pas prévu certaines charges liées au coût du travail, l'augmentation du prix des matériaux de construction et de nouveaux frais, notamment d'assurance (25 millions de dollars). La nouvelle facture s'établit à 972 millions de dollars pour le seul Mémorial; les 80 millions de dollars du Centre des Visiteurs sont comptabilisés à part. Le Mémorial du World Trade Center sera donc, de loin, le plus cher jamais érigé aux Etats-Unis. Celui de la Deuxième Guerre Mondiale, inauguré en 2004 à Washington, n'avait, par comparaison, coûté « que » 182 millions.
Le coût semble d'autant plus exorbitant que la Fondation privée chargée du financement ne brille pas par son efficacité : elle n'a collecté que 130 millions de dollars. Auxquels s'ajoutent 100 millions de l'Autorité Portuaire, propriétaire du terrain, et 200 millions de l'association lancée par la municipalité et l'Etat de New York après le 11-Septembre pour revitaliser le sud de Manhattan. Mises bout à bout, ces sommes ne couvrent pas la moitié des dépenses…
Voilà donc le chantier de Ground Zero à nouveau menacé, dans sa composante qui aurait dû, a priori, être la plus consensuelle. Contrairement aux cinq Tours de bureaux qui doivent être érigées d'ici à 2012, le Mémorial n'a pas de vocation commerciale. Son design, conçu par l'architecte américano-israélien Michael Arad, avait été démocratiquement sélectionné il y a deux ans parmi 5.200 projets de 63 pays. Par une curieuse coïncidence, le Mémorial est mis en péril au moment où l'avenir des futures Tours se dégage. Le 27 avril, des pelleteuses ont commencé à creuser les fondations de la Tour de la Liberté, qui doit dominer la skyline de Manhattan du haut de ses 541 mètres. La veille, l'Autorité Portuaire et le détenteur du bail du site, le promoteur Larry Silverstein, s'étaient mis d'accord, après des mois de blocage, sur le partage des responsabilités et des coûts du chantier…
  03/05/2006 : Deux architectes désignés pour la construction de tours sur le site du WTC: AFP
L'architecte britannique Richard Rogers et le japonais Fumihiko Maki ont été choisis mercredi pour concevoir deux des cinq tours qui doivent être érigées sur le site du World Trade Center de New York anéanti le 11 septembre 2001.
Le détenteur du bail du site, le promoteur immobilier Larry Silverstein a annoncé que ces deux architectes avaient été sélectionnés pour concevoir deux immeubles de bureaux et de commerces qui devraient commencer à être construits en 2007. La construction de ces tours devrait s'achever en 2012.
Richard Rogers, 72 ans, a notamment conçu avec Renzo Piano le Centre Georges-Pompidou à Paris, le siège de Lloyd's et le Millenium Dome à Londres. Fumihiko Maki, 77 ans, a conçu notamment le Tokyo Metropolitan Gymnasium et le Musée national d'art moderne de Kyoto.
En décembre, l'architecte britannique Norman Foster avait été chargé de concevoir une autre tour de bureaux et de commerces sur le site du WTC.
M. Silverstein doit construire trois immeubles sur le site du WTC. Il construira aussi la "tour de la Liberté", haute de 541 mètres (1.776 pieds, en référence à l'année de l'indépendance américaine), dont les travaux viennent de commencer. Un cinquième gratte-ciel prévu par les plans sera en revanche construit par un autre promoteur.
L'ensemble devrait être achevé d'ici 2012. La "tour de la Liberté", avec sa hauteur record (antenne incluse), ses 69 étages de bureaux, son observatoire de verre et son sommet éclairé "comme la torche de la statue de la Liberté", devrait être terminée en 2011.
Un mémorial aux victimes, avec des bassins construits sur les fondations des deux tours disparues, est également prévu pour 2009 même si les travaux n'ont pas encore débuté.
Le projet de reconstruction du site a pris beaucoup de retard en raison d'intérêts économiques, politiques, artistiques divergents. Sous la houlette de l'architecte américain d'origine polonaise Daniel Libeskind, choisi après un concours international, le plan, qui incluait déjà la "tour de la Liberté", avait été annoncé en avril 2003.
Silverstein, en charge de la reconstruction car bénéficiaire des assurances, a mis Libeskind sur la touche au profit de l'architecte de son choix, l'Américain David Childs.
La "tour de la liberté" elle-même a fait l'objet de trois plans différents, David Childs proposant finalement en juin 2005 un gratte-ciel avec une base d'acier et de titane capable de résister à une forte déflagration.
Ground Zero est encore un trou béant. Depuis les attentats, la station de métro est la seule structure à y avoir été érigée
  La cérémonie de reconstruction à "Ground Zero" à New York (AP)27/04/2006 : "Ground Zero" :Le chantier démarre
Après la bataille juridique concernant la reconstruction, une cérémonie a été organisée pour les premières pelleteuses et ouvriers sur le terrain. Le chantier de la reconstruction du World Trade Center de New York anéanti le 11 septembre 2001 a commencé jeudi 27 avril, lancé par le maire Michael Bloomberg, le gouverneur de New York, George Pataki, et le détenteur du bail des lieux Larry Silverstein.
Lors de la cérémonie, les ouvriers portaient des casques avec le slogan "Freedom Tower, World Trade Center", qui ont serré les mains des officiels sur place.
L'Autorité portuaire de New York et du New Jersey a donné son feu vert mercredi au projet de construction de la Tour de la Liberté à Ground Zero, où s'élevaient les tours jumelles du World Trade Center détruites par les attentats du 11 septembre 2001.
Cette autorisation a lèvé le dernier obstacle majeur qui s'opposait encore à la mise en chantier du projet. Le chantier ne devrait pas être terminé avant 2011.
Cette tour est l'élément principal d'un projet architectural qui englobe également trois immeubles de bureau et un immeuble d'habitation construits autour d'un mémorial et d'un musée dédiés à la mémoire des quelque 3.000 victimes des attentats.
Batailles juridiques
Le processus de reconstruction du site s'est retrouvé dans l'impasse à plusieurs reprises depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Des batailles juridiques se sont succédées, d'abord sur ce qu'il fallait faire de ce site, ensuite sur les questions de sécurité, d'assurances et sur la composition du nouvel ensemble, le maire de New York Michael Bloomberg ayant exigé davantage d'appartements et de magasins et même un hôtel.
Ce n'est que la semaine dernière que les gouverneurs de l'Etat de New York et du New Jersey, George Pataki et Jon Corzine, ainsi que Michael Bloomberg, ont donné leur accord au nouveau plan présenté par Larry Silverstein, le promoteur du World Trade Center.
NOUVELOBS.COM
  25/04/2006 : L'Autorité portuaire de New York et du New Jersey a donné son feu vert au projet de construction de la Tour de la Liberté à Ground Zero, où s'élevaient les tours jumelles du World Trade Center détruites par les attentats du 11 septembre 2001.
Cette autorisation lève le dernier obstacle majeur qui s'opposait encore à la mise en chantier du projet.
La construction de la Freedom Tower, haute de 540 mètres, pourrait démarrer dans les prochains jours ou semaines. Le chantier ne devrait pas être terminé avant 2011.
Cette tour est l'élément principal d'un projet architectural qui englobe également trois immeubles de bureau et un immeuble d'habitation construits autour d'un mémorial et d'un musée dédiés à la mémoire des quelque 3.000 victimes des attentats.
Le processus de reconstruction du site s'est retrouvé dans l'impasse à plusieurs reprises depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Des batailles juridiques se sont succédées, d'abord sur ce qu'il fallait faire de ce site, ensuite sur les questions de sécurité, d'assurances et sur la composition du nouvel ensemble, le maire de New York Michael Bloomberg ayant exigé davantage d'appartements et de magasins et même un hôtel.
Ce n'est que la semaine dernière que les gouverneurs de l'Etat de New York et du New Jersey, George Pataki et Jon Corzine, ainsi que Michael Bloomberg, ont donné leur accord au nouveau plan présenté par Larry Silverstein, le promoteur du World Trade Center
  Le chantier du mémorial21/03/2006 : C'est dans une atmosphère de contestation et de controverse que les travaux du mémorial ont été lancés, lundi, à New York. Le chantier a démarré avec 10 ouvriers seulement.
Cela n'a pas empêché des familles de victimes de tenter d'obtenir une injonction pour arrêter les travaux.
Elles sont contre le projet du mémorial qui consiste en la construction de deux bassins d'eau sur le terrain où s'érigeaient les deux tours jumelles.
Les familles voudraient que les lieux restent tels quels par respect pour les corps disparus des victimes. La mère d'une des victimes considère le lieu comme la sépulture de son fils.
Protestation des familles de victimes du 11 septembreProtestation des familles de victimes du 11 septembre
Par ailleurs, le projet de la construction de la Tour de la liberté et d'autres édifices de bureaux aux alentours est au centre d'une controverse.
Un bras de fer de plusieurs milliards de dollars oppose l'entrepreneur qui détient le bail du World Trade Center et les ports de New York et du New Jersey, détenteurs du terrain.
Les négociations ont été rompues à plusieurs reprises sans que les deux parties parviennent à un accord.
  19/03/2006 : Ground Zero reste Ground Zero.
Une immense cavité au sud de Manhattan. Les travaux de reconstruction, avant même d'avoir commencé, sont menacés par un pataquès opposant l'Etat de New York au promoteur immobilier Larry Silverstein, locataire de la zone. Les deux parties, qui devaient s'entendre cette semaine sur le financement des travaux, s'invectivent par voie de communiqués. Beaucoup, à commencer par le maire, Michael Bloomberg, craignent que cet affrontement retarde l'avènement du nouveau World Trade Center, prévu en 2009. D'autant que les familles des victimes se mobilisent contre le projet de «mémorial» : deux fontaines carrées en sous-sol, à l'emplacement des anciennes tours, portant les noms des victimes.
«Freedom Tower». Pour le moment, on ne voit du projet que des montages photographiques exposés sur une passerelle surplombant la zone : une flèche qui se dresse vers le ciel, celle de la Freedom Tower (tour de la liberté), entourée de cinq bâtiments de verre. Au centre, les promeneurs flânent le long du mémorial. Mais, lorsqu'on regarde sous la passerelle, on ne voit qu'un trou béant et déserté. «On l'appelle la baignoire», précise Linda Gormley, qui anime une visite de la zone. Ces visites, en compagnie de membres de familles de victimes des attentats du 11 septembre, sont organisées chaque jour à 13 heures par le Tribute Center, une association regroupant parents de victimes, survivants et habitants du quartier.

Linda Gormley
se présente comme «une survivante». Elle se trouvait au pied des tours lorsque le premier avion s'est encastré. Elle raconte la pluie des débris, les corps qui s'écrasaient autour d'elle. «Je dois ma vie aux pompiers. Etre guide pour ces visites, c'est une manière de montrer ma reconnaissance.» A ses côtés, Theresa Mullan parle de son fils Michael, un des pompiers morts dans les attentats. Elle remet au visiteur un livret que ses cousins lui ont consacré. Sur la couverture, sa photo et ces dates : 6 avril 1967-11 septembre 2001. Comme de nombreux parents de victimes, Theresa s'oppose au projet. «Je veux voir ce mémorial à la lumière du jour. Je ne veux pas qu'il soit enterré.»

Travaux.
D'autres parents protestent devant les grilles entourant la zone. Allan Horwitz, père d'un employé de la firme Cantor Fitzgerald, «104e étage», dénonce un projet «enterré six étages sous terre» et s'emporte contre la manière dont cette décision a été prise, par un «comité de treize membres ne comptant qu'un seul représentant des familles». Un groupe de familles a lancé une procédure judiciaire pour que les travaux, entamés lundi, soient interrompus.
Laurent MAURIAC Libération.fr
 
Reflecting Absence19/03/2006 :  Mémorial du World Trade Center: polémique autour du lancement des travaux.
Sans cérémonial d'aucune sorte, les travaux de construction du futur mémorial du World Trade Center devaient commencer lundi sur le site de "ground zero" à New York, au grand dam des familles de victimes qui demandent à la justice d'empêcher que l'on reconstruise par-dessus les fondations des tours jumelles.
Dix ouvriers devaient inspecter le site, installer des protections en bois au-dessus des vestiges souterrains des deux gratte-ciel et déblayer des gravats. Après six à huit semaines de travaux préliminaires, du béton devrait être coulé pour jeter les bases du futur mémorial, baptisé "Reflecting Absence".
Le gouverneur de l'Etat de New York, George Pataki, a qualifié l'événement d'"étape très importante", mais aucune cérémonie n'était prévue. Les autorités ont fait savoir qu'elles tenaient à respecter le calendrier, qui prévoit l'achèvement du mémorial en 2009.
Certaines familles de victimes du 11-Septembre opposées au projet ont lancé une bataille judiciaire pour tenter d'empêcher la construction du mémorial.
La Coalition des familles du 11-Septembre a déposé une plainte la semaine dernière, estimant que l'édification du monument endommagerait des vestiges historiques. Une audience au tribunal ainsi qu'une manifestation étaient prévues lundi. Des associations militant pour la préservation du site ont présenté des arguments similaires dans des lettres adressées aux autorités.
"Reflecting Absence", de l'architecte Michael Arad, a été sélectionné il y a deux ans parmi plus de 5.200 projets. Il honorera le souvenir des tours effondrées avec deux bassins en pierre "reflétant l'absence", entourés d'un rideau d'arbres. Autour de chaque bassin, d'une profondeur de 21 mètres, seront inscrits les noms des quelque 3.000 personnes tuées dans les attentats de 2001 et 1993 contre le World Trade Center.
Mais les familles des victimes estiment que le mémorial déshonorerait les morts en plaçant leur nom sous le niveau de la rue et pourrait être difficile à évacuer rapidement.
Rosaleen Tallon, la soeur d'un pompier tué dans les attaques de 2001, a affirmé sa volonté des poursuivre ses veillées nocturnes de protestation devant la maison de son frère, une action lancée la semaine dernière. "Il est toujours possible d'arrêter la construction tant que le béton n'est pas coulé", explique-t-elle.
Stefan Pryor, président de l'agence Lower Manhattan Development, en charge de la reconstruction, a assuré que la conception du mémorial répondrait "aux normes de sécurité et d'esthétique les plus hautes". Mais il a affirmé que son organisme continuerait à être attentif aux inquiétudes des familles.
Le projet n'est pas encore bouclé financièrement. La Fondation du mémorial du World Trade Center n'a recueilli jusqu'ici que 100 millions de dollars (84 millions d'euros) sur les 500 millions (420 millions) prévus pour la construction du monument et d'un musée. Et elle n'a pas encore évalué le coût de fonctionnement du site.
Le budget initial de 490 millions de dollars (411 millions d'euros) sera réévalué par l'entreprise chargée de l'exécution du projet dans les prochains mois.
La présidente de la fondation, Gretchen Dykstra, estime toutefois que le lancement des travaux devrait doper la collecte de fonds et faire taire les sceptiques qui pensent que rien ne sera réalisé sur le site. AP

(C’est le projet Reflecting Absence conçu par l’architecte Michael Arad et le paysagiste Peter Walker, qui a finalement été retenu pour la construction sur le site du feu World Trade Center, d’un mémorial dédié aux victimes des attentats du 11 septembre 2001. Un lauréat choisi parmi 8 nominés et après 5 201 propositions déposées, au terme du plus grand concours d’architecture jamais organisé à l’échelle de la planète. Une grande place, deux bassins marquant les empreintes des tours disparues, en somme du vide pour symboliser la perte soudaine de 2 800 vies humaines. Trop vide pour les associations de familles de victimes qui ont immédiatement appelé à la révision d’un projet qu’elles jugent stérile et peu inspiré.)
 
 
16/03/2006 : Aux Etats Unis, les travaux de construction d'un mémorial à l'emplacement du World Trade Center ont démarré lundi à New York. Ce projet, dédié aux victimes de la tragédie du "11 Septembre", vise à aider les familles et l'opinion publique américaines à panser leurs blessures. Mais, nombre des proches des victimes ne pensent pas que ce mémorial servira à grand chose. YE Qiying
A Ground Zero, la construction du Mémorial du World Trade Center est en cours. Il faudra 4 à 8 semaines pour déblayer le site et le préparer pour les travaux. Les ouvriers conserveront certaines poutres des anciennes Tours jumelles.
Selon des responsables de la fondation du mémorial, 81% des Américains sont favorables à la construction du nouveau bâtiment, qui portera le nom de "Reflet de l'Absence". Les noms des victimes seront inscrits sous une cascade d'eau, créant un vide sombre.
Nombre d'américains pensent qu'il est temps de panser les blessures et recommencer à vivre, tout en sachant que beaucoup d'autres s'opposent à la construction.
Tom Johnson, membre du conseil d'administration
Fondation du Mémorial du WTC
"Ce est impossible d'accepter toutes les idées de tout le monde en particulier. Je ne suis pas d'accord avec la nature des critiques actuelles."
La Coalition des Familles du 11 Septembre a organisé une manifestation après l'annonce du projet de construction. Leur objection principale est la dissimulation des traces des 2 tours avec la construction d'un mémorial, et les dégâts causés aux restes du World Trade Center.
Rosaline Talon, membre
Coalition des Familles du 11 Septembre
"Nous sommes ici pour montrer au monde que la Société de Construction du bas Manhattan et les bureaux du Gouverneur Pataki, cachent au public le fait qu'ils projettent d'enterrer la vraie expérience commémorative... les noms de ceux qui sont sous terre... et les expurger au-dessus avec des chutes d'eau et d'autres choses qui n'ont absolument aucun rapport avec le 11 Septembre."
La coalition a intenté un procès à la Société de Construction du bas Manhattan, afin d'annuler le projet de construction du mémorial. Elle croit qu'il faut préserver la vérité pour la postérité
  16/03/2006 : Les discussions portant sur la reconstruction du World Trade Center de New York, détruit dans les attentats du 11 septembre, ont été suspendues dans la nuit de mardi à mercredi.
Selon les médias locaux, les deux parties aux discussions, l'Autorité portuaire de New York et du New Jersey, propriétaire du terrain, et l'homme d'affaires Larry Silverstein, détenteur du bail, n'étaient pas d'accord sur la répartition des financement pour la reconstruction des cinq bâtiments.
Le gouverneur de l'État de New York George Pataki, qui envisageait d'organiser dès avril la cérémonie de pose de la première pierre de la "Tour de la liberté", élément central du nouveau site, avait fixé aux deux parties la date limite de mardi minuit pour s'entendre.
Après l'échec des discussions, la société de M. Silverstein a accusé l'Autorité portuaire d'être responsable de la rupture des discussions et s'est dit "disponible et désireuse de reprendre des pourparlers intensifs".
"Ce pas en arrière temporaire peut et doit être dépassé", a estimé la société dans un communiqué. "Nous pensons que nous pouvons finaliser un accord qui garantira une reconstruction rapide du World Trade Center".
De son côté, l'Autorité portuaire a accusé M. Silverstein avoir mis sur la table une proposition de dernière minute inacceptable.
Les points de désaccord portent notamment sur qui construit quel édifice, quel montant de loyer Silverstein aura à régler, et comment répartir ce qu'il reste des 4,6 milliards de dollars versés par les assurances après la destruction du site.
  14/03/2006 : Début de la construction d'un mémorial du 11 septembre 2001.
Les premiers travaux de construction d'un mémorial sur l'emplacement des tours du World Trade Center à New York ont débuté lundi en dépit des protestations d'une partie des familles des victimes.© Reuters
La "coalition des familles du 11 septembre", qui a rassemblé plusieurs dizaines de manifestants, juge inadéquat le projet retenu pour rendre hommage aux 2.749 personnes tuées dans les attentats du 11 septembre 2001. Elle a déposé un recours en justice la semaine dernière pour interrompre les travaux.
Ces familles se battent pour garder intactes les empreintes des tours détruites, qui "évoquent la perte, aussi bien que le drame humain qui a eu lieu sur ce site le 11 septembre, plus qu'aucun musée ou aucun mémorial ne le fera jamais", selon leur porte-parole Anthony Gardner.
"Reflecting Absence" de l'architecte Michael Arab a été choisi parmi 5.200 projets en provenance de 63 pays, dans l'un des plus grands concours d'architecture jamais lancés.
Il s'articule autour de deux bassins d'eau marquant les empreintes des deux tours disparues.
La Fondation pour le Mémorial du World Trade Center doit encore trouver 200 millions de dollars sur les 500 millions nécessaires à l'achèvement du projet et d'un musée de 9.300 m2.
Thomas Johnson, qui a perdu son fils dans le double attentat, a estimé que les critiques représentaient une minorité des familles touchées. "Il y a différents moyens d'exprimer sa douleur, et l'un d'entre eux est la colère", a-t-il dit.
 

NEW 25/09/2005 : La reconstruction du World Trade Center ... La mort d'un rêve !

Conçue par les New Yorkais comme un symbole de cohésion face au terrorisme, la reconstruction du World Trade Center est devenue une véritable foire d'empoigne. Quatre ans après les attentats du 11 septembre, le site des tours jumelles demeure pour l'essentiel un trou béant qui semble adresser un reproche permanent aux planificateurs et aux hommes politiques.

Le Wall Street Journal résumait la situation dans un récent éditorial, en évoquant "la mort d'un rêve".

Dès sa conception, dans l'émotion créée par l'immense traumatisme subi par les Etats-Unis, l'effort de reconstruction, marqué par de nombreux faux départs, s'est enlisé dans les intérêts contradictoires et une rhétorique politique souvent creuse. Et le rêve a viré au cauchemar.

Le 4 juillet de l'an dernier, lors d'une cérémonie solennelle riche de symboles patriotiques à l'occasion de la fête nationale américaine, le gouverneur de New York, George Pataki, posait la première pierre de la "Tour de la Liberté", qui devait être le gratte-ciel phare du nouveau site.

"Que cette Tour de la Liberté montre à tous que le symbole de ce que nos ennemis ont voulu abattre -- notre démocratie, notre liberté, notre mode de vie -- s'élève encore plus haut qu'avant", s'était-il exclamé. Mais, depuis cette date, les travaux n'ont même pas commencé et la conception de la tour a dû être complètement revue, la police new-yorkaise ayant fait remarquer, en mai, que l'édifice pourrait être vulnérable à une attaque au camion piégé.

Le simple fait qu'un défaut aussi fondamental n'ait pas été repéré et corrigé plus tôt témoigne du nombre et des intérêts parfois diamétralement opposés des organismes et individus impliqués dans le projet.

Parmi les principaux participants figurent la Lower Manhattan Development Corp., les autorités portuaires de New York et du New Jersey, la police de New York, le détenteur du bail du site Larry Silverstein et le gouverneur Pataki, sans oublier les familles des 2.749 personnes ayant perdu la vie dans les tours jumelles. Perdu au milieu de cette jungle commerciale et bureaucratique se trouve l'architecte Daniel Libeskind, dont le projet de reconstruction de "Ground Zero" avait été choisi à l'issue d'un concours international en 2003.

Mais l'architecte américain d'origine polonaise s'est trouvé de plus en plus marginalisé et son projet devenu quasiment méconnaisable. Ses premiers plans avaient été bien accueillis, mais rejetés par M. Silverstein pour qui ils ne prévoyaient pas assez d'espaces de bureau. Depuis le début, un débat oppose ceux qui souhaitent un lieu de mémoire et ceux pour qui ce qui se dressera à la place du World Trade Center doit être un lieu de travail en même temps qu'un symbole de renaissance.

M. Silverstein a imposé son propre architecte, David Childs, et un nouveau plan a dû être élaboré en décembre 2003, non sans acrimonie entre les deux concepteurs. Le projet est retourné à la table de dessin une troisième fois, après la mise en garde de la police en mai, afin d'habiller la tour d'une protection d'acier et de titane contre les bombes. Devant cette confusion, le milliardaire Donald Trump s'est invité dans le débat, proposant de tout reprendre au début et de reconstruire des tours jumelles, promettant bien à sa manière et sans modestie excessive, qu'elles seraient "plus élevées, mieux conçues et plus solides". Les divergences ne portent pas seulement sur la Tour de la liberté, mais aussi sur le projet de complexe culturel qui doit comprendre un mémorial aux victimes du 11 septembre.

Des membres des familles ne souhaitent pas que ce complexe puisse aussi abriter des expositions sur les droits de l'homme ou l'esclavage. "Les gens viendront pour le 11 septembre, pas pour s'instruire sur la démocratie en Ukraine ou le courage des moines tibétains", s'emporte Michael Burke, frère d'un pompier qui a perdu la vie au World Trade Center. Source : Batiweb

  11/09/2005 : Difficile renaissance pour le site de Ground Zero.
L'endroit leur rappelle davantage "un chantier de construction" que le lieu désormais profondément ancré dans la conscience collective américaine. Quatre ans après les attentats du 11 septembre, Steve et Marta Pilling, un couple de Californiens en visite à Ground Zero à New York, sont surpris de ne rien trouver d'autre, en guise de mémorial, que les noms des 2.985 victimes attachés à la barrière de métal entourant l'immense site à moitié vide.
Depuis 2001, les 6,4 hectares dans le bas de Manhattan, où s'élevaient les tours jumelles du World Trade Center, sont au coeur d'un processus de reconstruction difficile.
Dans ce lieu qui est à la fois la zone où le terrorisme a frappé le coeur de l'Amérique et un très lucratif projet immobilier, négociations et passions battent leur plein entre représentants politiques, familles de victimes, entrepreneurs et architectes.
"C'est le projet de construction le plus chargé d'émotion du monde", note Robert Yaro, responsable d'une association de planification régionale new-yorkaise.
Les bâtiments ambitieux, dont cette "Freedom Tower" (Tour de la liberté) haute de 533 mètres, sont toujours virtuels, la construction de la plupart des édifices n'ayant pas encore commencé.
Lundi, au lendemain d'une cérémonie marquant le quatrième anniversaire des attentats, doit débuter la concrétisation d'un de ces projets: l'édification d'un nouveau centre de transports qui doit remplacer la station temporaire ouverte en 2003.
Daniel Libeskind, l'architecte auteur du projet global de Ground Zero, se justifie en notant l"'urgence" et la "complexité" de l'affaire: "Les gens doivent comprendre, ce n'est pas juste construire quelques immeubles".
Certains critiques dénoncent des projets trop flous et la priorité donnée à des espaces de bureaux pour lesquels il n'y a pas de demande... Parmi eux, le professeur d'histoire Fred Siegel, qui déplore qu'on ait laissé passer l'occasion rêvée de "repenser le bas de Manhattan dans sa totalité".
La "Freedom Tower", futur plus haut gratte-ciel au monde, a connu encore plus de déboires et de ratés que les autres projets du site: quatre autres tours, un mémorial entouré d'une forêt de chênes, un espace artistique et culturel avec deux théâtres et des musées.
Les travaux de la "Freedom Tower" ont débuté le 4 juillet 2004, et une dalle de granite commémorative de 20 tonnes a été installée. Mais la police a jugé que le bâtiment ne pourrait pas résister à une éventuelle attaque terroriste et a réclamé une révision des plans. Du coup, la dalle va devoir être déplacée...
Et la tour, qu'on pensait pouvoir voir terminée en 2006, ne devrait désormais pas ouvrir ses portes avant 2010 ou 2011. Elle a été redessinée par David Child, avec un "sommet" élancé que l'entrepreneur privé du projet Larry Silverstein juge plus "élégant" que l'originel...
Une nouvelle cérémonie de pose de la première pierre de la "Freedom Tower" aura lieu dans six mois, ont annoncé le gouverneur de l'Etat de New York George Pataki et le maire de la ville Michael Bloomberg, ainsi que la pose de la première pierre du mémorial, "Reflet de l'Absence"...
Juste après les attentats, George Pataki et le maire d'alors Rudolph Giuliana avaient lancé la reconstruction, en créant à cette fin la société Lower Manhattan Development. En mai, le gouverneur de l'Etat, critiqué de toutes parts, a nommé son directeur de cabinet John Cahill comme "tsar" du site, chargé de mieux coordonner les différents intervenants: le propriétaire du site, la Port Authority of New York and New Jersey, qui supervise la construction du centre de transports, la société de Silverstein qui construit des bureaux, la Lower Manhattan Development et une fondation à but non lucratif qui supervisent le mémorial et les sites culturels.
C'est cet espace culturel et de mémoire qui déclenche le plus de passions. Des groupes de familles s'insurgent à l'idée que le site comprenne un musée sur autre chose que le drame du 11-Septembre. D'autres sont furieux que le musée du memorial soit prévu en souterrain... "Je n'irai jamais sous terre pour me souvenir de mon frère", pompier mort sur le site, dénonce Rosaleen Tallon. "Nous ne faisons pas ce qu'il faut sur ce site sacré".
En attendant, le sort de deux autres musées reste en suspens... Signe de la difficulté, comme dit Daniel Libeskind, de créer un espace qui puisse d'une part "honorer la mémoire de ceux qui sont morts" et être "une partie vivante et opérationnelle de la ville".
Amy Westfeld AP
  NEW 11/09/2005 : La reconstruction du World Trade Center est devenue une véritable foire d'empoigne.
Conçue par les New Yorkais comme un symbole de  cohésion face au terrorisme, la reconstruction du World Trade Center est devenue  une véritable foire d'empoigne.
Quatre ans après les attentats du 11 septembre, le site des tours jumelles demeure pour l'essentiel un trou béant qui semble adresser un reproche permanent  aux planificateurs et aux hommes politiques.
Le Wall Street Journal résumait la situation dans un récent éditorial, en  évoquant "la mort d'un rêve".
Dès sa conception, dans l'émotion créée par l'immense traumatisme subi par  les Etats-Unis, l'effort de reconstruction, marqué par de nombreux faux départs, s'est enlisé dans les intérêts contradictoires et une rhétorique politique  souvent creuse. Et le rêve a viré au cauchemar.
Le 4 juillet de l'an dernier, lors d'une cérémonie solennelle riche de  symboles patriotiques à l'occasion de la fête nationale américaine, le  gouverneur de New York, George Pataki, posait la première pierre de la "Tour de  la Liberté", qui devait être le gratte-ciel phare du nouveau site.
"Que cette Tour de la Liberté montre à tous que le symbole de ce que nos  ennemis ont voulu abattre -- notre démocratie, notre liberté, notre mode de vie  -- s'élève encore plus haut qu'avant", s'était-il exclamé.
Mais, depuis cette date, les travaux n'ont même pas commencé et la  conception de la tour a dû être complètement revue, la police new-yorkaise ayant  fait remarquer, en mai, que l'édifice pourrait être vulnérable à une attaque au camion piégé.
Le simple fait qu'un défaut aussi fondamental n'ait pas été repéré et  corrigé plus tôt témoigne du nombre et des intérêts parfois diamétralement opposés des organismes et individus impliqués dans le projet.
Parmi les principaux participants figurent la Lower Manhattan Development  Corp., les autorités portuaires de New York et du New Jersey, la police de New  York, le détenteur du bail du site Larry Silverstein et le gouverneur Pataki,  sans oublier les familles des 2.749 personnes ayant perdu la vie dans les tours  jumelles.
Perdu au milieu de cette jungle commerciale et bureaucratique se trouve  l'architecte Daniel Libeskind, dont le projet de reconstruction de "Ground Zero"  avait été choisi à l'issue d'un concours international en 2003. Mais l'architecte américain d'origine polonaise s'est trouvé de plus en plus  marginalisé et son projet devenu quasiment méconnaisable.
Ses premiers plans avaient été bien accueillis, mais rejetés par M.  Silverstein pour qui ils ne prévoyaient pas assez d'espace de bureaux.
Depuis le début, un débat oppose ceux qui souhaitent un lieu de mémoire et  ceux pour qui ce qui se dressera à la place du World Trade Center doit être un  lieu de travail en même temps qu'un symbole de renaissance.
M. Silverstein a imposé son propre architecte, David Childs, et un nouveau  plan a dû être élaboré en décembre 2003, non sans acrimonie entre les deux  concepteurs. Le projet est retourné à la table de dessin une troisième fois, après la  mise en garde de la police en mai, afin d'habiller la tour d'une protection  d'acier et de titane contre les bombes.
Devant cette confusion, le milliardaire Donald Trump s'est invité dans le  débat, proposant de tout reprendre au début et de reconstruire des tours  jumelles, promettant bien à sa manière et sans modestie excessive, qu'elles  seraient "plus élevées, mieux conçues et plus solides".
Les divergences ne portent pas seulement sur la Tour de la liberté, mais  aussi sur le projet de complexe culturel qui doit comprendre un mémorial aux  victimes du 11 septembre.
Des membres des familles ne souhaitent pas que ce complexe puisse aussi  abriter des expositions sur les droits de l'homme ou l'esclavage. "Les gens viendront pour le 11 septembre, pas pour s'instruire sur la  démocratie en Ukraine ou le courage des moines tibétains", s'emporte Michael  Burke, frère d'un pompier qui a perdu la vie au World Trade Center.
Source:info.france3
  NEW 09/09/2005 : Quatre ans après le 11 septembre, les causes de l'effondrement
La première pierre du centre de transports en commun du futur World Trade Center de New York a été posée mardi 6 septembre en présence de Santiago Calatrava, qui dirige le projet. Pour marquer cet anniversaire, l'architecte Christophe Hébert revient sur ce que l'on sait aujourd'hui des causes de l'effondrement des tours. Cela fait maintenant quatre ans que le skyline de New-York a perdu "ses piliers du ciel" comme les appelaient les New-yorkais. Officiellement, à ce jour, il n'y a pas de conclusion définitive sur l'effondrement des tours jumelles. On admet communément que l'acier s'est déformé du fait de l'intense fournaise, et que c'est l'incendie qui en serait fatalement la cause. Lire la suite ici
 

LMDC/SKIDMORE, OWINGS & MERRILL LLP:Dessin de la "Freedom Tower" de l'architecte David Childs. On voit, à droite du bâtiment, l'emplacement des anciennes Twin Towers, détruites le 11 septembre 2001. NEW 06/07/2005: Une tour de la Liberté "hautement sécurisée", futur symbole de New York:
La présentation, mercredi 29 juin, à New York, de la dernière version officielle du projet de tour de la Liberté (Freedom Tower), tour symbole signée par David Childs, qui doit dominer le futur quartier du World Trade Center (WTC), a créé la surprise (Le Monde du 1er juillet). Mais elle a surtout semé le doute chez tous ceux, notamment, qui défendaient une image forte, claire et porteuse de symbole pour le futur bâtiment, depuis la destruction des Twin Towers le 11 septembre 2001.
Sous la plume de son critique architectural Nicolaï Ourousoff, le New York Times, qui a largement participé à la "bataille" pour une reconstruction exemplaire du WTC, résume ce sentiment nettement partagé : "Morne, oppressant et maladroitement conçu, ce projet est un monument pour une société qui a tourné le dos à toute notion d'ouverture culturelle. (...) La Freedom Tower
incarne, à sa manière, un monde façonné par la peur."
"D'une manière subtile mais importante, cet immeuble rappellera ceux que nous avons perdus",
se défend l'architecte David Childs, directeur de l'agence Skidmore Owings and Merill (SOM), qui, soutenu par le promoteur Larry Silverstein, avait réussi à imposer un projet très marqué par l'ingénierie, mais dont l'allure de "flamme" avait quelque chance de préserver l'idée originale de Daniel Libeskind, lauréat du concours pour l'ensemble du secteur.
"Le nouveau design de la Freedom Tower prend en compte les normes établies par la police contre les attaques à la bombe, qui sont les plus grandes menaces pour ce type de bâtiment, d'après nos experts antiterroristes", a souligné le commissaire Raymond Kelly. Le dessin répond aux exigences de sécurité imposées par les autorités de la ville.
La tour sera située en retrait de 90 pieds (27 mètres) au lieu de 25 pieds (8 mètres) par rapport à West Street dans Lower Manhattan. Son piédestal cubique de 200 pieds (61 mètres) de haut, en béton et métal, est prévu pour résister aux explosions, notamment aux attaques de camions piégés. Mais la plus importante modification concerne l'allure générale de l'immeuble, qui perd son apparence "tournante" et asymétrique pour adopter un profil plus classique et supposé plus sûr.
La tour atteindra, comme les deux édifices détruits, 1 362 pieds (415 mètres) de haut et elle sera surmontée par une flèche, puissamment éclairée, censée évoquer la flamme de la statue de la Liberté, qui portera la hauteur totale de la tour à 1 776 pieds (541 mètres), chiffre symbolique (année de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis). Le seul élément qui différenciera l'édifice d'un parallélépipède classique tiendra à ses quatre arrêtes coupées en biseau. Commentaire lucide d'Ourousoff : "La nouvelle tour en forme d'obélisque évoque un presse-papier géant surmonté d'un cure-dent."
A Chicago, base historique de l'agence SOM, les commentaires ne sont pas plus amènes, tout en laissant le bénéfice du doute à David Childs : "La base ressemblera-t-elle à un réfrigérateur trapu ou aura-t-elle plutôt un revêtement animé ? (...) Childs s'est inspiré de palais florentins de la Renaissance, une gracieuse forteresse de blocs de pierre rectangulaires", écrit ainsi Justin Davidson, du Chicago Tribune, qui porte le coup de grâce : "Mais il y a pire. Dans l'Europe moderne et aux Etats-Unis, l'obélisque a pris une autre signification malheureuse : celle d'un monument funéraire. [Avec la tour de Skidmore Owings and Merill], le World Trade Center aura déjà ce mémorial. Il ne lui manque plus qu'une pierre tombale de 400 mètres [à son pied]."
Synthèse de Blair Kamin, du même quotidien : "On se demande si Childs n'a pas été pris dans son propre piège de suivre avec trop de révérence la géométrie et la taille des Twin Towers. Son plan est bon, mais les circonstances demandaient quelque chose de grandiose."
La construction devrait démarrer en 2007 pour s'achever en 2010. Le projet de Libeskind, qui avait su convaincre la majorité des New-Yorkais, semble quant à lui définitivement enterré. 
Le Monde.fr

  30/06/2005: Le futur World Trade Center: Un gratte-ciel plus élancé et, selon ses concepteurs, beaucoup plus sûr : un nouveau plan - ci-contre une vue d'artiste publiée mercredi- a été présenté pour la «tour de la Liberté», la pièce centrale du futur World Trade Center. Les autorités new-yorkaises, qui ont présenté le nouveau building, avaient décidé début mai d'en revoir la conception pour répondre à des préoccupations de sécurité exprimées par un rapport de la police. La tour se retrouve ainsi éloignée de 30 m du périphérique ouest, une des fixations de la police face à la potentielle menace de véhicules piégés.
Autre nouveauté, sa base devient cubique, de 61 m par 61 - soit la même taille que les tours jumelles détruites le 11 septembre 2001 - et renforcée par une protection d'acier et de titane capable de résister à une forte déflagration. Le gratte-ciel, qui comprendra 69 étages de bureaux, semble ensuite se tordre pour prendre une forme octogonale (en plan) et se terminer par un observatoire de verre. Puissamment éclairée en son sommet, «comme la torche de la Statue de la Liberté», une antenne viendra compléter l'immeuble, qui culminera à la hauteur symbolique de 1.776 pieds (année de l'indépendance américaine), soit 541 m.
En deux ans, les plans de la Tour ont déjà fait l'objet de trois révisions et, en dépit de ce que disent ses promoteurs, la dernière version ne ressemble plus guère à celle proposée par l'architecte Daniel Libeskind,choisi sur concours début 2003. Celle-ci, dont la première (et unique) pierre avait été symboliquement posée il y a près d'un an, le 4 juillet 2004, par le gouverneur Pataki, ne devrait pas voir ses fondations érigées avant début 2006. Les premiers occupants devraient pouvoir s'installer en 2010.
(Libération.fr)
 

10/06/2005: Le FBI aurait pu prévenir le 11 septembre 2001.
Le Federal Bureau of Investigation (FBI) a raté plusieurs occasions de recueillir des informations cruciales sur les attaques du 11 septembre 2001, selon un rapport du département de la Justice. Ces renseignements auraient pu mener à l'arrestation de deux des pirates de l'air qui ont participé aux attentats.
Un agent du FBI a notamment mentionné à son supérieur que le chef du réseau terroriste Al-Qaïda, Oussama ben Laden, envoyait des « étudiants » aux États-Unis afin d'analyser la façon de s'attaquer aux aéroports américains.
Le FBI a également obtenu des informations sur les futurs pirates de l'air Nawaf Al-Hazmi et Khalid Al-Mindhar. Un informateur a prévenu l'agence que les deux individus séjournaient dans sa maison de chambres à San Diego.
L'enquête qui a suivi n'a été classée ni prioritaire ni urgente. Elle a aussi été confiée à un agent inexpérimenté, selon le rapport.
Les occasions ratées sont également le résultat d'un manque de communication entre le FBI et la CIA. Les agents de ce dernier service n'ont pas cru bon partager la multitude d'informations qu'ils détenaient sur Al-Mindhar. La CIA savait notamment qu'il séjournait aux États-Unis et qu'il détenait un visa américain.

  NEW 18/05/2005: Donald Trump veut reconstruire le World Trade Center  Mais en plus grand car il trouve le projet actuel nul
Le magnat de l’immobilier new-yorkais Donald Trump a proposé mercredi, maquette à l’appui, de reconstruire, «en plus grandes » encore, les tours jumelles du World Trade Center détruites le 11 septembre 2001. Au cours d’une conférence de presse dans l’entrée dorée de sa «Trump Tower », sur la Cinquième avenue, il a offert de construire «une version plus grande, plus solide, plus belle du World Trade Center ».
Le processus de reconstruction de Ground Zero connaît des difficultés, les autorités de New York ayant notamment dû se résoudre à demander aux architectes de revoir la conception de la Tour de la liberté, gratte-ciel phare du nouveau site et haut de 541m, en raison de préoccupations liées à la sécurité.
Pour Trump, cette «Tour de la liberté est la pile architecturale la plus nulle que j’ai jamais vue », «un squelette vide »: «Si nous reconstruisons le World Trade Center sous la forme d’un squelette, alors les terroristes auront gagné ».
Les deux gratte-ciel qu’il propose, de forme identique à celle des tours originales, feraient de 112 à 115 étages chacun, soit quelque 450 m (contre environ 415 m pour les tours détruites). Donald Trump a juste relevé qu’en matière de délais de construction, «ce serait rapide ». L’architecte engagé par le milliardaire, Kenneth Gardner, a assuré qu’elles seraient «construites pour supporter le type d’attaque » subie le 11 septembre.
Mercredi, une victime des attentats du 11 septembre, venue assister à la conférence de presse, a exprimé sa circonspection. «Ca m’a donné la chair de poule quand j’ai vu ça la première fois... l’idée des tours se dressant de nouveau », a dit Charles Wolf, qui a perdu son épouse ce jour-là. «Mais je ne dis pas que c’est bien ou mal, c’est intéressant ».
Pour l’instant, le plan d’ensemble de reconstruction, oeuvre d’un compromis tant bien que mal amménagé entre l’architecte Daniel Libeskind, le détenteur du bail du site et les autorités new-yorkaises, reste de mise, de même que l’édification de la Tour de la liberté. Mais Donald Trump ne désespère pas d’arriver à ses fins. «J’ai juste un pouvoir de conviction, mais parfois il peut être très fort ».
L’affaire a en tout cas déjà donné lieu à de vifs échanges avec Daniel Libeskind. Après que Trump eût qualifié l’architecte de «tête d’oeuf » dans une interview, Libeskind a envoyé une lettre au milliardaire connu pour sa bouffante coiffure et dans laquelle il lui rappelle qu’il n’est pas le seul à gérer le projet. «Et je suis sûr que nous nous accordons tous, quelle que soit la forme de notre tête ou ses agréments décoratifs, sur le fait que la sécurité est une préoccupation numéro un ».
  NEW 09/05/2005: Il va falloir plancher de nouveau sur le World Trade Center
Les parties impliquées dans la reconstruction du World Trade Center de New York ont décidé de revoir les plans de la tour de la Liberté qui doit être édifiée sur le site, pour répondre à des préoccupations de sécurité.
En avril 2005, la police de New York avait exprimé dans un rapport ses préoccupations quant à la proximité de la Freedom Tower par rapport au périphérique ouest. Le maire de la ville Michael Bloomberg, le gouverneur George Pataki, les représentants de la police ainsi que le propriétaire du terrain et le détenteur du bail, se sont réunis la semaine dernière pour décider du sort du gratte-ciel qui, haut de 541 m (soit 1.776 pieds), devrait être le plus haut du monde.
«Ce qui ressort de la réunion est la réaffirmation de notre engagement à réaliser la tour de la Liberté, courageux symbole de reconstruction, mais aussi un consensus sur la nécessité de nouveaux plans pour répondre aux normes de sécurité de la police de New York», a indiqué George Pataki.
L'architecte américain David Childs devra revoir la conception dans les semaines à venir, a dit le gouverneur, ajoutant qu'elle devrait parfaitement pouvoir s'insérer dans le plan d'ensemble de l'architecte Daniel Libeskind.
Le nouveau World Trade Center, construit sur le site des tours jumelles détruites par les attentats du 11 septembre 2001, comprendra aussi à terme un mémorial, dont la construction doit démarrer début 2006, un complexe culturel, dont les plans sont en cours de réalisation, et quatre immeubles de bureaux.
Mais depuis quelques semaines, des critiques se font entendre sur la lenteur de la reconstruction. «Le maire et moi-même avons évoqué les formidables progrès déjà réalisés», a objecté George Pataki, pour qui «les nouveaux plans pour la tour de la Liberté ne gêneront pas l'avancée des autres bâtiments».
  La ville de New York allait montrer de quel bois elle se chauffe. Après la destruction inimaginable du World Trade Center, la capitale du capitalisme prouverait sa résilience en construisant à Ground Zero une «tour de la Liberté», la plus haute du monde à 1776 pieds, le chiffre rappelant l'année de la déclaration d'indépendance des États-Unis. Les terroristes verraient bien que l'esprit de New York est invincible. Lire l'article
  Daniel Libeskind, 58 ans, architecte en chef du projet Ground Zero. D'origine juive polonaise, il s'est fait connaître par ses musées dédiés aux victimes de la guerre et des nazis.
Une mémoire en béton
Il écrit : «Je pense qu'un visage n'est rien d'autre que ce que l'on en fait.» Qu'a-t-il fait de son visage, Daniel Libeskind ? Il a soigneusement poli une face ronde qui, même au repos, semble sourire. Dessiné des sourcils en accents circonflexes qui s'étonnent sans relâche. Il a fendu ses joues d'une bouche immense, d'où fuse une salve de rires qui achève chacune de ses phrases. Lire la suite
  Querelles autour du projet de Ground Zero.
Le promoteur du site new-yorkais a contraint Daniel Libeskind à s'associer avec un autre architecte. La tour de la Liberté, qui remplace le World Trade Center, s'en est trouvée considérablement modifiée
Le 7 juillet 2004, le gouverneur de l'Etat de New York, George E. Pataki, celui du New Jersey, James E. McGreevey, et le maire de la ville de New York, Michael R. Bloomberg, posaient la première pierre de la future tour de la Liberté, censée devenir à l'horizon 2008 le nouvel emblème de la métropole américaine, à l'emplacement des tours jumelles du World Trade Center (WTC) détruites à la suite des attentats du 11 septembre 2001. La pierre sera ensuite déplacée pour être incluse dans le béton solidement ferraillé du futur édifice. Lire la suite
 

New York relève le défi de la plus haute tour du monde.
Alors que le plus haut gratte-ciel du monde a été inaugurée en octobre à Taïwan, les concepteurs de la "Tour de la Liberté" qui doit s'élever à Ground Zero sur le site du World Trade Center (WTC) ont choisi de revoir leur projet afin d’atteindre la hauteur symbolique de 610 mètres.

  Le choix de l’humilité n’a visiblement pas été décidé par les concepteurs et les promoteurs de la fameuse "Tour de la Liberté" qui doit s'élever à Ground Zero sur les ruines du World Trade Center (WTC). L’édifice sera la plus haut du monde et culminera à près de 610 mètres de hauteur.
Le plan définitif de cette tour qui sera érigée sur le site où se trouvaient les tours jumelles du WTC détruites par les attaques du 11 septembre 2001 sera dévoilé la semaine prochaine par le gouverneur républicain de l'Etat de New York, George Pataki a indiqué le New York Times mercredi.
Selon David Childs, l'architecte imposé par le promoteur et qui prend de plus en plus d’influence sur le projet, personne ne sera obligé de travailler plus haut qu'au 70e étage qui s'élèvera à 335 mètres de hauteur.
Au-dessus de cet ensemble, une structure inhabitée de 206 mètres, conçue par l'architecte américain Daniel Libeskind, permettra à l'édifice d'atteindre une hauteur de 541,3 mètres, soit 1.776 pieds, en hommage à la déclaration d'indépendance des Etats-Unis signée en 1776. Le sommet, antennes comprises, culminera à 609,6 mètres (2.000 pieds). Rappelons que les tours jumelles du WTC culminaient à 410 mètres de hauteur.
 

 

Daniel Libeskind, 58 ans, architecte en chef du projet Ground Zero. D'origine juive polonaise, il s'est fait connaître par ses musées dédiés aux victimes de la guerre et des nazis.
Une mémoire en béton
Il écrit : «Je pense qu'un visage n'est rien d'autre que ce que l'on en fait.» Qu'a-t-il fait de son visage, Daniel Libeskind ? Il a soigneusement poli une face ronde qui, même au repos, semble sourire. Dessiné des sourcils en accents circonflexes qui s'étonnent sans relâche. Il a fendu ses joues d'une bouche immense, d'où fuse une salve de rires qui achève chacune de ses phrases. Lire la suite

 

Querelles autour du projet de Ground Zero.
Le promoteur du site new-yorkais a contraint Daniel Libeskind à s'associer avec un autre architecte. La tour de la Liberté, qui remplace le World Trade Center, s'en est trouvée considérablement modifiée
Le 7 juillet 2004, le gouverneur de l'Etat de New York, George E. Pataki, celui du New Jersey, James E. McGreevey, et le maire de la ville de New York, Michael R. Bloomberg, posaient la première pierre de la future tour de la Liberté, censée devenir à l'horizon 2008 le nouvel emblème de la métropole américaine, à l'emplacement des tours jumelles du World Trade Center (WTC) détruites à la suite des attentats du 11 septembre 2001. La pierre sera ensuite déplacée pour être incluse dans le béton solidement ferraillé du futur édifice. Lire la suite

 

New York relève le défi de la plus haute tour du monde.
Alors que le plus haut gratte-ciel du monde a été inaugurée en octobre à Taïwan, les concepteurs de la "Tour de la Liberté" qui doit s'élever à Ground Zero sur le site du World Trade Center (WTC) ont choisi de revoir leur projet afin d’atteindre la hauteur symbolique de 610 mètres.

  Le choix de l’humilité n’a visiblement pas été décidé par les concepteurs et les promoteurs de la fameuse "Tour de la Liberté" qui doit s'élever à Ground Zero sur les ruines du World Trade Center (WTC). L’édifice sera la plus haut du monde et culminera à près de 610 mètres de hauteur.
Le plan définitif de cette tour qui sera érigée sur le site où se trouvaient les tours jumelles du WTC détruites par les attaques du 11 septembre 2001 sera dévoilé la semaine prochaine par le gouverneur républicain de l'Etat de New York, George Pataki a indiqué le New York Times mercredi.
Selon David Childs, l'architecte imposé par le promoteur et qui prend de plus en plus d’influence sur le projet, personne ne sera obligé de travailler plus haut qu'au 70e étage qui s'élèvera à 335 mètres de hauteur.
Au-dessus de cet ensemble, une structure inhabitée de 206 mètres, conçue par l'architecte américain Daniel Libeskind, permettra à l'édifice d'atteindre une hauteur de 541,3 mètres, soit 1.776 pieds, en hommage à la déclaration d'indépendance des Etats-Unis signée en 1776. Le sommet, antennes comprises, culminera à 609,6 mètres (2.000 pieds). Rappelons que les tours jumelles du WTC culminaient à 410 mètres de hauteur.
  TAIPEH - Le gratte-ciel le plus haut du monde est désormais taiwanais. Avec ses 508 mètres, l'immeuble de bureaux Taipeh 101 détrône les tours malaisiennes Petronas situées à 452 mètres. Le bâtiment aura les ascenseurs les plus rapides du monde.
  Lors d'une cérémonie en présence de responsables taiwanais et d'hommes d'affaires, une flèche de 60 mètres a été inaugurée au sommet de ce bâtiment de 101 étages. Il devient ainsi officiellement le bâtiment le plus élevé au monde, bien au-delà des 452 mètres des tours jumelles de Kuala Lumpur.
"Je ne doute pas que cela puisse amener Taipeh vers le monde et amener le monde à Taipeh", a déclaré le maire de la capitale taiwanaise, Ma Ying-jeou, lors de la cérémonie.
Selon les architectes, la tour Taipeh 101 sera plus à même que le World Trade Center de résister à un attentat du type du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center de New York, en tenant plus longtemps, ce qui permettrait à ses occupants de sortir.
La tour est de même conçue pour résister à des séismes supérieurs à sept sur l'échelle ouverte de Richter, ainsi qu'à de violents typhons.
Ce gratte-ciel sera achevé en 2004 et abritera un centre commercial, des bureaux pour 12 000 personnes, ainsi que la Bourse de Taiwan. Il comptera les ascenseurs les plus rapides au monde. On pourra ainsi s'envoler jusqu'au 90e étage en moins de 39 secondes.
  Chronique d’une reconstruction annoncée :
Entre tractations, arrangements et amertume générale, à la veille de l'anniversaire de l'effondrement des tours du World Trade Center, New York avance péniblement dans son projet de réhabilitation du sud de Manhattan. 
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  New York a donné le coup d'envoi du concours international destiné à choisir le monument qui sera érigé à Ground Zero à la mémoire de toutes les victimes des attentats du 11 septembre 2001.
  L'architecte américain Daniel Libeskind a été choisi .......
Une structure de 532,8m
  Daniel Libeskind.
  La plus haute tour du monde sera émiratie
  Renzo Piano aussi dessine New-York
  Reconstruire le sud de Manhattan
  New York de plus en plus haut
  Les New-Yorkais critiquent les six projets pour le site du WTC
  six plans préliminaires de reconstruction
 

Reconstruire le sud de Manhattan

 

11 SEPTEMBRE 2007 " 6 ans après "

 

11 SEPTEMBRE 2006 " 5 ans après "

 

11 SEPTEMBRE 2005 " 4 ans après "

 

11 SEPTEMBRE 2004 " 3 ans après "

 

11 SEPTEMBRE 2003 " 2 ans après "

 

11 SEPTEMBRE 2002 " 1 ans après "

 

11 septembre 2001

 

« Il n'y a pas de fin, pas de début, seulement un amour infini de la vie. »
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Hommage : Le chant des patriotes
US  ( Écouter )

 
    
 
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