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08/09/2006 :
Les figures
du 11-Septembre, cinq ans après
Ils ont été sur le devant de la scène médiatique au moment des attentats du
11-Septembre. Cinq ans après que sont-ils devenus?
-
RUDOLPH GIULIANI:
Avant les attentats, c'était un "canard boîteux" qui achevait son mandat de
maire de New York. Mais sa réaction courageuse aux attaques du 11-Septembre
a effacé pour toujours cette image, le transformant en icône nationale aux
Etats-Unis et en possible candidat à la Maison Blanche.
Depuis qu'il a quitté ses fonctions de maire le 1er janvier 2002, il a mis
sa notoriété au service d'entreprises. Son cabinet de conseils, Giuliani
Group, propose des conseils en investissements à des sociétés. Il a rejoint
un grand cabinet juridique texan, Bracewell and Patterson, aujourd'hui
baptisé Bracewell and Giuliani.
Sur le plan personnel, il a divorcé de sa seconde épouse, Donna Hanover, en
juillet 2002, après avoir rendu public sa relation avec une autre femme,
Judith Nathan, qu'il a épousée en 2003.
Giuliani reste un prétendant potentiel à la présidence dans le camp
républicain, même si ses vues modérées sur les questions de société
-avortement, droits des homosexuels, contrôle des armes-sont assez atypiques
dans son parti.
Il attendra que les élections parlementaires de novembre soient passées pour
prendre une décision sur son éventuelle candidature à la présidentielle de
2008.
- LE POMPIER BOB BECKWITH:
C'est une image qui a fait le tour du monde. Le président George W. Bush se
tenant au côté du pompier Bob Beckwith, un bras autour de son épaule, sur
une pile de gravats à Ground Zero, trois jours seulement après les
attentats. Depuis, M. Beckwith a cherché à utiliser ces "15 minutes de
célébrité" pour aider les autres.
Il donne régulièrement des discours, évoquant son moment de gloire et ses
années de service, et reverse ses honoraires à la Fondation du Centre des
brûlés des pompiers de New York. Depuis cinq ans, il estime avoir versé
50.000 dollars (39.000 euros) en faveur des victimes de brûlures.
Pompier de New York, il avait pris sa retraite en 1994, mais il s'était
rendu sur le lieu du World Trade Center après les attentats pour voir s'il
pouvait se rendre utile.
- BERNARD KERIK:
Il s'était tenu stoïquement au côté du maire de New York Rudolph Giuliani
après les attentats contre le World Trade Center, une image qui a renforcé
sa réputation de commandant de police au point que le président George W.
Bush voulait qu'il prenne la tête du département de la Sécurité intérieure.
Mais dans ans après avoir été sollicité par la Maison Blanche, il se
retrouvait devant un tribunal de New York, plaidant coupable d'avoir accepté
des cadeaux illégaux d'une entreprise du bâtiment liée au crime organisé.
La chute de l'ancien commandant de la police a commencé fin 2004 lorsque,
seulement quelques jours après sa nomination à la Sécurité intérieure, il a
annoncé qu'il renonçait au poste en raison d'une affaire fiscale impliquant
son ancienne baby-sitter. La presse l'avait également pris pour cible pour
d'autres faits à cette époque.
Il s'est lancé dans une nouvelle carrière de consultant en sécurité.
- HOWARD LUTNICK:
Le patron de la société de bourse Cantor Fitzgerald Securities a perdu 658
de ses 960 employés basés à New York dans les attentats du 11-Septembre,
dont son frère cadet et son meilleur ami. Il a également perdu tout désir de
travailler.
"Il est encore impossible d'accepter le fait que c'est arrivé", dit-il. Il a
envisagé de fermer la société, mais a finalement renoncé.
En 2006, l'entreprise va, comme elle l'avait promis, finir de verser 25% de
ses bénéfices annuels aux familles des 658 victimes, soit au total 180
millions de dollars (140 millions d'euros), plus 17 millions de dollars (13
millions d'euros) provenant d'un fonds géré par la soeur de M. Lutnick, Edie.
La société Cantor emploie aujourd'hui 1.200 personnes à New York, dont 175
étaient déjà là avant les attentats. AP |
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