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La quête de New York pour retrouver sa
silhouette après l'anéantissement des tours jumelles du World Trade Center
dans les attentats du 11 septembre 2001 se concrétisera dimanche à
l'occasion d'une cérémonie pour le lancement de la construction de la "Tour
de la liberté".
• (AFP - dimanche 4 juillet 2004) |
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dimanche 4 juillet 2004
Pose de la première pierre de la "Tour de la liberté" à Ground Zero
NEW YORK
(AFP) - La quête de New York pour retrouver sa silhouette après
l'anéantissement des tours jumelles du World Trade Center dans les attentats
du 11 septembre 2001 se concrétisera dimanche à l'occasion d'une cérémonie
pour le lancement de la construction de la "Tour de la liberté".
C'est très
symboliquement que la première pierre de cette tour, principal édifice du
nouveau World Trade Center (WTC) de New York, sera posée le jour de la
célébration de l'indépendance des Etats-Unis, le 4 juillet.
Cette date
symbolise la naissance de la démocratie américaine en même temps que la
renaissance de New York, avait souligné début mai le gouverneur de l'Etat de
New York, George Pataki.
La "Tour
de la liberté" sera le gratte-ciel le plus haut et le plus sûr jamais conçu,
assurent ses concepteurs.
Elle
constitue la pièce maîtresse du projet de reconstruction de Ground Zero, le
site du WTC où 2.749 personnes ont perdu la vie.
L'emplacement des tours jumelles effondrées est considéré comme un domaine
sacré par de nombreuses familles des victimes et la cérémonie de dimanche
évitera les traditionnels casques et pelles en or généralement utilisés dans
la plupart des cérémonies de lancement des travaux.
"Nous ne
descendrons pas dans cet endroit", a dit le porte-parole de l'autorité
portuaire Steve Coleman. "C'est une question de sensibilité".
Plutôt que
de donner un coup de pioche, M. Pataki présentera un bloc de granite des
montagnes Adirondack, dans l'Etat de New York.
Le bloc de
granite portera une inscription qui sera dévoilée lors de la cérémonie au
cours de laquelle des chants seront interprétés par de jeunes choristes.
Le sommet
de la "Tour de la liberté" sera orné d'une immense flèche transparente et
asymétrique, légèrement penchée vers l'ouest, sorte de "rappel moderne et
symbolique" de la torche de la Statue de la liberté, selon l'architecte
David Childs qui a imaginé le tout avec son homologue Daniel Libeskind,
concepteur de la reconstruction d'ensemble.
La tour
sera surmontée à son extrémité d'une antenne de télécommunications. Au
total, elle mesurera plus de 541 mètres, en fait 1.776 pieds, pour rappeler
l'année de l'indépendance américaine. Le record de hauteur est actuellement
détenu par les tours Petronas, à Kuala Lumpur, s'élançant à 452 mètres.
L'immeuble
devrait être achevé d'ici à 2008-2009. L'ensemble du site (soit quatre
immeubles de bureaux supplémentaires) devrait être terminé pour 2013,
moyennant 12 milliards de dollars.
Quelque 60
étages composeront la "Tour de la liberté" dont la superficie totale des
bureaux sera de 242.000 m2.
La
construction d'un mémorial permanent dédié aux victimes des attentats contre
le WTC est également prévu.
Le plan
d'un jeune architecte peu connu, Michael Arad, a été choisi en janvier parmi
5.201 propositions reçues de 63 pays à l'issue du plus grand concours
d'architecture jamais lancé.
Baptisé "Reflecting
Absence", le projet tourne autour des fondations des tours jumelles,
transformées en bassins entourés de cascades. Un jardin arboré est prévu
tout autour, ainsi qu'un centre du souvenir en sous-sol, où seront
rassemblées les traces de la tragédie : camions de pompiers, colonnes
d'acier ou encore antenne de télécommunications.
Les plans
définitifs du mémorial devraient être achevés fin 2004 et les travaux
devraient commencer en 2006. |
Un bloc de granit de 20 tonnes a été posé
dimanche pour symboliser la future "Tour de la Liberté", l'immense
gratte-ciel qui s'élèvera dans le ciel de New York pour remplacer les tours
du World Trade Center anéanties par les attentats du 11 septembre 2001.
• Don Emmert (AFP - dimanche 4 juillet 2004) |
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dimanche 4 juillet 2004
New York pose la première pierre de sa "Freedom Tower"
NEW YORK
(AP) - Près de trois ans après les attentats du 11 septembre 2001 qui ont
détruit les tours jumelles du World Trade Center, la première pierre de la "Freedom
Tower" (Tour de la liberté) a été posée ce dimanche, jour de l'indépendance
américaine, sur le site "Ground Zero" à New York.
Une fois
achevé, l'édifice d'une hauteur de 533 mètres (1.776 pieds, en référence à
la date de l'indépendance américaine), sera le plus haut gratte-ciel du
monde, selon les responsables.
Symbole de
l'espoir et du progrès, cette tour de verre et d'acier de 70 étages -avec
une majorité de bureaux, des commerces et un restaurant au sommet- doit être
terminée en 2009.
Quatre
autres bâtiments, ainsi qu'un mémorial, deux bassins d'eau symbolisant les "Twin
Towers", une gare ferroviaire et un centre culturel, devraient être
construits entre 2009 et 2015 dans le cadre du projet de reconstruction de "Ground
Zero".
En
attendant, un bloc de granite de 20 tonnes, provenant des montagnes
Adirondack de New York, a été placé dimanche à l'angle sud-est de la future
"Freedom Tower".
Selon un
des responsables du projet, cette pierre angulaire de la tour comporte
l'inscription suivante: "pour honorer et garder en mémoire ceux qui ont
perdu leur vie le 11 septembre 2001 et pour rendre hommage à l'esprit
immuable de la liberté. Le 4 juillet 2004."
Lors de la
cérémonie d'inauguration des travaux, le gouverneur républicain de l'Etat de
New York, George E. Pataki, a souligné que la date du 4 juillet a été
choisie pour montrer aux terroristes qu'ils n'ont pas anéanti la foi de
l'Amérique en la liberté.
"Nos
ennemis ont véritablement sous-estimé la faculté de résistance de cette
ville et la volonté des Etats-Unis", a assuré M. Pataki.
Le
gouverneur démocrate du New Jersey, James McGreevey, et le maire républicain
de New York, Michael Bloomberg, ont également pris la parole lors de la
cérémonie, où un adolescent de 13 ans, fils d'un policier tué le 11
septembre, a lu la Déclaration d'indépendance américaine.
Pour les
New Yorkais, la construction de la "Freedom Tower" devrait marquer le début
d'une renaissance, du moins architecturale, pour la ville traumatisée par la
chute des "Twin Towers" et la mort de près de 2.800 personnes.
La tour
doit s'élever à l'angle du site où l'on voit toujours le squelette en ruines
d'un ancien garage. Ces décombres devront être déblayés jusqu'à la fin de
l'année: on ne verra pas la tour s'élever au-dessus du niveau du sol avant
plusieurs mois, précise Steve Coleman, porte-parole du "Port Authority" de
New York.
L'avenir
de ce site de 16 hectares n'est toutefois pas encore inscrit dans le marbre.
Des détails de l'architecture de la "Freedom Tower" risque encore d'être
modifiée dans les prochains mois, selon l'architecte principal, David Childs.
Quant à la
construction des quatre autres bâtiments du projet, elle pourrait être
remise en cause faute de financement. Le coût de la "Freedom Tower" est
estimé à 1,5 milliards de dollars (1,22 milliards d'euros). AP |
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dimanche 4
juillet 2004
11 septembre 2001:
première pierre pour la "Tour de la Liberté"
NEW YORK
(AFP) - Un bloc de granit de 20 tonnes a été posé dimanche pour symboliser
la future "Tour de la Liberté", l'immense gratte-ciel qui s'élevera dans le
ciel de New York pour remplacer les tours du World Trade Center anéanties
par les attentats du 11 septembre 2001.
Symboliquement, cette cérémonie de la "première pierre" s'est déroulée le
jour de la célébration de l'Indépendance des Etats-Unis.
"Nous
déposons aujourd'hui la première pierre d'un nouveau symbole de cette ville,
de ce pays et de notre détermination à triompher face au terrorisme", a
déclaré le gouverneur de l'Etat de New York, George Pataki.
"Que cette
Tour de la Liberté montre au monde que ce que nos ennemis ont cherché à
détruire - notre démocratie, notre liberté, notre mode de vie - est plus
élevé qu'il ne l'a jamais été", a-t-il ajouté.
Parmi les
500 personnes réunies autour de M. Pataki sur Ground Zero, au sud de
Manhattan, se trouvaient des rescapés et des proches des 2.749 personnes
ayant péri dans les attentats revendiqués par Al-Qaïda. Le fils d'un
policier tué le 11 septembre 2001 a lu des extraits de la déclaration de
l'Indépendance des Etats-Unis.
La "Tour
de la liberté", qui devrait être achevée en 2008 ou 2009, constitue la pièce
maîtresse du projet de reconstruction de Ground Zero. Surmontée à son
extrémité d'une antenne de télécommunications, elle mesurera plus de 541
mètres, en fait 1.776 pieds, pour rappeler l'année de l'Indépendance
américaine.
Ses
concepteurs assurent qu'il deviendra le gratte-ciel le plus haut et le plus
sûr jamais conçu, le record de hauteur étant actuellement détenu par les
tours Petronas, à Kuala Lumpur, avec 452 mètres.
"Nous
allons avoir une nouvelle icône sur la ligne d'horizon de cette grande ville
de New York", a promis dimanche le propriétaire du bail du World Trade
Center, Larry Silverstein.
L'emplacement des tours jumelles effondrées est considéré comme un domaine
sacré par de nombreuses familles des victimes qui ne souhaitaient pas voir
les traditionnels casques et pelles en or symbolisant le lancement de
travaux.
Certains
proches se sont plaints de la hâte manifestée par les promoteurs à entamer
le chantier. "Nous avons vu des camions rouler sur les empreintes qui
demeurent", a regretté Anthony Gardner, qui a perdu son frère, Harvey, dans
l'attaque.
Par
ailleurs, sur le bloc de granit, provenant des montagnes Adirondack, dans
l'Etat de New York, est gravée une inscription rendant hommage aux victimes
et à "la persistance de l'esprit de liberté".
La
construction d'un mémorial permanent dédié aux victimes est prévue dans
l'ambitieux projet de reconstruction de Ground Zero qui, outre, la Tour de
la Liberté, comprendra quatre immeubles de bureaux. L'ensemble devrait être
terminé pour 2013 pour un coût estimé à 12 milliards de dollars.
Le sommet
de la Tour de la Liberté sera orné d'une immense flèche transparente et
asymétrique, légèrement orientée vers l'ouest, sorte de "rappel moderne et
symbolique" de la torche de la Statue de la liberté, selon l'architecte
David Childs qui a imaginé le tout avec son homologue Daniel Libeskind,
concepteur de la reconstruction d'ensemble. |
Le sommet de la Tour de la Liberté sera orné
d'une immense flèche transparente et asymétrique, légèrement orientée vers
l'ouest, selon l'architecte David Childs.
• Stephen Chernin (AFP - dimanche 4 juillet 2004) |
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lundi 5 juillet 2004
Pose de la première pierre de la "Tour de la Liberté" à New York
Par Chris
Michaud
NEW YORK
(Reuters) - Les familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001 se
sont joints au maire de New York et à deux gouverneurs pour assister,
dimanche, à la pose de la première pierre de la "Tour de la Liberté", le
gratte-ciel qui doit s'élever à la place du World Trade Center, détruit par
des avions de ligne détournés.
Des
proches des quelque 2.800 personnes tuées dans les attentats ont participé à
cette cérémonie coïncidant avec la fête de l'indépendance américaine, en
même temps que le gouverneur de New York, George Pataki, et celui du New
Jersey, James McGreevey et le maire de New York, Michael Bloomberg.
Cette tour
sera l'immeuble le plus haut du monde puisqu'il culminera à 541 mètres.
Quand il sera fini, en 2009, il est censé symboliser l'indépendance acquise
par les Etats-Unis vis-à-vis de la Grande-Bretagne, le 4 juillet 1776.
Pataki, un
républicain, a déclaré que les pirates de l'air du 11 septembre avaient
"attaqué (les Etats-Unis) pour briser notre volonté". "Au lieu de cela, ils
ont brisé nos coeurs", a-t-il poursuivi.
Mais il a
souligné que les auteurs des attentats avaient sous-estimé la détermination
de New York, mais aussi du pays tout entier, symbolisée moins de trois ans
après les événements par le lancement de ce projet de 1,5 milliard de
dollars.
"EN HOMMAGE A L'IMMUABLE ESPRIT DE LIBERTE"
"Aujourd'hui, nous avons posé la première pierre d'un nouveau symbole de
cette ville, et de ce pays, et de notre volonté de triompher face au
terrorisme. Aujourd'hui, nous construisons la Tour de la Liberté", a-t-il
ajouté.
McGreevey,
un démocrate, a évoqué quant à lui la guerre civile américaine et cité le
discours du président américain Abraham Lincoln à Gettysburg, en
Pennsylvanie, théâtre d'une bataille stratégique en 1863.
Quant à
Bloomberg, il a estimé qu'en posant "cette pierre de l'espoir, nous
réinsufflons de la vie à Ground Zero". "L'immeuble le plus haut du monde va
bientôt s'élever à Manhattan", a-t-il ajouté.
Julian
Davis, 13 ans, fils d'un policier de l'Autorité portuaire décédé dans les
attentats, a ensuite lu des extraits de la déclaration d'indépendance
américaine.
Sur la
première pierre, extraite des montagnes de l'Adirondack, dans l'Etat de New
York, il est écrit: "En l'honneur et à la mémoire de ceux qui ont perdu leur
vie le 11 septembre 2001, et en hommage à l'immuable esprit de liberté.
Quatre juillet 2004."
La Tour de la Liberté, dont la forme rappellera la Statue de la Liberté,
aura des similitudes avec les tours jumelles du World Trade Centre, qui
s'élevaient à 417m. On y retrouvera notamment le restaurant "Windows on the
World", et une plate-forme d'observation. |
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Les familles des
victimes des attentats du 11 septembre 2001 ont assisté,à la pose de la
première pierre de la "Tour de la Liberté", le gratte-ciel qui doit s'élever
à la place du World Trade Center. La cérémonie s'est déroulée en présence du
maire de New York, Michael Bloomberg (à gauche) et des gouverneurs de New
York et du New Jersey, George Pataki (au deuxième plan au centre) et James
McGreevey (à droite). /Photo prise le 4 juillet 2004/REUTERS/Mike Segar
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