|
"Le 11e jour" ou le 11
septembre d'une
dessinatrice de BD
PARIS
(AFP) Sandrine Revel, jeune dessinatrice de BD, était en vacances avec deux
amis à New-York le 11 septembre dernier quand... elle raconte la suite dans
"Le 11e jour", un album sortant fin août, à quelques jours de la date
anniversaire de l'attaque contre le World trade center.
Petite Française, parlant très mal anglais, elle visitait une ville
"mythique" dont elle avait rêvé. Elle faisait du tourisme (elle était même
montée au sommet des 411 mètres des Twin towers) et ce jour-là, à 9H50, elle
était au Museum d'histoire naturelle quand le gardien lui a dit que le musée
fermait parce qu'il y avait eu un accident d'avion.
Etonnée, elle part, va dans les rues, descend vers le sud de Manhattan. Elle
voit les gens qui écoutent la radio, s'arrêtent angoissés, se mettent à
courir. Elle entend les sirènes. Elle voit des images à la télévision, dans
une vitrine. Elle ne comprend pas, ne veut pas comprendre, croit à un film,
ne peut (ne veut) pas réaliser et puis elle réalise.
Auteur de BD jeunesse (la série "Un drôle d'ange gardien"), Sandrine Revel
écrit là son premier album adulte, un album-reportage, racontant son propre
11 septembre à la fois intime et infime, personnel et pourtant objectif.
Elle alterne scènes chronologiques de cette journée qui la plonge dans le
cauchemar et flashes-back, notamment de cette visite, deux jours auparavant
aux Twin towers, "hommage à ces gens que j'ai croisés et dont je ne sais pas
ce qu'ils sont devenus", dit-elle.
Cela se termine le 15 septembre, à l'aéroport Kennedy, où elle panique,
malade à l'idée de prendre l'avion pour revenir en France.
L'album-témoignage de Sandrine Revel est préfacé par Jean-François Kahn.
(Editions Delcourt. Sortie le 29 août. 48 pages couleur. 12,50 euros) |