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Une commission conjointe des deux chambres du Congrès américain a entamé
mardi à huis clos des auditions pour tenter de faire la lumière sur les
défaillances des services de renseignement avant les attentats du 11
septembre. Le FBI et la CIA s'accusent par presse interposée pour faire
porter sur l'autre la responsabilité des dysfonctionnements.
Ratages mutuels
La
commissions d’enquête qui auditionne pendant trois jours, et à huis clos,
les responsables du renseignement à été formée le 14 février. Elle comporte
des parlementaires du Sénat et la Chambre des représentants. Mais les
sénateurs, majoritairement démocrates, réclament une enquête purement
sénatoriale, avec plus de moyens d’investigation. Le président Bush s’y
refuse. Il a considéré mardi (4 juin) -l’air grave- que toute cette
agitation détourne l’attention des menaces actuelles. Le 11 septembre est
donc devenu un thème éminemment politique et les démocrates se lâchent. Ils
accusent non seulement les services secrets, mais aussi l’actuelle
administration, aveugle en ce qui concerne les affaires du monde.
George Tenet, pour la CIA, et
Bob Mueller, pour le FBI, passent donc au grill des parlementaires qui vont
tenter, selon leur formule de savoir "qui savait quoi et pourquoi ceux qui
savaient n’ont pas partagé leurs informations". Car le FBI et la CIA ne se
sont pas aidés mutuellement. Et ça continue. Depuis des semaines, la CIA
fait "fuiter" dans la presse des informations démontrant les carences du
FBI, et vice versa. Le tableau qui en
résulte est désastreux pour le renseignement américain, à un moment où la
population aurait plutôt besoin de se savoir protégée.
Thomas Legrand
Sur la piste du cerveau des attentats
Les enquêteurs américains ont identifié Khalid Cheikh Mohammed, l'un des
plus proches lieutenants d'Oussama ben Laden, comme étant le probable
cerveau des attentats du 11 septembre. "C'est
le cerveau du complot. C'est également un dirigeant important de
l'organisation d'al-Qaida", a déclaré l'un des responsables sous
couvert d'anonymat. "Il a planifié toute
l'opération. Nous voudrions le localiser, l'arrêter et le remettre à la
justice". Mohammed, 37 ou 38 ans, figure déjà dans la liste des 22
terroristes les plus recherchés par le FBI. Il avait été inculpé en 1996 aux
Etats-Unis pour sonrôle
supposé dans un complot visant à faire exploser des
avions de ligne américain au-dessus du Pacifique. Le gouvernement américain offre une récompense allant jusqu'à 25 millions dedollars pour toute
information conduisant à son arrestation.
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