sommaire 11/09/2001 11/09/2002 11/09/03 11/09/2004 11/09/05 11/09/06 11/09/07 réagir recommander ce site
         
 

Questions sans réponses

En dépit de tout ce qui a été dit, écrit, entendu, analysé et ressassé relativement aux événements du 11 septembre, des questions nous laissent encore devant le mystère le plus complet. En voici quelques-unes parmi bien d'autres.

Oussama ben Laden est-il mort? Sinon, où se cache-t-il ?

La scène se passe le lundi 17 septembre 2001 au Pentagone, à Washington, un des lieux frappés par les attentats terroristes et que le président américain George W. Bush est venu visiter en signe de solidarité. Interrogé au cours d'un point de presse pour savoir s'il souhaitait la mort d'Oussama ben Laden, considéré comme le suspect numéro un des actes terroristes perpétrés contre les États-Unis, Bush répond en invoquant ces vieilles affiches du Far West où on lisait «Recherché: mort ou vif».

Depuis, la tête de ben Laden a été mise à prix (25 millions de dollars américains) ainsi que celles de ses principaux lieutenants du réseau Al-Qaeda et du mollah Omar, chef du gouvernement taliban qui avait offert l'hospitalité en terre afghane à ben Laden.

Les Américains ont débarqué en Afghanistan, ils ont bombardé les régions où talibans et terroristes avaient, croit-on, trouvé refuge, ils ont fouillé des cavernes les unes après les autres, ils se sont assurés de la collaboration de réseaux locaux amis. Mais ils ont fait chou blanc.

La dernière fois que les poursuivants ont eu un signe tangible d'être près de leur but, c'était au début de janvier dans la région de la province d'Helmand où le mollah Omar se trouvait encerclé. On négociait sa reddition pacifique lorsqu'il aurait réussi à s'enfuir à moto. Depuis, rien.

D'un point de presse à l'autre, d'un homme politique à l'autre, d'un responsable de la guerre au terrorisme à l'autre, les opinions quant à savoir si ben Laden est toujours en vie divergent. À la mi-juillet, le patron de la lutte antiterroriste au FBI, Dale Watson, se disait convaincu que ben Laden est mort dans la foulée des bombardements américains orchestrés dans la région de Tora Bora.

D'autres, comme le patron du renseignement allemand, August Hanning, le croient vivant et réfugié dans la région de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan. D'autres encore, plus près des sources d'informations islamistes, estiment que ben Laden est toujours vivant et en bonne santé. Une opinion que ne partageait pas, plus tôt cette année, le général Pervez Musharraf, chef d'État du Pakistan, selon qui Oussama ben Laden a dû succomber à des problèmes rénaux parce qu'il n'aurait pas pu être traité.

L'une des dernières fois où il a été interrogé à ce sujet, le président Bush a répondu: «S'il n'est pas mort, nous l'aurons; s'il est mort, nous l'avons eu.» En matière d'ambiguïté, difficile de faire mieux.

Qui a envoyé les lettres avec le bacille du charbon l'automne dernier ?

D'aucuns craignaient comme la peste de voir les actes terroristes prendre une tournure plus pernicieuse avec l'usage d'armes chimiques, biologiques ou bactériologiques contre des citoyens américains. C'est ce qui est survenu avec le bacille du charbon.

Quatre lettres, cinq morts, 18 personnes malades, beaucoup d'autres traitées de façon préventive aux antibiotiques, des immeubles décontaminées, une nation plongée en pleine psychose.

L'automne a été particulièrement mouvementé chez nos voisins du Sud à la suite de ces «attaques au courrier» dont les auteurs sont toujours au large. Le FBI cherche les coupables. Sur le site Internet de l'agence, un lien intitulé «Amerithrax» demande toujours l'aide du public et propose une récompense de deux millions de dollars à quiconque conduira les agents fédéraux vers les expéditeurs des mortelles enveloppes.

Des lettres contenant le bacille du charbon ont été envoyées aux sénateurs démocrates Tom Daschle et Patrick Leahy, à l'animateur de télévision Tom Brokaw et à d'autres organisations. Cinq personnes, dont deux postiers, n'ont pas survécu à la maladie.

En plus de fausses alertes au bacille du charbon, è007 . 0002.03éla présence de colis suspects a forcé d'innombrables évacuations d'édifices aux quatre coins des États-Unis, au Canada et ailleurs dans le monde.

Au bout de quelques semaines, l'affaire s'est calmée, mais le mystère reste entier. Qui a envoyé les fameuses lettres? Et l'auteur a-t-il un lien avec ceux des attentats du 11 septembre?

Comment ont été structurés les attentats ?

Des mois d'enquête et des cen taines de personnes affectées au dossier n'ont pas encore permis de rassembler toutes les pièces du puzzle.

Bien sûr, plusieurs éléments sont mieux connus aujourd'hui comme le fait qu'une partie des préparatifs a eu lieu dans des universités allemandes, ou encore que des terroristes ont appris les rudiments du pilotage dans des écoles américaines.

Mais ce qui laisse pantois, c'est le temps qu'ils ont eu à leur disposition pour préparer leur coup sans être découverts. Un tel projet ne pouvait arriver à terme sans une préparation étalée sur plusieurs années. Chose certaine, les auteurs savaient qu'il ne devaient pas laisser de traces derrière eux. Dans une allocution faite en mai devant les membres de la Ligue anti-diffamation des États-Unis, le directeur général du FBI, Robert S. Mueller III, a déclaré qu'après huit mois d'enquête, les agents n'ont retrouvé aucune trace écrite relative aux attentats du 11 septembre chez les 19 terroristes soupçonnés d'y avoir participé.

Ces 19 pirates de l'air sont tous entrés légalement en Amérique, ils se sont fondus dans le marché du travail et la société, n'avaient pas d'ordinateurs et utilisaient des cellulaires ou des cartes d'appels, difficiles à retracer, pour communiquer entre eux.

Y aura-t-il d'autres attaques et où ?

Plusieurs ont dit que la question n'était pas de savoir s'il y aurait une autre attaque contre les États-Unis, mais quand et où?

Directeur du FBI, Robert S. Mueller III a lui aussi reconnu cette réalité. «Pouvons-nous arrêter toutes les attaques terroristes? Pour être réaliste, non, a-t-il déclaré. Mais nous pouvons mettre sur pied un programme musclé qui en stoppera plusieurs sur le territoire américain et à l'étranger.» Même constat chez son adjoint et patron de la lutte antiterroriste de l'agence, Dale Watson. «La question ne se pose même pas à mon esprit: nous serons de nouveau attaqués», a-t-il déclaré au cours d'une récente allocution.

En conséquences, le défi est de ne pas laisser aux terroristes le luxe de se préparer comme ils l'ont fait pour les attentats du 11 septembre.

Sans entrer dans les détails, Robert Mueller affirme qu'au cours des récentes années, le travail des agents du FBI avait permis de prévenir une quarantaine d'attaques terroristes. Mais d'autres n'ont pu être évitées comme les attentats contre le World Trade Center en 1993 et 2001, ceux contre les ambassades des États-Unis en Tanzanie et au Kenya en 1998, ainsi que l'action des extrémistes de droite tels Timothy McVeigh en Oklahoma.

Que savait la Maison-Blanche avant le 11 septembre ?

La question est sur toute les lèvres depuis la révélation de l'existence du «mémo de Phoenix», document corroboré par l'agente du FBI Coleen Rowley le printemps dernier.

Essentiellement, les deux témoignages convergent sur le fait que le quartier général du FBI n'a pas pris au sérieux le contenu de deux mémos s'inquiétant de la présence accrue de personnes louches suivant des cours dans différentes écoles de pilotage.

Un premier mémo, émis en juillet 2001, fait part des inquiétudes d'un agent du FBI à Phoenix relativement aux activités de plusieurs jeunes hommes originaires du Proche-Orient dans des écoles de pilotage. Certains ont affirmé que le président Bush aurait été mis au courant de ce mémo au cours d'un briefing à son ranch du Texas le 6 août 2001, affirmation qu'a rejetée la è007 . 0035.09éconseillère à la sécurité nationale, Condoleezza Rice.

Quelques semaines plus tard, l'agente Coleen Rowley indiquait dans un mémo adressé à Robert S. Mueller III que le quartier général du FBI avait rejeté les soupçons exprimés par leur antenne de Minneapolis à la suite de l'arrestation de Zacarias Massaoui, maintenant considéré comme le 20e membre du groupe de terroristes responsable des attentats du 11 septembre. Très vite après son arrestation pour une affaire d'irrégularité avec l'immigration, le bureau de Minneapolis avait conclu que Massaoui représentait une menace pour la sécurité de la nation, une conclusion contestée par le siège social de FBI de qui dépend le consentement pour prolonger certains éléments d'enquête.

Que s'est-il passé à bord de l'avion tombé en Pennsylvanie ?

Le site de l'écrasement du quatrième avion détourné, en Pensylvannie Photo APDes quatre avions détournés par les pirates de l'air en cette matinée du 11 septembre 2001, seul le vol 93 Newark-San Francisco de United Airlines ne s'est pas écrasé sur une cible prédéterminée.

On sait aujourd'hui que l'appareil, selon les plans des terroristes, devait être lancé sur la Maison-Blanche ou le Capitole, à Washington. Il a plutôt terminé sa course à 800km/h à la lisière d'un terrain boisé situé près de Jennerstown, petite communauté sise à quelque 130 kilomètres de Pittsburgh.

On sait également que l'intervention de passagers, mis au courant des autres attentats grâce aux conversations sur cellulaires qu'ils ont eu avec leurs proches au sol, a conduit à l'échec de cette quatrième opération, quoique deux chasseurs F-16 envoyés à la rencontre du Boeing 757 avaient pour mission de le dissuader de s'approcher de la capitale.

Toujours est-il que le contenu de ces conversations laisse clairement entendre que plusieurs passagers avaient décidé d'empêcher les pirates d'atteindre leurs fins. «Allons-y!» aurait ainsi lancé Todd Beamer avant de se lancer à l'assaut des terroristes.

Selon une reconstitution télévisuelle, il aurait été entre autres suivi par Thomas Burnett, lui aussi considéré comme un des leaders des passagers et dont la veuve Deena était présente au Congrès lors du discours du président Bush annonçant la réplique américaine, par Mark Bingham, un colosse embarqué à la dernière minute, et par une hôtesse de l'air qui aurait tenté de faire bouillir de l'eau dans le but de s'en servir contre les pirates.

On ne connaîtra jamais tous les détails des derniers instants de cette tragédie, mais les parents des membres d'équipage et des passagers du vol qui le désiraient ont pu entendre le contenu d'une des boîtes noires de l'avion au cours d'une rencontre organisée par le FBI en avril dernier.

 

page 1    page 2
 
    
 

sommaire 11/09/2001 11/09/2002 11/09/03 11/09/2004 11/09/05 11/09/06 11/09/07 réagir recommander ce site

                         Copyright © 2004 je réagis.com.  Tous droits réservés. Conditions générales. Révision : 28 août 2007 .
                Si vous êtes l'auteur d'une des photos de ce site et que vous souhaitez qu'elle soit retirée des pages, envoyer un e-mail.