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SYDNEY(AFP)
- Deux Australiens, qui sont sortis vivants de l'attentat contre le quartier
général des Nations-Unies à Bagdad, avaient déja échappé de peu à des
attentats, l'un à celui du 11 septembre 2001 à New York, l'autre à celui de
Bali en octobre 2002.
Rodney
Cocks, un expert en déminage originaire de Melbourne et âgé de 27 ans, se
trouvait dans le bâtiment du quartier général de l'ONU à Bagdad quand le
camion piégé a explosé, tuant 24 personnes, selon un dernier bilan. Il a
expliqué au journal Sydney Morning Herald que son bureau se trouvait
seulement à une quinzaine de mètres du lieu de l'explosion mais qu'il s'en
était éloigné quelques instants plus tôt pour aller chercher un numéro de
téléphone.
"Si j'avais été
derrière mon bureau hier je pourrais bien être mort", a-t-il déclaré.
"J'étais là debout et après je sais que j'étais couvert de morceaux de
verre. Je me suis retrouvé sur le sol et je saignais. Je n'arrivais plus à
respirer, il y avait une épaisse fumée noire partout et du feu", a déclaré
le jeune homme. Rodney Cocks avait déja échappé à un autre attentat en
octobre dernier lorsqu'il se trouvait non loin de discothèques sur l'île
indonésienne de Bali qui ont été la cible d'un attentat à la voiture piégée.
Cette attaque, perpétrée par le réseau islamiste Jamaah Islamyiah, proche d'Al-Qaïda,
a fait 202 victimes dont 88 Australiens. "Je suis triste et meurtri mais je
ne peux pas croire ma chance. Quelqu'un veille sur moi", a-t-il déclaré au
journal.
Une de ses compatriotes australienne, Polly Brennan, a elle aussi été
blessée dans l'attentat de Bagdad mardi. Elle a connu un destin presque
similaire puisqu'elle habitait à quelques encâblures des tours du World
Trade Center, quand elles ont été détruites par des pirates de l'air d'Al-Qaïda,
le
11 septembre 2001. Polly Brennan est la coordinatrice du programme
de déminage de l'Unicef et se trouvait à Bagdad lors de l'attaque de mardi.
Elle en a été quitte pour quelques coupures et des égratignures. |