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Selon un sondage réalisé par
Ipsos et paru mercredi dans l'Orlando Sentinel, l'opinion est encore moins
optimiste aujourd'hui que juste après les attentats.
8% seulement croient que la lutte contre le terrorisme permettra son
élimination, 82% pensent que le 11 septembre a changé le monde
fondamentalement et pour toujours, 24% craignent d'être personnellement
blessés dans un drame de ce type.
70% estiment en outre que la "guerre contre le terrorisme" doit être menée
en coopération avec les Etats alliés (27% croient au contraire qu'elle doit
l'être indépendamment de l'extérieur).
Illustration de ces craintes, la police new-yorkaise a prévu d'accroître
jeudi ses patrouilles dans les sites sensibles comme le métro ou Ground Zero.
L'espace aérien sera fermé le temps de la commémoration, y compris aux
hélicoptères des médias, qui devront se trouver à au moins un mile (1,6 km).
Le président Bush est bien conscient de ce scepticisme et a cherché dans son
discours dimanche sur l'Irak, à rassurer le public en justifiant de nouveau
l'intervention irakienne par la nécessité de la lutte anti-terroriste.
"L'Irak est le front principal" de la guerre contre le terrorisme, a répété
le chef de l'Etat, qui voit sa popularité accrue dans les mois ayant suivi
les attentats, désormais menacée.
De fait, selon l'enquête d'Ipsos, la vie est "revenue à la normale" pour à
peine 12% des Américains interrogés. |