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Deux ans après les attentats
du 11 septembre , plus de la moitié des familles de victimes n'ont toujours
pas formulé de demandes d'indemnisation auprès du fonds spécial mis en place
par Washington.
Beaucoup d'entre elles se disent encore trop écrasées par leur deuil pour
faire face à ce type de procédure administrative, qui passe par une
évaluation pénible de la valeur estimée de leur proche décédé, expliquent
les associations de victimes.
En revanche, certaines avaient d'emblée décidé de ne pas réclamer
d'indemnisations afin de se réserver la possibilité de poursuites
judiciaires.
Plus de 70 familles de victimes ont ainsi obtenu une première satisfaction
mardi, lorsqu'un juge new-yorkais les a autorisées à poursuivre les
compagnies aériennes, le constructeur aéronautique Boeing ainsi que les
propriétaires du World Trade Center.
Cette décision pourrait inciter d'autres familles, qui hésitent encore à se
faire connaître du fonds fédéral d'indemnisation, à s'associer à leurs
poursuites.
A ce jour, seules 1.278 familles de personnes disparues dans les attentats
ont déposé des demandes auprès du fonds fédéral mis en place dans les
semaines qui avaient suivi les attentats du 11 septembre 2001 aux
Etats-Unis.
Les attentats ayant fait plus de 3.000 morts, quelque 1.700 familles de
victimes peuvent encore déposer une demande d'indemnisation avant la date
limite fixée au 22 décembre.
Les indemnisations sont calculées à partir de plusieurs critères, notamment
l'âge et les revenus virtuels de la personne si elle était encore en vie. Le
montant des assurances-vie ou fonds de pension sont déduits du calcul de
l'indemnisation.
De l'aveu même des responsable du fonds, ces déductions représentent sans
doute également l'une des raisons pour lesquelles certaines familles n'ont
déposé aucune demande d'indemnisation. |