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Sympathie gâchée
En Europe, peu de cérémonies ont marqué ce 3e anniversaire des attentats aux Etats-Unis, mais les médias et plusieurs personnalités politiques ont dressé un bilan pessimiste des trois années de lutte contre le terrorisme.
Au Vatican, le pape Jean Paul II a reçu des évêques américains et dit qu'il priait pour la fin du terrorisme tandis que l'organe officiel du Saint-Siège, l'Osservatore Romano soulignait que "de l'abysse de l'âme humaine, d'autres monstres sont malheureusement sortis ces trois dernières années semant la mort et la destruction: de Bali à Madrid, de Beslan à Bagdad, des personnes innocentes continuent d'être la cible d'attaques criminelles".
D'une manière générale, les commentateurs européens ont souligné les erreurs commises et le fossé existant désormais entre l'Europe et les Etats-Unis, principalement en raison de l'Irak. De l'Allemagne à l'Espagne ou à l'Italie en passant par la France ou les pays scandinaves, beaucoup d'éditorialistes ont sévèrement critiqué cette guerre lancée en 2003 par M. Bush.
Selon le quotidien britannique The Independent, le président Bush a "gâché en moins de 18 mois toute la sympathie envers les Etats-Unis" qui avait émergé après les attentats.

 

Les Etats-Unis rendent hommage aux disparus du 11 septembre 2001
De nombreuses cérémonies du souvenir étaient organisées,trois ans après les attaques terroristes sur le World Trade Center et le Pentagone.
Un 3ème anniversaire marqué par une crainte renouvelée du terrorisme et une bataille électorale féroce sur la sécurité nationale. «Les Etats-Unis sont déterminés à traquer les terroristes» a rappelé le président George W. Bush.  
Avec AFP

Une minute de silence a été observée à 08h46, heure de la première attaque, celle de la tour nord du World Trade Center de New York.

Le président George W. Bush, vêtu de noir, a observé ce moment de la pelouse de la Maison Blanche, main sur le coeur, aux côtés de son épouse Laura, avant de se déclarer déterminé à traquer sans répit les terroristes dans le monde entier, lors d'une intervention radiotélévisée.

Au même moment, son adversaire démocrate à la présidentielle, John Kerry, assistait à un hommage dans sa ville de Boston (nord-est).

A New York, le temps s'est suspendu, à Ground Zero, où une cérémonie de souvenir sombre et poignante a réuni les familles pendant plus de trois heures.

Les noms des victimes - près de 3.000 dont 2.749 à New York - ont été lentement égrénés, entrecoupés par trois autres minutes de silence pour marquer la 2e attaque sur le site et l'effondrement des tours.

Ruban blanc ou photo de l'être cher à la boutonnière, des dizaines de parents sont venus deux par deux, sur une estrade au bord du site, décliner sous un soleil éclatant ces patronymes aux consonances du monde entier. «Ma fille magnifique je t'aime», a dit une mère, «Que Dieu bénisse le monde entier», a ajouté une autre.

Cet anniversaire revêt une dimension particulière pour les familles qui, dès l'année prochaine, pourraient ne plus pouvoir descendre au fond du site à mesure qu'en avance la reconstruction. Cette fois encore, des milliers de parents se sont recueillis au bord de bassins symbolisant les fondations des tours disparues, très vite recouverts de brassées de roses.

«Nous n'oublierons jamais», pouvait-on lire sur une immense banderole tendue sur un immeuble voisin.

Au même moment, une cérémonie, présidée par le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld au cimetière national d'Arlington, rendait hommage aux 184 disparus de l'attaque contre le Pentagone. Une autre, en présence du secrétaire à la Sécurité intérieure Tom Ridge, se déroulait à la mémoire des 44 tués lors du crash dans un champ de Pennsylvanie du 4ème avion détourné par les pirates de l'air d'Al-Qaïda.

A la télévision, les présentateurs étaient en noir, et dans New York, fleurs et couronnes avaient été déposées devant les casernes de pompiers.

La crainte d'attentats reste entière aux Etats-Unis, alimentée encore depuis quelques jours par le massacre de Beslan (Russie), l'attentat de Jakarta et la réapparition jeudi du numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, venu prédire, via une vidéo, une «défaite» américaine proche en Irak et en Afghanistan.

Les attaques du 11 septembre 2001, fondement de sa politique étrangère, sont devenues pour George W. Bush le coeur de sa campagne de réelection.

«Les Etats-Unis sont déterminés à rester offensifs et à traquer les terroristes où qu'ils s'entraînent, se reposent ou tentent de prendre racine», a-t-il affirmé aujourd'hui.

John Kerry, qui a hier accusé son adversaire d'utiliser la lutte contre le terrorisme contre un moyen d'apeurer les Américains, a participé à Boston à une cérémonie commémorative.

«Alors que le 11 septembre a été le pire jour que nous n'ayons jamais vu, il a tiré le meilleur de ce que nous avions en nous, a-t-il dit. Nous devons toujours nous souvenir que nous ne vaincrons ceux que ont cherché à nous détruire que si nous formons unis une seule Amérique».

Il avait auparavant respecté la minute de silence, avant de retrouver pour un petit-déjeuner des familles de victimes.

 

Les noms des victimes - près de 3.000 dont 2.749 à New York - ont été lentement égrenés, entrecoupés par trois autres minutes de silence pour marquer la 2e attaque sur le site et l'effondrement des tours. 

 

John Kerry a déposé trois lys blancs au mémorial du 11 septembre 2001 à Boston avant de prendre la parole à l'opéra de la ville."Si le 11 septembre a été le pire jour que nous ayons vécu, il a révélé ce que nous avons de meilleur en nous", a souligné le sénateur du Massachusetts. "Et nous devons nous souvenir à jamais que nous ne vaincrons ceux qui cherchent à nous détruire qu'en nous tenant côte à côte dans une Amérique unie."

  L'Amérique a toujours peur : LA GRANDE menace et le grand absent.
Trois ans après les attentats du 11 septembre 2001, le spectre du terrorisme plane sur la campagne électorale américaine, en même temps que sa principale figure, Oussama ben Laden, reste introuvable. George Bush et son vice-président Dick Cheney ne manquent jamais une occasion de rappeler que « nos vies ont changé le 11 septembre », et que « nous sommes un pays en guerre ». Cheney a même suggéré cette semaine que voter pour les démocrates, c'était risquer une nouvelle attaque terroriste : « Si les électeurs font le mauvais choix au mois de novembre, nous sommes en danger d'être frappés de nouveau d'une manière dévastatrice. » John Kerry lui a répondu le lendemain en dénonçant cette « stratégie de la peur » : « Il est indigne d'utiliser la lutte contre le terrorisme comme un instrument politique. »
« Obscène » Malgré cet échange acerbe, le président américain ne cesse de faire référence au 11 septembre. Lors de la convention républicaine la semaine passée, la centaine d'orateurs ont tous évoqué les attentats. Certains commentateurs ont toutefois jugé « obscène » cette mise en scène perpétuelle des trois mille morts , d'autant qu'elle apparaissait « déconnectée de toute causalité », selon un éditorialiste . Pas une seule fois le nom d'Oussama ben Laden n'a été prononcé, et Bush lui-même a cessé depuis longtemps de faire référence au leader terroriste. « Le président ne veut pas attirer l'attention sur le fait que le meurtrier de 3 000 Américains court toujours et que l'invasion de l'Irak nous a détournés de notre objectif numéro un qui aurait dû être sa capture », s'irrite un membre de la campagne de Kerry. De la même manière, la nouvelle vidéo du numéro deux d'Al Qaïda, Al-Zawahiri, diffusée jeudi, a été traitée par la Maison Blanche avec une indifférence contrastant avec l'insistance que le président et son secrétaire à la Sécurité intérieure mettent à rappeler aux Américains que la menace terroriste est toujours présente. Bush semble parfois ne pas savoir sur quel pied danser, rassurer ses concitoyens ou les mettre en garde. La semaine passée, il avait déclaré à un journaliste : « Je ne crois pas que nous pouvons gagner la lutte contre les terroristes », avant de se rétracter le lendemain en assurant devant ses supporters : « Ne vous y trompez pas : nous sommes en train de gagner cette guerre et nous la remporterons ! »
Thomas Cantaloube Le parisien.
 

Le président George W. Bush a respecté ce moment de silence, main sur le  coeur, depuis la pelouse de la Maison Blanche. Lui et son épouse Laura, vêtus de  noir, avaient auparavant assisté à une messe du souvenir dans une église de  Washington.
Son adversaire démocrate à la course présidentielle, John Kerry, devait assister à un hommage dans sa ville de Boston à une cérémonie sous l'égide du "Fonds du 11  septembre ", une  organisation du Massachusetts.
New York, où 2.749 personnes ont été tuées le 11 septembre 2001, sera à ce moment-là le lieu d'une commémoration, dans ce Ground Zero où se dressait le World Trade Center.
Il y aura quatre minutes de silence aux heures respectives des attentats contre les tours jumelles, puis de l'effondrement des deux gratte-ciel.
Dans l'intervalle, les noms des victimes seront rappelés par 200 récitants, dont des parents et grands-parents de disparus.
En soirée, l'"hommage de lumière" devait être de nouveau installé, deux immenses rais projetés dans le ciel, représentant pour une nuit les deux tours géantes.

Terrorisme: Bush "déterminé"
Dans une interview radio-télévisée samedi, dans le cadre de la commémoration des attentats du 11 septembre, le président américain George W.Bush s'est à nouveau dit déterminé à traquer sans répit les terroristes dans le monde entier.
"Les Etats-Unis sont déterminés à rester offensifs et à traquer les  terroristes où qu'ils s'entraînent, se reposent ou tentent de prendre racine", a lancé le président Bush depuis son bureau ovale de la Maison Blanche.
"Nous avons mené cette campagne (contre le terrorisme) des montagnes de l'Afghanistan jusqu'au coeur du Moyen-Orient, à la corne de l'Afrique, aux îles Philipines et jusqu'aux cellules dormantes dans notre propre pays", a déclaré le président.
Après ces attentats d'Al-Qaïda qui ont fait près de 3.000 morts aux  Etats-Unis, "notre pays a accepté une mission. Nous allons vaincre cet ennemi", a-t-il promis.
Selon lui, la commission d'enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre 2001 a conclu que les Etats-Unis "était plus sûrs maintenant qu'il y a trois ans". "Mais nous ne sommes pas encore en sécurité", a-t-il ajouté.
Pour sa part, son adversaire démocrate John Kerry a assuré samedi dans une allocution radio que "la liberté vaincra" face au terrorisme.
"Le 11 septembre et les  jours qui ont suivi, nous avons appris de la façon la plus difficile qui soit que l'esprit américain perdure. C'est cet esprit qui nous conduit à résister aux  terroristes et à affirmer que la liberté vaincra", a-t-il dit.

  Une minute de silence a été observée samedi matin aux Etats-Unis, en souvenir du 11 septembre 2001.
Ce moment de silence, à 08h46, visait à marquer l'heure de la  première attaque, celle contre la tour nord du World Trade Center à New York.
Les attentats aux Etats-Unis firent près de 3000 morts le 11 septembre 2001, et la lutte contre le terrorisme est aujourd'hui un des enjeux de la campagne présidentielle.
Le temps s'est suspendu à Ground Zero, où une cérémonie du souvenir venait  juste de commencer, en présence des familles. Au même moment, les cloches des  églises et édifices religieux de New York retentissaient
  La plupart des pays alliés des Etats-Unis ont marqué samedi dans la discrétion et la retenue le troisième anniversaire des attentats anti-américains du 11 septembre 2001.
"Malheureusement, le monde a été témoin depuis ce jour d'un surcroît d'attaques et d'attentats cruels contre des civils innocents", a estimé l'Union européenne dans un communiqué.
"La prise d'otages d'enfants et de parents en Russie, les enlèvements et assassinats en Afghanistan et en Irak et les attentats à la bombe aveugles de Madrid, Istanbul et Djakarta ne sont que quelques uns des plus récentes atrocités terroristes qui ont choqué le monde".
Réunis à Scheveningen (Pays-Bas), les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des 25 pays de l'UE ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes du terrorisme de ces dernières années.
"Je vous assure de ma proximité avec le peuple américain et je me joins à vous pour prier pour la fin du fléau du terrorisme et la montée de la civilisation de l'amour", a déclaré le pape Jean Paul II à des évêques américains.
Pour sa part, le secrétaire au Foreign Office, Jack Straw, écrit dans les colonnes du journal arabophone londonien Asharq al-Aousat que les détournements commis il y a trois ans ont révélé "l'échelle et la nature de la menace que le terrorisme fait peser sur nous tous.
"Depuis le 11 septembre, à Bali, Casablanca, Madrid, Bagdad, Ryad et Istanbul, dans l'horreur de l'école n°1 de Beslan (Ossétie du Nord) et il y deux jours seulement à Djakarta, des terroristes ont encore fait preuve du plus grand mépris pour la vie de l'homme". (Reuters)
 

11/9/2004 aux USA: un anniversaire discret, mais un thème de campagne obsessionnel.
NEW YORK (AFP) - Les Etats-Unis marquent samedi le 3e anniversaire des attentats du 11 septembre dans un climat empoisonné par une campagne présidentielle où le thème de la sécurité domine.
Cette journée arrive après une semaine dominée par le massacre de Beslan (Russie), l'attentat de Jakarta, et le bilan symbolique tout juste dépassé des 1.000 soldats américains tués en Irak. Ainsi que le retour sur le devant de la scène médiatique mondiale de l'adjoint d'Oussama ben Laden.
Le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, est réapparu pour la première fois depuis un an afin de prédire, sur une vidéo diffusée par la chaîne arabe Al-Jazira, une "défaite" américaine proche en Irak et en Afghanistan.
Le film a immédiatement alimenté la polémique entre les deux prétendants à la présidentielle.
Il montre "comme jamais combien (George W.) Bush s'est détourné du sujet principal - la guerre contre le terrorisme - pour envahir l'Irak," a commenté vendredi à l'AFP Stephanie Cutter, porte-parole du démocrate John Kerry.
La conseillère de George W. Bush pour la sécurité nationale Condoleezza Rice a au contraire invité vendredi sur NBC à "regarder le bilan et la stratégie" du président sortant, "qui a libéré 50 millions de personnes, fait chuter les talibans, Saddam Hussein, (...) et les trois quarts de la direction d'al-Qaïda".
"L'important est que le président, quel qu'il soit, mène la guerre contre le terrorisme de manière aggressive", a-t-elle dit.
George W. Bush fait des attentats du 11 septembre 2001 le fondement de sa politique étrangère. "Nous savons que depuis le 11 septembre notre pays doit penser différemment, nous devons prendre les menaces au sérieux avant qu'elles ne se matérialisent", répète-t-il dans ses discours électoraux.
Les démocrates, qui ciblent leurs attaques sur l'économie, ne manquent pas de critiquer la guerre, lancée par l'adversaire républicain.
Jeudi, John Kerry a encore affirmé qu'il s'engagerait dans une lutte "plus intelligente" que lui contre le terrorisme.
La question de la sécurité reste de fait prégnante dans les esprits américains. Selon un sondage Time du 2 septembre, 25% considèrent l'économie comme leur priorité numéro un, 24% évoquent la "guerre contre le terrorisme".
Les cérémonies du souvenir en elles-mêmes s'annoncent sobres et discrètes.
Les deux concurrents à la présidentielle seront absents de New York, la cité meurtrie, mais ils participeront à des commémorations.
George W. Bush sera à Washington. Avec son épouse Laura, ils assisteront le matin à une messe du souvenir. A 08H46 (12h46 GMT), heure du premier attentat contre la tour nord du World Trade Center de New York, le couple observera une minute de silence sur la pelouse de la Maison Blanche.
Dans la matinée, John Kerry assistera dans sa ville de Boston à une cérémonie sous l'égide du "Fonds du 11 septembre", une organisation du Massachusetts.
New York, où 2.749 personnes ont été tuées, sera à ce moment-là le lieu d'une commémoration, à Ground Zero où se dressait le World Trade Center.
Il y aura quatre minutes de silence aux heures respectives des attentats contre les tours jumelles, puis de l'effondrement des deux gratte-ciel. Dans l'intervalle, les noms des victimes seront rappelés par 200 récitants, dont des parents et grands-parents de disparus, qui remplaceront ainsi les enfants à qui cette tâche avait été dévolue en 2003.
En soirée, l'"hommage de lumière" sera de nouveau installé, deux immenses rais projetés dans le ciel.

 

Les cérémonies prévues pour commémorer les attentats du 11 septembre 2001.
NEW YORK (AP) - L'an dernier, des voix des enfants des victimes avaient été entendues à Ground zéro, le site du World Trade Center détruit à New York. Cette année, ce seront les parents et grand-parents des victimes des attentats commis contre les deux tours Jumelles qui liront les noms des 2.749 morts de New York.
Les cérémonies commenceront à New York par une minute de silence observée à 8h46 locales (12h46 GMT), à la minute précise où le premier avion se jeta sur la première tour. Puis, dans ce qui est devenu une tradition, seront prononcés les noms de chaque victime, avec une interruption à 9h03, 9h59 et 10h29, pour marquer l'heure du second crash sur la deuxième tour, et l'heure à laquelle chacune des tours s'est effondrée. La journée du souvenir s'achèvera avec deux faisceaux de lumière qui s'élanceront vers le ciel. Le maire de la ville, Michael Bloomberg, son prédécesseur Rudolph Giulani, en fonctions le 11 septembre 2001, et les gouverneurs de New York et du New Jersey, George Pataki et Jim McGreevey, devraient participer aux cérémonies.
A Washington, les responsables déposeront une couronne au Pentagone avant, là aussi, d'observer une minute de silence. En Pennsylvanie, les cloches sonneront à travers tout l'Etat à la minute à laquelle le quatrième avion détourné s'est écrasé.
Dans l'ensemble du pays, les communautés commémoreront le 11 septembre chacune à leur manière, avec des services religieux dans les casernes de pompiers, des sonneries de cloches, des cérémonies au drapeau ou autres. AP

 
Les assureurs de certains bâtiments du World Trade Center ont déclenché vendredi des poursuites judiciaires contre les compagnies aériennes American et United Airlines pour des négligences présumées qui auraient conduit au détournement de leurs appareils.
Cette demande d'indemnités, déposée la veille du troisième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, vise à obtenir plus de 300 millions de dollars de la part de chacune des maisons-mères des deux compagnies, AMR et UAL, et des sommes variables de la part d'autres institutions poursuivies, notamment Boeing, Pinkerton's, ICTS International NV et US Airways.
Par ailleurs, l'organisme propriétaire du WTC a fait part vendredi de son intention de porter plainte contre l'Arabie saoudite pour la mort de 84 de ses employés dans les attentats du 11-Septembre.
L'Autorité portuaire de New York et du New Jersey n'a pas souhaité préciser les raisons qui la poussent à poursuivre l'Arabie saoudite.
La plupart des kamikazes des attentats du 11 septembre 2001 étaient saoudiens. NEW YORK (Reuters) -
 

Le 11-Septembre, traumatisme durable chez les Américains
WASHINGTON (AP) - Trois ans après les attentats aériens du 11 septembre 2001, les Américains ont autant peur du terrorisme que de perdre leur emploi ou d'être cambriolés, si l'on en croit une enquête d'opinion pour l'agence Associated Press.
Ce trauma pourrait jouer en faveur du président sortant George W. Bush, qui considère sa gestion du terrorisme comme son grand atout pour sa réélection.
Selon ce sondage de l'institut Ipsos-Public Affairs, pratiquement toutes les personnes interrogées (98%) se souviennent précisément de ce qu'elles faisaient lorsqu'elles ont appris ce qui venait d'arriver en ce fameux matin du 11 septembre 2001. Sept sur dix disent que ce souvenir est un des plus vivaces pour elles.
Ceux qui craignent une nouvelle attaque (près de quatre personnes interrogées sur dix), les femmes en particulier, ont tendance en effet à pencher en faveur de M. Bush. A l'inverse, ceux et celles qui se disent moins préoccupés par le terrorisme affichent une préférence pour le démocrate John Kerry.
La proportion de quatre personnes sur dix se retrouve aussi chez ceux qui craignent les cambrioleurs ou un licenciement.
On peut parler de traumatisme pour un certain nombre d'Américains qui confient ressentir un malaise, voire une appréhension en voyant un avion dans le ciel, en entendant une sirène ou en écoutant les informations sur l'Irak.
"Je ne vais pratiquement plus à Manhattan", confie Andre Garcia, un étudiant de 20 ans qui vit dans le quartier new-yorkais du Bronx, à une demi-heure de métro de l'ancien World Trade Center détruit par les terroristes du 11-Septembre. "Je ne parlerai pas de peur, c'est juste le fait de se sentir en sécurité. Je ne veux pas être là-bas quand ça arrivera."
La majorité des sondés, sympathisants républicains et démocrates réunis, ressentent de la colère envers ceux qui ont commis un tel acte contre leur pays.
Juan José Torres, un professeur de 32 ans qui enseigne à des élèves de huitième année (équivalent du collège français) à Laredo, au Texas, raconte qu'il y a trois ans ses élèves l'avaient submergé de questions auxquelles il avait été bien en peine de répondre: "J'ai dû reconnaître que je ne savais pas ce qui se passait. J'ai perdu les pédales."
Les femmes sont plus nombreuses à avoir peur d'être victimes d'un acte terroriste mais c'est aussi vrai de la crainte des cambrioleurs ou des accidents de la route.
Heather Rojo, une mère de famille de 26 ans, qui vit aujourd'hui à Pierre, dans le Dakota du Sud, localité de ce qu'il est convenu d'appeler l'Amérique profonde, reconnaît qu'elle ne se sent plus menacée, ce qui n'était pas le cas lorsqu'elle habitait en Californie. Son inquiétude réapparaît lorsqu'elle doit effectuer un voyage en avion: "J'ai choisi, en fait, de me déplacer dans la mesure du possible en voiture."
Enfin, sur la question des responsabilités, si la première réponse désigne naturellement "les terroristes", sept personnes sur dix pensent que la CIA n'est pas exempte de reproches. Mais ils sont presque aussi nombreux à monter du doigt le FBI ou la sécurité des aéroports.
Cette enquête, réalisée auprès de 1.000 personnes entre le 27 et le 29 août, a une marge d'erreur de plus ou moins trois points de pourcentage. AP

 
    

 

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